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Lettre ouverte d’un grand-père à son petit-fils

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« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait! »

– Proverbe –

« Malheur a qui s’est tu, parce qu’il croyait parler dans le désert! »

– Honoré de Balzac –

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Introduction

Mon cher petit-fils,

Cette « Lettre » – assez longue! – est probablement le plus beau Cadeau que je Te fais et que je Te ferai de toute Ta vie et de toute la mienne. Mon vœu est qu’un jour – proche ou lointain – Tu en prennes conscience et surtout qu’elle Te serve! Bien sûr, cette Lettre n’a nullement besoin d’être entièrement comprise tout de suite. Beaucoup de choses présentement encore insaisissables ne pourront éventuellement être comprises et assimilées que beaucoup plus tard, mais ce n’est pas un problème, parce que cette Lettre vaut … pour Ta vie entière!

Tu portes le nom du premier homme – au moins symbolique -, par conséquent un nom pouvant être qualifié d’archétypique. De ce fait, tout ce qui T’est ici partagé peut aussi valoir pour de nombreux autres jeunes arborant, eux aussi, fièrement leurs seize ans… Et c’est pourquoi cette « Lettre » n’est pas une lettre privée exclusivement destinée à Toi, mais une Lettre ouverte, pouvant profiter à tous ceux qui seront suffisamment ouverts pour la prendre en considération, ne serait-ce qu’en partie…

Tu peux remarquer que je Te parle avec la forme « Tu » avec une majuscule et sans doute Te demandes-Tu pourquoi? Cela n’est, en effet, pas d’un usage courant en français, mais, par exemple, avec le « Du » [« Tu »] allemand – même si l’habitude, malheureusement, à présent, s’en perd – c’est la règle. Cela solennise le fait que le « Tu » n’est nullement une façon de parler indifférente et dépourvue de signification mais une manière de s’adresser directement au Noyau spirituel de l’être – l’être humain véritable – et pas seulement à son être terrestre, sa conscience purement intellectuelle et sentimentale.

Tu es à une époque de la vie où Tes forces terrestres sont encore en pleine croissance, tandis que je suis à une époque de la vie où les miennes déclinent. Sans doute Te souviens-Tu que, lorsque nous faisions la course, lorsque Tu étais encore un enfant, c’est moi qui courais plus vite que Toi. Et puis le moment est arrivé où, au début de l’adolescence, Tu as commencé à me dépasser dans la course. Peut-être était-ce – si mon souvenir est bon – autour de Tes douze ans? A l’époque Tu n’avais pas encore atteint Ton maximum (et probablement encore maintenant!), et moi pas encore mon minimum!

Bien sûr, le rôle pouvant être joué, dans l’éducation d’un jeune, par un grand-père ou une grand-mère n’est pas le même que celui joué par les parents, le père et la mère du jeune. L’un ne remplace pas l’autre. Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Sauf circonstances très particulières (enfants orphelins) et aussi en fonction de la grande Loi de l’Attraction du Genre Semblable, les grands-parents ne jouent normalement qu’un rôle d’appoint. Toutefois, l’avantage d’être grand-père ou grand-mère c’est de pouvoir avoir une relation plus facile et plus détendue, parce que, d’une façon générale (sauf si les parents ne sont plus là!), l’autorité n’incombe pas aux grands-parents mais seulement aux parents, ce peut créer une « complicité » plus grande.

Peut-être – si Tu me fais l’honneur de les lire – trouveras-Tu ces lignes très « sérieuses ». Il est vrai que – loin  de la superficialité caractérisant notre époque comme une sorte de péché fondamental – elles invitent et incitent à aller au fond des choses. La vie peut être très joyeuse et cela n’a rien à voir avec la superficialité ni avec ce que les Orientaux appellent le « samsara », l’écume et le tourbillon des choses superficielles. Le salaire de la superficialité c’est souvent, en fin de vie, la « démence sénile », Alzheimer et compagnie…

Sur le plan pratique

Sur le plan pratique, sur cette page – où il n’est pas possible de tout mettre -, Tu verras de nombreux hyperliens, qui permettent de découvrir ou d’approfondir d’autres notions jusqu’ici inconnus du lecteur ou peu explorés par lui. Il n’est nullement indispensable des les ouvrir tous (chaque clic sur un lien ouvre un nouvel onglet développant le sujet considéré, le plus souvent sur ce site mais parfois aussi sur d’autres sites) pour pleinement découvrir l’objet de cette Lettre, mais, en cas de besoin, l’a possibilité existe… Certains mots ou expressions sont parfois aussi soulignés ou mis en italique ou en gras, afin de spécialement attirer l’attention sur leur importance ou leur signification. Les intertitres sont naturellement pratiques pour se repérer rapidement dans le texte. Tous les contenus (sujets évoqués ou traités) sont rapidement accessibles grâce au menu déroulant en haut de la page.

Si Tu Te trouves que cela fait beaucoup de lecture, pas de problème, il n’y a aucune obligation à tout lire en une fois. Il n’y a, du reste, aucune obligation du tout! C’est juste un Cadeau que, comme tous les cadeaux, l’on en est entièrement libre d’utiliser à sa guise … ou pas! Et, de plus, c’est un Cadeau collectif, dont pourront éventuellement aussi profiter d’autres adolescents ouverts pour en prendre connaissance.

