Ecole de l'art de vivre

Karma ou pas karma?

par | 23 Avr 2024 | Autres Articles, Exercices Spirituels | 1 commentaire

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Karma ou pas karma?

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Karma ou pas karma?

Karma ou pas karma? – La Loi du Boomerang – Crédit

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Tout est-il karmique?

Tout ce qui arrive dans la destinée des êtres humains n’est pas karmique. C’est là une chose que l’on s’accorde généralement à reconnaitre. Bien sûr, il est dit: « Ce que l’être humain sème, il le récoltera. ». Et nous sommes assurés qu’il en est bien ainsi. Mais n’arrive-t-il pas que l’on récolte aussi ce que l’on n’a pas semé?

Sans doute est-il très utile pour un être humain de reconnaitre dans « ce qui lui arrive » (de bon comme de mauvais) ce qui est karmique et ce qui ne l’est pas. Il faut, cependant, que chacun soit conscient que les événements de sa vie sont rarement (presque jamais) entièrement bénéfiques ou entièrement maléfiques.

Bien au contraire, le plus souvent, dans le même événement résident simultanément la joie et la souffrance. L’événement est alors a la fois le fruit d’actes justes (les actes englobant intuitions, pensées, paroles et actions proprement dites) et d’autres qui le sont moins. Mais est-ce que tout ce qui arrive de douloureux est toujours la conséquence d’un « retour de Boomerang »?

Parfois, l’on entendra des réflexions du genre: « Si quelqu’un souffre, c’est de sa faute, c’est donc qu’il a péché. », et l’on considère toute souffrance comme étant nécessairement répercussion, choc en retour [« Rückwirkung »]. Certains pousseraient même volontiers la « grandeur d’âme » jusqu’à se faire l’instrument volontaire et conscient du destin vengeur, chargé d’infliger à leurs prochains, les justes châtiments que – à leur avis – ces derniers méritent pour leur comportement.

Heureusement pour nous, l’Éternel a dit: « A Moi la Vengeance, à Moi la Rétribution! » (Éphésiens V, 6), car si elles devaient appartenir aux êtres humains, il faudrait que le mot « justice » soit rayé du dictionnaire, une fois pour toutes.

Incas … à part!

Toute souffrance est-elle donc méritée? Non. Il semble bien que les Incas n’avaient pas mérité ce qui leur arriva au temps de Hualkar le Grand. Et dans les destins individuels, c’est assurément la même chose. Il faut bien que le karma ait un commencement lui aussi et il arrive, bien souvent, que la souffrance que nous (pas le Ciel!) infligeons à notre prochain soit gratuite, c’est à dire sans raison d’être, ni par rapport a lui, ni par rapport à nous,- ni par rapport aux Lois.

Dans certains cas – par exemple celui des Incas – la souffrance qui arrive est une épreuve destinée à éprouver et à renforcer la Vigilance de l’esprit. Les Incas – beaucoup trop naïfs face aux envieux et cruels « Conquistadores » espagnols, étaient en train de s’endormir spirituellement. La douloureuse épreuve vécue face à la convoitise et à la cruauté espagnoles leur aura – au prix de leur disparition en tant que peuple – offert l’occasion d’un réveil spirituel.

Avons-nous mérité toute la souffrance qui nous arrive?

Comment pouvons-nous donc reconnaitre ce qu’il en est? Lorsque nous sommes mêlés à des événements en lesquels notre prochain – avec qui nous sommes liés d’une manière ou d’une autre – est pour nous une cause de souffrance, comment reconnaitre ce qui est juste? Comment savoir la part qui – si elle existe – selon les Lois, nous revient et celle qui serait « en plus »?

Si, « par la faute d’autrui », nous souffrons, plusieurs possibilités sont à considérer:

1) Notre prochain, de par l’exercice mal orienté de sa libre volonté, nous inflige une souffrance en voulant satisfaire des désirs quelconques, impurs, qu’il porte en lui et qu’il fait prévaloir avant nous, avant notre confiance (celle que nous lui portons), avant notre bien-être. Il se peut que cette souffrance ne soit pas méritée, donc c’est théoriquement possible, bien qu’assez rare, et l’on pourrait penser que le préjudice causé aurait pu être évité et qu’il devra nécessairement donner lieu à compensation, ainsi que le veut la Loi. Ce n’est pas pour autant que nous n’aurions rien à apprendre de cette souffrance.

Il nous faut progressivement arriver à admettre le contraire, si ce n’est déjà fait, car un esprit évolué, c’est-à-dire libéré, épuré, mûri, ne connaît plus la souffrance. Soit qu’il ne la rencontre pas, soit qu’elle ne l’atteint pas. Nous ne parlons naturellement ici que de la souffrance relativement à lui-même, à son moi, pas de celle qu’il supporte volontairement et prend même en charge sur lui-même par amour. Nous en reparlerons un peu plus loin.

2) Notre prochain se trouve dans une situation où il s’est mis lui-même, où sa libre volonté se trouve considérablement restreinte. Écartelé entre deux pôles d’attraction, il n’a pas la maîtrise nécessaire pour effectuer un choix libre et conscient. Son indécision, sa faiblesse provoquent des situations qui infligent a ceux qui leur sont liés de douloureuses blessures.

Ici il convient de se poser plusieurs questions: Il semble que le karma de ces personnes soit aussi celui de ceux avec qui elles sont liées. Lorsque nous sommes liés à de tels êtres, pourquoi en est-il ainsi? Ainsi qu’il est questionné dans la célèbre pièce de Molière « Les fourberies de Scapin »: Qu’allions-nous faire dans cette « galère »?

Ce qui arrive dans notre vie – vu d’En-Haut – était-il prévisible? Si les événements qui nous affligent étaient prédictibles avec une grande probabilité, l’on doit alors considérer que les fils qui nous lient aux personnes et aux situations sont pour nous les canaux sur lesquels « voyagent » les reflux karmiques.

Mais si la personne avec laquelle nous sommes liés, contrairement à ce qui semblait probable, se comporte – grâce à un sursaut de son libre vouloir – beaucoup mieux que l’on ne pouvait s’y attendre, doit-on en conclure que nous sommes « frustrés » – si l’on peut dire! – de la réalisation du karma (négatif) que nous méritons?

Si nous sommes pour quelque chose dans ce changement – il peut s’agir d’un rachat symbolique – il est juste que nous ayons notre part du soulagement qui en découle; mais si cette modification dans le déroulement des événements n’est dû qu’à celui qui, apparemment, a le pouvoir de décision dans la matière, que l’on se « rassure »!, les Lois trouveront bien le moyen, la prochaine occasion, de nous fournir de nouvelles possibilités d’expiation.

Comment pouvons-nous reconnaître – lorsque nous souffrons – si cette souffrance est juste (= karmique) ou pas?

Il nous faut examiner, non les événements eux-mêmes, mais la manière toute particulière avec laquelle nous les vivions. Le même événement peut être vécu et ressenti, soit comme une comédie, soit comme une tragédie. Tout dépend comment est la personne qui vit l’événement.

Chacun ne peut donc ressentir que pour lui. Il est bien connu que ce qui peut apparaître comme comique vu de l’extérieur peut être vécu de façon indiciblement dramatique par les protagonistes de l' »histoire ».

Ce qui se passe dans la matière la plus grossière n’a donc qu’une importance relative. Dans la plupart des cas, le karma se déroule essentiellement dans le monde de matière fine (monde fin