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Un grand-père initie son petits-fils adolescent aux grandes Lois de la Vie

Un grand-père initie son petits-fils adolescent aux grandes Lois de la Vie

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Grand-père et petit-fils

Pourtant, un jour, parlant de Ton grand-père, Tu as dit: « Tady, c’est un génie! ». Si j’évoque cette parole ce n’est pas pour en tirer une quelconque gloire, mais juste pour témoigner d’une possible ouverture de Ta part à ce que la « bouche du peuple » appelle parfois « La Sagesse des Anciens ». C’est, en effet, – par rapport à la jeunesse – le privilège de l’âge d’avoir eu beaucoup plus de temps pour expérimenter, observer, réfléchir, méditer et connaître…

Cette « Sagesse des Anciens » est-elle transmissible à la jeune génération? A mon sens, oui et non. Non parce qu’un jeune doit suivre son propre chemin sur la Terre, et pas celui de ses éducateurs. Malgré tout le bon vouloir des parents, grand-parents, professeurs, enseignants, ils doivent souvent reconnaître que leurs efforts ont été complètement vains, parce que souvent, tout à coup, l’enfant, oubliant toutes les mises en garde ou n’en tenant pas compte, suit son propre chemin, ce qui, en un sens, est dans l’ordre des choses.

Chaque nouvel être humain sur la Terre doit, en effet, pour sa maturation, faire ses propres expériences. Ce qui est bon, pour l’un n’est pas automatiquement bon pour tous les autres de la même manière. Chacun doit utiliser ses propres facultés pour se développer et grandir. De ce point de vue la Sagesse des autres – en supposant qu’elle existe – est difficilement transmissible.

Toutefois, aux êtres humains grandissants, afin qu’ils puissent utiliser leur force dans la bonne direction et de la bonne manière, et qu’ils ne la gaspillent de façon irresponsable, inopportune ou même mauvaise, leur véritable situation de puissance – leur pouvoir de décision sur leur propre destin doit être clairement expliquée par ceux qui possèdent ce Savoir, et, oui, cela est transmissible. Si, dans l’entourage d’un jeune, parmi ses parents, grands-parents, éducateurs, certains possèdent ce Savoir, alors ils doivent le transmettre. C’est leur Devoir. J’espère ici, à cet égard, accomplir au moins une partie du mien, d’autant plus significatif que ma descendance est limitée.

Alors, voici ce que depuis mes propres seize ans, avec un bon demi-siècle de plus que Toi, j’ai découvert… Bien sûr, Tu n’es nullement obligé de me croire sur parole, mais si Tu penses toujours que Ton grand-père est un « génie », peut-être me feras-Tu au moins l’honneur de prendre connaissance de ce que j’ai de plus précieux à Te partager… Le seul fait d’y réfléchir serait déjà tout à fait extra-ordinaire…!

 

Un grand-père initie son petits-fils adolescent aux grandes Lois de la Vie

Un grand-père initie son petits-fils adolescent aux grandes Lois de la Vie

 

L’Adolescence

L’adolescence est, en effet, un moment privilégié de la vie. C’est l’époque de la vie terrestre au cours de laquelle l’on est encore dans le rêve et les projets. Tout semble encore ouvert et possible… A cet âge-là l’on pourrait presque se croire terrestrement immortel, mais c’est une illusion. De même que – en tant que porte d’entrée dans la vie terrestre – la naissance existe, la mort existe aussi en tant que porte de sortie. Mais la mort n’est elle-même, en fait, qu’une nouvelle Naissance dans le Monde de l’Au-delà

C’est l’époque de la vie où l’on découvre le monde et sa diversité. A cette époque un jeune homme ou une jeune fille peut s’ouvrir à toute la douleur du monde et au grand Sérieux de l’existence. Souvent aussi, l’adolescent peut éprouver le sentiment de se sentir incompris. C’est l’époque où il peut commencer à expérimenter beaucoup de faussetés autour de soi dans le monde environnant. Souvent, l’entourage ne comprend pas le besoin de véritable élévation ressenti par l’adolescent. L’entourage familial et éducatif pousse l’adolescent à « réussir ses études » afin de « se faire une place dans la vie » et d’« assurer sa subsistance » et celle de son éventuelle future famille. Ils appellent cela « être réaliste » ou « avoir le sens des réalités ».

Certes c’est une nécessité lors de la vie sur Terre, mais ce n’est pas le plus important, c’est seulement secondaire. Le plus important à cet âge c’est de comprendre le Sens de la vie. Après une enfance insouciante – ce qui est normal et naturel pendant toute la durée de l’enfance -, grâce à la parfaite liaison entre l’esprit et le corps qui ne se met en place qu’à ce moment-là à l’adolescence il est possible d’appréhender la vie dans une bien plus vaste dimension et de comprendre bien des choses auxquelles, jusqu’ici, le jeune n’avait pas encore en l’occasion d’être confronté et de réfléchir.

Aussi je Te prie de m’excuser de commencer ma Lettre en évoquant quelques Notions fondamentales. Je comprends parfaitement que cela puisses Te paraître des notions pour l’heure très abstraites et apparemment sans grande utilité pratique pour la conduite de Ta vie quotidienne présente, mais – je Te rappelle que le Cadeau de cette Lettre est pour Ta vie entière et pas seulement pour Tes quelques années d’adolescence restantes avant de parvenir à l’âge adulte, de sorte que j’espère que Tu pourras y revenir plus tard et y trouveras alors, en tant que pleinement adulte, des choses qui Te parleront bien davantage que maintenant, en particulier lorsque Tu Te trouveras Toi-même confronté à tel ou tel problème ou situation de vie.

Selon le grand psychologue suisse Carl Jung, « La tragédie moderne c’est que l’on prépare les gens à réussir leur jeunesse mais pas leur vieillesse ». Cette Lettre a non seulement pour but de combler cette lacune, mais de préparer à réussir toute sa vie, de l’adolescence à la fin de la vieillesse, en passant par l’âge mûr, jusqu’au moment où l’heure est venue de de nouveau quitter la Terre pour une nouvelle séquence de vie, dans un autre Monde

Quelques Vérités fondamentales

L’être humain est dotée de la libre volonté. C’est pour cela qu’il est aussi responsable. Car la responsabilité – qui est toujours l’une des premières questions à se poser – ne pourrait pas exister si l’être humain n’était pas libre. Le siège de la libre volonté n’est pas l’intellect ou le cerveau mais uniquement l’esprit. Mais qu’est-ce que l’esprit? L’esprit, la plupart des gens de l’époque actuelle le confondent avec leur intellect. Lorsqu’ils parlent de leur soi-disant « esprit », en réalité c’est seulement de leur intellect dont ils parlent. Mais l’intellect n’est qu’un produit du cerveau terrestre périssable et n’existe donc que sur la Terre. Après la mort, l’intellect a cessé d’exister, alors que, l’esprit, lui, vit toujours! Il n’y a même que lui qui puisse continuer à vivre éternellement, pour la simple raison que l’esprit c’est l’être véritable!

Le germe d’esprit

Un être humain est comme une petite graine semée par la Main du Saint Esprit. Le germe d’esprit (c’est le nom de l’esprit lorsqu’il est encore en cours d’évolution) lui-même – le Noyau de l’être humain – est donc toujours pur. Par conséquent, nous portons tous, en tant que Noyau de notre être, une sorte de Diamant en nous. Ce Diamant – même plongé dans le fumier – est en lui-même inaltérable, mais, autour de lui, se trouvent diverses enveloppes, dont la plus déterminante pour le destin de chacun d’entre nous est celle qui peut être appelé le corps de matière fine (ou « corps fin-matériel »).

C’est le corps que nous portons comme le plus extérieur, lorsque nous nous trouvons dans l’Au-delà après la mort du corps terrestre. Ce corps – invisible aux yeux terrestres – de matière plus fine que la matière physique composant le corps terrestre correspond à ce que l’on appelle couramment l’âme. L’âme c’est ce qui reste de l’être humain après la mort.

Après son enfoncement dans la matière le germe d’esprit peut souiller son corps fin-matériel en s’appropriant des vibrations impures, en fonction de son propre vouloir, donc à cause des tentations existant lors de la vie terrestre. L’esprit a des facultés innées, toujours pures, mais l’âme peut avoir des caractéristiques qui lui sont propres, qui, elles, ne sont pas forcément lumineuses.

Les tentations

Au cours de son évolution dans la matière le germe d’esprit est soumis à diverses tentations. C’est ce qui est raconté, dans la Bible, dans le Livre de la Genèse, lorsqu’il est question de l’Arbre de Vie et de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’arbre de la connaissance du bien et du mal symbolise toutes les tentations qui peuvent exister dans la matière. Dans la Prière du « Notre Père », donnée par Jésus aux êtres humains, il existe la demande faite par l’être humain à son Père Céleste: « Ne nous laisse pas succomber à la tentation ». Dans la matière où agit l’influence du tentateur (Lucifer) la tentation est inévitable, mais, par la Prière, l’être humain peut recevoir la Force de pouvoir y résister.

Les addictions

Le mot « addictions » est un terme moderne socialement correct pour désigner différentes dépendances, traditionnellement appelés vices ou penchants. La survenue des addictions vient généralement par les tentations, les idéologies pernicieuses, les mauvaises fréquentations. « L’occasion fait le larron » dit le proverbe. Il en est de différentes sortes, mais les plus répandues sont l’alcoolisme, la tabagie, la dépendance à toutes sortes de drogues. La curiosité peut aussi conduire le jeune adolescent à « tester » des substances utilisées par les adultes, pour avoir l’air d’être « grand ».

Le vice de fumer – qui n’est pas le plus nocif – mais correspond quand même à une réelle dépendance pouvant affecter l’âme jusqu’après la mort (fait d’être lié à la Terre), même s’il est un peu moins répandu, à notre époque présente qu’au temps de ma jeunesse, demeure – par sa facilité de transmission – la principale addiction. Tout comme d’autres dépendances il s’agit d’un piège qui se referme rapidement sur les utilisateurs, du fait que, passé le plaisir initial aussi lié à la découverte, sa pratique aboutit rapidement à la dépendance.

Non seulement la fumée de tabac est nocive pour le fumeur (et c’est aussi vrai – même si dans une moindre mesure – pour le « vapotage ») mais aussi pour son entourage, même en plein air. Je dois avouer que, dans ma jeunesse, à l’âge de 14 ans, j’ai eu la curiosité d’essayer, de façon « clandestine », la cigarette (pas plus de quelques dizaines sur deux ans), mais j’ajoute fièrement que, le jour anniversaire de mes 16 ans, j’ai décrété solennellement « Je fume, aujourd’hui, ma dernière cigarette » et j’ai tenu parole! Et tout porte à croire que cela restera ainsi jusqu’à la fin de ma présente vie terrestre. Ma conclusion: Le mieux est de ne pas commencer! Ainsi il n’y a pas besoin de s’arrêter!

Quant à l’alcool et aux divers produits stupéfiants, ils sont tellement nocifs à tous points de vue que ce n’est pas nécessaire de s’appesantir à ce sujet. S’en tenir éloigné est le moyen de se préserver de toutes les déchéances que ces poisons apportent.

La souffrance et la joie

La souffrance résulte du fait que le germe d’esprit, au cours de son évolution, descend dans la matière (tout comme un grain de blé est plongé dans la Terre pour germer et, à son tour, donner du fruit) et qu’il succombe parfois (trop souvent!) à diverses tentations. Toutefois, à notre époque, la souffrance et aussi la joie sont, toutes les deux, bien utiles. Car les deux sont susceptibles de provoquer le réveil de l’esprit – c’est-à-dire l’être véritable -. Grâce à la souffrance ou à la joie – ne serait-ce que quelques instants – l’être humain a la possibilité de s’extraire de la superficialité de la vie quotidienne et de ressentir non seulement qu’il a mais même qu’il est fondamentalement un esprit.

La Religion

Une fois, Tu nous a dit que Tu étais « athée », mais en es-Tu bien sûr? Souvent les gens confondent la Spiritualité avec une appartenance religieuse particulière. C’est ce que l’on appelle les « confessions ». Par exemple, le catholicisme est une confession religieuse, le protestantisme en est une autre, l’orthodoxie une autre, etc., et cela pour ne parler que des confessions chrétiennes.

En réalité, une appartenance religieuse n’est pas du tout nécessaire pour croire en Dieu et avoir une vie spirituelle. A ce sujet le célèbre écrivain français Victor Hugo disait « Les religions?: Je ne suis d’aucune, je suis de toutes! » et aussi « Je crois à Dieu direct! ». D’ailleurs, dans le même état d’esprit que Victor Hugo, l’un de Tes ancêtres du côté de Ton arrière-grand-mère maternelle disait « Pas d’intermédiaire entre mon âme et Dieu! ». C’est largement aussi ma philosophie personnelle… Être spirituel n’a rien à voir avec « faire de l’esprit » et peu à voir avec les appartenances religieuses, bien que – bien orientées et avec suffisamment de vitalité – les religions pourraient aussi être utiles.

A ce sujet, il faut que je Te raconte une anecdote. Lorsque j’avais Ton âge, j’ai assisté à une conférence faite par un homme qui – suite à l’explosion d’une grenade pendant la guerre – avait perdu ses mains (et ses avant-bras) et aussi la vue. Cet homme s’appelait Jacques Lebreton et – lui qui était infirme – il disait: « La pire des infirmités c’est d’être amputé de Dieu! ». Dans sa bouche de mutilé de guerre cette parole résonnait très fortement, parce que cet homme, mutilé dans sa chair, savait de quoi il parlait!

Reconnaître son Père

Dans la Prière « Notre Père » Jésus le Christ, qui s’est présenté aux êtres humains comme le Fils de Dieu nous a donné à comprendre que DIEU est « Notre Père ». Que dirais-Tu d’un enfant qui, dès sa naissance, refuserait de reconnaître son père comme son père et sa mère comme sa mère? Irait-il loin dans la vie? La réponse est évidente! Un enfant qui vient de naître est totalement dépendant de ses parents et, les premières années de sa vie, en particulier de sa mère! Comment cet enfant serait-il venu sur la Terre sans son père et sans sa mère? Il n’aurait jamais pu venir au monde!

C’est exactement la même chose pour Notre Père céleste! Mais d’une façon encore bien plus déterminante. Car sans lui non seulement nous n’aurions pas de corps terrestre, mais nous n’aurions tout simplement pas d’être! Nous n’existerions pas! Alors, à celui qui se prétend « athée » (mot qui – venant du grec ancien – veut dire « sans Dieu ») il suffit de poser la question: Es-Tu l’auteur de Ta propre vie? Et si – s’inclinant devant l’évidence – il reconnaît que non, alors il suffit de lui demander: Alors, Qui T’a créé? Oui, étant donné que la vie ne peut sortir de rien et qu’une créature ne peut exister sans Créateur, veux-Tu répondre à cette question: « Adam, qui T’a créé? ».

Oui, nous, tous les êtres humains sans aucune exception, nous sommes tous des créatures qui n’ont pu venir à l’existence que par la Grâce de leur Créateur! C’est à Lui, Notre Père, que nous devons la vie, l’air que nous respirons, la nourriture qui nous entretient, la Beauté de la Nature qui nous entoure et tout le reste… Un enfant de trois ans peut déjà comprendre cela. Alors, est-ce si difficile à reconnaître? Comment peut-on être heureux, si l’on refuse de reconnaître son propre Père, l’Auteur de ses jours? N’est-ce pas la première condition du Bonheur? Que deviendrions-nous sans Lui?

Les Lois de la Création

En observant autour de soi il est facile de voir que l’Univers autour de soi est régi par des Lois. Certaines sont très évidentes. Par exemple, si on lâche un objet, il tombe, c’est la Loi de la Pesanteur, ou bien si on laisse les êtres vivants ou les choses s’assembler à leur guise ils le font en fonction de leurs ressemblance (« Qui se ressemble, s’assemble! »), c’est la Loi de l’Attraction du Genre Semblable, ou bien si l’on sème des carottes, l’on ne récolte pas des poireaux, c’est la Loi des Semailles et des Moissons, etc. Il suffit de se représenter que, sur le plan spirituel, c’est exactement la même chose que sur le plan terrestre, ces Trois Lois déterminent déjà à elles seules la plupart des processus… Une explication fondamentale sur les Lois est disponible sur la page « Les Lois de la Création ».

La fratrie et la fraternité

Ce n’est pas ton cas, mais – même si nettement moins à notre époque qu’à celle, par exemple, de ton arrière-grand-père (ils étaient dix frères et sœurs, cinq garçons et cinq filles) les enfants ou adolescents ont souvent des frères et/ou des sœurs. Cela présente l’avantage d’apprendre plus facilement à partager et à ne pas rester centré sur soi. Lorsqu’un être humain vient sur la Terre, c’est dû à plein de choses, sauf au hasard! Tout est soigneusement déterminé longtemps à l’avance pour déterminer une incarnation. Les frères et sœurs ne le sont pas, non plus, par hasard. Chacun est une occasion de progrès pour les autres. Par conséquent, la naissance d’un enfant est toujours importante et précieuse, beaucoup plus que l’on imagine. Pour tous c’est l’occasion d’aller plus loin.

Les transformations liées à l’adolescence

Comme Tu as déjà pu le remarquer, à seize ans ton corps a déjà bien changé; cela n’est plus celui d’un enfant, non seulement parce qu’il est plus grand et plus fort mais aussi et surtout parce que la voix a mué, la barbe et la moustache sont apparues et la maturité sexuelle (le pouvoir de procréer) a été atteinte. Pour importantes qu’elles soient ces transformations du corps terrestre ne sont pas le plus important. Le plus important c’est – grâce à la force sexuelle (dont l’instinct sexuel n’est que la ramification la plus extérieure et la plus grossière et qui pourrait aussi s’appeler « force vitale ») – la parfaite jonction entre le Noyau spirituel de l’être et son corps terrestre. Et c’est cette parfaite jonction qui entraîne la pleine responsabilité.

L’éveil de la responsabilité

Autrement dit, alors qu’un enfant est largement irresponsable de ses actes (pas complètement mais la responsabilité d’un enfant vis-à-vis de ses actes est à peine supérieure à celle d’un animal parmi les plus développés), l’adolescent devient, lui, comme l’adulte, pleinement responsable des ses actes. C’est d’abord valable sur sur le plan spirituel – c’est la responsabilité cosmique de l’être humain – mais c’est aussi valable sur le plan terrestre, notamment sur le plan pénal. L’adolescent est souvent pressé d’être libre, parce qu’il s’imagine que la liberté c’est pouvoir « faire ce qu’il veut », mais être libre de ses actes, c’est aussi en être pleinement responsable, c’est donc avoir des comptes à rendre sur ce que l’on fait.

La liberté

L’on dit fort justement que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. C’est facile à comprendre, par exemple, que la liberté du voisin de chanter à tue-tête en pleine nuit s’arrête là où commence la liberté de dormir de son voisin. Où la liberté d’un adolescent ivre de conduire une voiture sans permis de conduire s’arrête là où commence celle d’un autre de conduire en toute légalité et en sécurité. Où la liberté d’un homme de jouir sans entraves s’arrête là où commence la liberté d’une femme d’aller et venir dans un espace public sans être importunée, etc., etc. L’on pourrait donc multiplier les exemples, qui, tous, ne montreraient qu’une seule chose: Pas de liberté sans responsabilité!

L’argent

Déjà, Tu nous as dit, une fois, que Tu voulais « gagner beaucoup d’argent ». L’argent – qui suscite beaucoup de convoitises et de jalousies – évoque une impression de pouvoir et de puissance, mais c’est un mirage, une fata morgana. Bien sûr, il ne doit pas être méprisé, car il fait partie des biens terrestres qui doivent être correctement gérés, mais ici vaut une Parole de Jésus qui questionnait ainsi: « Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme? » (Marc VIII, 36) et a aussi affirmé: « Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux. » (Matthieu, XIX, 24).  L’on dit aussi, à justice titre, que « L’argent est un excellent serviteur, mais un très mauvais maître. ». Alors, attention à ne pas lui donner une importance excessive! Il ne doit jamais être un but, mais seulement un moyen! Le moyen ne doit jamais être pris pour un but! La plupart des perversions comment ainsi!

L’école

Même si, en France le ministère en charge de l’enseignement s’appelle le « Ministère de l’Éducation Nationale », dans l’« Éducation Nationale » l’on n’éduque plus (l’éducation est la Transmission des Valeurs morales et spirituelles), mais l’on ne fait plus qu’instruire. Paradoxalement, c’est à l’époque du Ministère de l’Instruction Publique que l’on éduquait encore. Chaque nouvelle journée d’école commençait encore par une « Leçon de Morale ». Lorsque le Ministère de l’Instruction Publique a été remplacé par le Ministère de l’Éducation Nationale, paradoxalement c’est que l’on a cessé d’éduquer. Malheureusement, l’école n’est plus dédiée qu’à l’instruction exclusivement intellectuelle à outrance.

La vraie École devrait, avant tout, apprendre … L’Art de Vivre! Une École où il est possible d’apprendre ce que l’on n’apprend pas dans toutes les autres écoles du genre courant, c’est à dire la « discipline » la plus importante qui soit: « L’Art et la Science de Vivre ».

Les deux genres fondamentaux

Dans toute la Création existent les deux genres, le masculin et le féminin, le positif et le négatif, l’actif et le passif. C’est pour cela qu’il y a des garçons et des filles. L’être humain, masculin ou féminin, n’est donc pas un genre entier à lui seul, mais seulement un demi-genre, donc l’activité ne trouve sa complétude que dans la complémentarité des deux genres. Une telle complémentarité s’exerce notamment dans le mariage mais pas uniquement. C’est un très vaste sujet, trop vaste pour être développé ici.

La découverte du sexe opposé

A l’adolescence l’on fait souvent aussi la découverte de l’autre sexe, en particulier pour ceux qui, comme Toi, n’ont pas eu de sœurs. Bien qu’ayant un frère et trois sœurs, j’ai effectué toute ma scolarité jusqu’en troisième uniquement avec d’autres garçons. Dans l’enseignement libre chrétien la séparation des sexes pour l’éducation était encore la norme à l’époque. J’ai vécu l’introduction de la « mixité » à partir de la seconde. Ce fut donc l’année de ma découverte des filles et du sexe féminin. Une expérience tout à fait remarquable. Cela devait être vers 1966. En fait, pour ce qui est de la scolarité, l’éducation des garçons et des filles séparément est préférable, mais cette compréhension s’est perdue entre temps.

Le genre féminin

Un enfant et un adolescent l’expérimente déjà par sa mère: Le genre féminin est plus fin et plus délicat. La femme est, dit-on la « Fleur des Pensées du Plus-Haut » (le Créateur). Un jeune homme respectueux de lui-même respectera aussi tout naturellement le genre féminin authentique. Mieux – tel un Chevalier – il mettra sa fierté à protéger le Trésor dont la femme authentique est porteuse. Malheureusement, la féminité authentique a déjà largement déserté la Terre sans que la plupart des gens semblent s’en être aperçus. C’est dû à la tendance « moderne » de ne plus faire aucune distinction dans l’éducation entre les filles et les garçons et de considérer que la femme serait « un homme comme un autre ». Cela se voit déjà à l’habillement, car l’habillement féminin, en quelques décennies, semble avoir largement disparu.

Par exemple, Ton arrière-grand-mère était toujours habillée de façon spécifiquement féminine. Ta mère l’est souvent, mais pas tout le temps. De nos jours, la plupart des filles de Ton âge sont largement – pour ne pas dire complètement – constamment habillées comme les garçons. L’habillement féminin s’est presque totalement perdu. Et avec l’habillement l’authentique féminité s’est aussi largement perdue. C’est une perte immense.

L’éveil des sentiments

Souvent un homme dit à une femme ou une femme dit à un homme: « J’ai des sentiments pour Toi« . Le sentiment a certes son utilité au cours de la vie terrestre, mais s’il n’est pas dirigé par l’Intuition spirituelle, rien qu’en lui-même il est trompeur: Le senti-ment, c’est le senti qui – trop souvent – ment. Même une célèbre chanson le dit: La foule est sentimentale! Le sentiment peut être très fort, mais la force du sentiment ne signifie pas automatiquement sa justesse. Pour qu’un sentiment soit juste il doit être préalablement habité par une authentique impulsion de l’être intérieur, donc – puisque le noyau de l’être c’est l’esprit – une impulsion spirituelle.

La découverte de l’Amour

Le véritable Amour peut exister certes pour une femme ou un mari mais aussi pour un frère ou une sœur, un ami ou une amie. L’Amour est le plus grand Don de Dieu. Celui qui s’ouvre à l’Amour est assuré de pouvoir s’extraire de tout abîme! Mais il s’agit du véritable Amour, chaste et pur, et non le soi-disant « amour » rempli de convoitise. A l’adolescence c’est principalement l’amour pour une personne de l’autre sexe qui est expérimenté pour la première fois, donc – lorsque l’on est un garçon – l’amour pour une jeune fille.

L’homosexualité

Il existe, toutefois, des garçons qui sont attirés par les garçons et des filles qui sont attirées par les filles. A notre époque l’on en parle beaucoup. Dans ma jeunesse de tels comportements étaient, dans la société – sans même ici parler de l’église –  encore fortement dénigrés. C’est sans doute un progrès que dans un pays comme le nôtre des êtres humains ne soient plus pénalement poursuivis et socialement persécutés à cause de cela. Quelle que soit leur tendance, les personnes ne doivent être ni dénigrées ni même jugées. Dans la Bible, une Parole attribuée à Dieu dit: « A Moi la Vengeance, à Moi la Rétribution! ».

Cela ne signifie toutefois nullement qu’il n’y aurait pas de « normalité » en la matière. Par exemple, la raison première de la sexualité c’est ce que l’on appelle la « reproduction » (mot toutefois mal choisi en ce qui concerne les êtres humains) et il est facile de comprendre qu’une relation entre deux personnes du même sexe soit, à cet égard, totalement stérile. Par conséquent, rien que ce fait retire déjà la justification première de la pratique sexuelle entre personnes du même sexe.

Il faut, toutefois, bien distinguer le comportement et les personnes. Quel que soit le sujet, l’on ne doit jamais juger les personnes, ce qui n’empêche nullement de reconnaître la justesse ou l’absence de justesse d’un comportement vis-à-vis des Lois de la Création et des Commandements Divins.

L’amour et le mariage

Aujourd’hui beaucoup de jeunes vivent ensemble sans être mariés. Dans ma jeunesse l’on appelait cela « vivre à la colle ». Étant donné que l’on divorce beaucoup plus qu’autrefois, d’un point de vue exclusivement « pratique », beaucoup pensent que la séparation est plus facile lorsque l’on n’est pas marié. Mais, bien avant d’être un contrat civil terrestre, le mariage est la démarche spirituelle d’un homme et d’une femme qui s’unissent pour mettre en commun leur Idéal de vie et former, dans la complémentarité de leurs caractéristiques animiques innées la plus parfaite possible, une véritable Union d’esprit. C’est aussi la base naturelle pour fonder un foyer une famille stable et solide, havre sûr pour les enfants.

Il est toutefois important de préciser qu’un mariage n’est pas un but en soi, mais seulement un moyen. Le mariage – tout comme la procréation – ne vaut, en effet, que pour la vie terrestre. Est-il bon de rester marié toute la vie avec la même personne? Dans l’absolu, sans doute, mais il n’est pas interdit, non plus, au veuf ou à la veuve de se remarier. Le divorce est-il permis? Si un marié ou une mariée veut divorcer, cela montre que le mariage n’est pas conclu au Ciel. En de tels cas, le divorce est non seulement permis mais même souhaitable, même lorsqu’il y a des enfants en commun. Car c’est l’Harmonie qui, avant tout, doit être préservée.

La faute commise par beaucoup

Dans le monde « moderne » une faute est malheureusement commise par de nombreux adolescents. Cette faute c’est la dissociation entre la « sexualité » et l’Amour. La Règle à observer ici pour qui aspire à la Pureté et à l’Amour Véritable lequel ne peut exister sans la Pureté – c’est que la « sexualité » ne devrait jamais exister seule, mais elle devrait toujours uniquement être l’expression du véritable Amour entre un homme et une femme. Rien d’autre. Comme le disait Augustin d’Hippone « Aime et fais ce que Tu veux! ». Beaucoup se précipitent sur « Fais ce que Tu veux! », mais ils oublient la condition première: « D’abord … Aime! ».

Celui qui aime vraiment – et la base de l’Amour c’est le Respect! – fera toujours ce qui est juste! Jamais il ne considèrera l’autre – l’être théoriquement « aimé » – comme un objet de satisfaction personnelle. C’est toute la différence entre l’Amour vrai et l’«amour-confiture». Qu’est-ce que l’amour de la confiture apporte à la confiture? Rien: Aimer un autre être comme l’on aime de la confiture, c’est juste s’aimer soi-même à travers le soi-disant « amour ». Ce n’est que de l’égoïsme!

L’éveil de l’instinct

Ainsi que je l’ai évoqué ci-dessus, bien que le mariage soit assurément le meilleur cadre pour fonder une famille, selon les Lois de la Création (souvent très différentes des lois humaines) la condition sine qua non de l’union corporelle n’est pas le mariage (comme le veut, par exemple, l’église catholique) mais l’Amour – donc l’amour authentique, l’amour de l’âme, lequel n’a rien à voir avec le sentiment et encore bien moins avec le désir sexuel.

L’accomplissement du désir naturel du corps – donc de l’instinct sexuel – ne peut être que bénéfique pour l’intériorité humaine, donc aussi pour l’évolution de son Noyau spirituel, sinon le Créateur ne l’y aurait pas mis. C’est juste naturel. Mais c’est comme pour la nourriture, si manger est naturel et normal, se goinfrer ne l’est pas. Cela veut dire que, dans le domaine sexuel comme dans tous les autres domaines, c’est l’excès qui, ici aussi, est nuisible. « Tout excès nuit! » dit justement le proverbe.

Par conséquent, il est important que le désir provienne d’un corps sain habité par une âme vraiment aimante. Le désir ne doit donc pas être causé par une imagination artificiellement excitée par la pornographie ou autres causes, comme, par exemple, des nerfs surexcités. Lorsque, impulsé par le véritable amour de l’âme, le besoin d’assouvissement sexuel provient d’un corps sain, cela n’arrive que de temps à autre, pas du tout de façon systématique.

Il est aussi très important d’être conscient, à ce sujet, que personne ne peut s’abriter derrière l’instinct pour tenter d’excuser ses actes. En effet, le contact – ou la vue – n’éveille pas l’instinct mais seulement la pensée, et c’est donc uniquement la pensée qui, à son tour, éveille l’instinct. Si un être humain – notamment un jeune homme – garde de le foyer de ses pensées pur, l’instinct ne s’éveillera que s’il est moralement autorisé à le faire. Là encore c’est le principe du respect de l’autre – en particulier celui du jeune homme vis-à-vis de la jeune fille – qui doit primer.

La responsabilité du jeune homme

Il y a, toutefois, une autre condition fondamentale à remplir avant de s’unir corporellement à un être humain de l’autre sexe. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme – la responsabilité spirituelle est rigoureusement la même des deux côtés! – un être humain spirituellement libre – et donc responsable! – doit être bien conscient que l’union corporelle peut déboucher sur une procréation.

Or il semble bien que l’Omnisagesse Divine ait voulu mettre la procréation hors du contrôle de l’intellect humain. Si, au moins en apparence, dans une large mesure, l’intellect humain est quand même parvenu à le faire, cela n’a pu être que de façon complètement artificielle. La maîtrise naturelle de la fécondité ne devrait portant jamais être un contrôle du seul intellect! La génération de Tes arrière-arrière-grands-parents (donc mes propres grands-parents) n’avait, du reste, encore à l’époque, absolument aucun contrôle intellectuel sur le fait qu’une union corporelle puisse être féconde ou pas! La seule « chose » qu’ils pouvaient faire c’est … s’abstenir! Autrement dit, « faire chambre à part ».

C’est seulement avec la génération suivante – celle de Tes arrière-grands-parents qu’est apparue, avec le Docteur Ogino, la connaissance du cycle féminin, ce qui a permis – au moins de manière approximative – de déterminer, au cours des 28 jours, en fonction de la date de l’ovulation, le 14ème jour après la fin des règles, les périodes fécondes et les périodes infécondes. Au départ, le médecin japonais Ogino voyait surtout sa découverte comme devant permettre de mettre à profit les périodes de possible fécondation, dans le but d’accroître la fécondité des rapports. Mais le médecin gynécologue autrichien Knaus orienta cette découverte dans le sens d’en faire – à l’inverse d’Ogino – un « moyen de contraception« .

Parmi les « méthodes de limitation des naissances », cette « méthode » dite « Ogino-Knaus » fut – en ce qui concerne l’église – autorisée par le pape Pie XII en 1951. En Italie, on parlait – avec humour – de la méthode « Oggi, no! » (littéralement «Aujourd’hui, non!», voulant dire: «Pas aujourd’hui, mon chéri»). En France, les bébés quand même nés de parents pratiquant, en principe, la « méthode Ogino » (en réalité, le Dr Ogino était opposé à cette utilisation de sa découverte, telle que promue par le Dr Knaus, parce qu’il pensait – à juste titre! – que cela ne permettait pas de ne pas concevoir de façon assurée) étaient, ironiquement – comme si le Dr Ogino en était lui-même le père -, surnommés des «bébés Ogino»!

Du point de vue spirituel – c’est-à-dire du point de vue des Lois de la Création -, le fait de s’unir corporellement avec une personne de l’autre sexe – donc d’accomplir un acte susceptible de déboucher sur une procréation – ne doit avoir lieu que si le couple est – si elle n’existe pas déjà – prêt à fonder une famille et est – en tous cas – volontaire et disponible pour accueillir, pour au moins une vingtaine d’années (la majorité spirituelle est à 21 ans!) en tant qu’hôte au sein de cette famille, venu de l’Au-delà, un esprit humain initialement étranger, et à lui offrir ainsi l’occasion devenir sur la Terre, afin d’y racheter son karma et d’y mûrir.

Voici le principe qui doit toujours prévaloir: Seulement là où, des deux côtés (celui de l’éventuel futur père et celui de l’éventuelle future mère), le fervent désir en vue d' »avoir un enfant » existe, doit s’ensuivre l’occasion d’une procréation. Autrement dit, pas d’accouplement, si l’on n’est pas prêt à avoir un enfant ensemble! Naturellement, un tel principe est spirituellement beaucoup plus exigeant que de faussement s’imaginer pouvoir fuir ses responsabilités spirituelles grâce à la « pilule », un « stérilet », une « capote anglaise » ou un quelconque autre artifice!

Si nous considérons la sexualité – et donc la paternité et la maternité – uniquement en partant du principe de la responsabilité spirituelle de chacun à l’égard de tous ses actes, alors beaucoup de choses peuvent se transformer d’elles-mêmes. Une appréhension beaucoup plus juste de la réalité peut naturellement arriver à se faire valoir. Le comportement mutuel entre jeune homme et jeune fille, l’éducation donnée et reçue, tout reçoit alors d’autres Bases, bien plus sérieuses que ce qui, jusqu’ici, dans de nombreuses familles, était habituel.

C’est la porte ouverte à davantage d’égards et à davantage de respect mutuels. La conscience de l’indépendance personnelle et l’aspiration à être ou à devenir cent pour cent responsable de ses actes deviendront toujours plus manifestes et apporteront, comme conséquence, l’Ascension naturelle et sociale dans les différents Peuples…

La Nature est ainsi faite – et aussi la Création – que – aussi bien dans le règne animal que dans le règne humain – c’est toujours (ou – pour le règne animal – presque toujours!), après que le masculin ait accompli son office (chez l’animal le mâle, chez l’être humain l’homme) le féminin (chez l’animal la femelle, chez l’être humain la femme) qui porte l’enfant (le bébé) à naître.

C’est un fait, une réalité biologique incontournable. La conséquence « pratique » en est qu’il est, en apparence, bien plus facile à une jeune homme de fuir sa responsabilité qu’à une jeune fille qui, « par la force des choses », se retrouve toujours à devoir assumer l’enfant trop souvent conçu sans réelle conscience des responsabilités devant être assumées, sauf lorsque, en trichant avec les Lois, elle essaye elle-même d’y échapper en ne faisant, en réalité, que se charger bien davantage… En de tels cas le jeune homme qui a « involontairement » engendré l’enfant est, pour le moins, tout aussi responsable qu’elle et doit faire le maximum en son pouvoir pour assumer ce qu’il a fait.

Le Bien et le mal

Ce qui est bien et ce qui est mal chaque être humain méritant de porter encore le nom d’être humain peut immédiatement le ressentir « jusqu’au bout des doigts » grâce à une faculté particulière dont il est doté et que les animaux ne possèdent pas (les animaux ne sont guidés que par l’instinct) et qui s’appelle « L’Intuition ». L’Intuition peut être définie comme la voix intérieure de l’être humain, celle de l’esprit. C’est elle et non son intellect qui lui dit immédiatement ce qui est bien et ce qui est mal. C’est un Ressenti! Ce qui est particulièrement important à l’adolescence c’est d’aspirer à la Pureté, car la Pureté est la condition de l’Amour authentique! La Chasteté (pureté des pensées) pas d’Amour! L’un ne va pas sans l’autre.

Le Karma et l’Adolescence

L’Adolescence est une période très importante pour le Karma. Mais – à moins que Tu ne sois déjà initié à la chose –  « Qu’est-ce que le Karma? » demanderas-Tu, sans doute. Le Karma c’est comme une sorte de Bilan des vies passées avec – comme un bilan comptable – deux colonnes: la Colonne + et la Colonne -. Pour beaucoup la notion de « vies passées » est une révolution conceptuelle. Pourtant, à notre époque, il est relativement facile de prouver que la vie ne commence pas à la naissance, car les exemples de souvenirs de vies antérieures sont relativement fréquents, en particulier chez les enfants. Un cas emblématique est, par exemple, celui d’Anne Frank – dont le célèbre « Journal » est le deuxième best-seller mondial, juste après la Bible -, à l’évidence réincarnée en la Suédoise Barbro Karlèn!

Intellectuellement, personne – ou presque – ne se souvient de ses vies antérieures – et, tout bien considéré, c’est une grâce, car le poids de toutes les fautes antérieurement commises au cours des vies antérieures pourrait agir de façon écrasante. L’esprit, toutefois, s’il est ouvert, peut ressentir s’il est chargé de culpabilité ou pas. La Justice Divine exige que – que l’on s’en souvienne ou pas – tout le mal antérieurement commis soit expié. Toutefois, la Miséricorde Divine a prévu que – notamment si le moment de prédilection pour cela – l’adolescence – est mis à profit, le karma puisse être racheté de façon seulement symbolique.

Avec cette époque spéciale d’aspiration vers l’Idéal et la Nostalgie vers la Lumière que constitue l’adolescence, c’est le moment parfait – en particulier grâce à l’Amour – pour se libérer de tout karma. Peut-être diras-Tu: « Peut-être que je n’ai pas de karma? ». C’est certes théoriquement possible, mais, à notre époque de fin de cycle, c’est très rare! Et il vaut beaucoup mieux croire qu’on en a un et faire ce qu’il faut pour complètement le dénouer que de s’imaginer faussement que l’on n’en a pas et manquer la précieuse période de la vie où il est possible de s’en débarrasser facilement!

Conclusion

Même si beaucoup de choses sont ici déjà dites, ce n’est quand même ici qu’un rapide tour d’horizon de tout ce qui pourrait être dit, mais les hyperliens permettent toutefois d’explorer beaucoup d’autres pistes… Certaines choses sont de l’ordre de la conviction à laquelle nous devons tous aspirer, mais d’autres sont objectives et doivent donc être reconnues comme telles par tout esprit objectif. En définitive, pour chacun d’entre nous subsiste la question posée par Paul de Tarse « Qu’as-Tu que Tu n’aies reçu? » et l’incontestable réponse à cette incontournable question est toute simple: « Rien! ». Être authentiquement capable de recevoir, après avoir reconnu ce qui est supérieur, il n’y a que cela qui fasse de l’être humain un authentique … être humain!

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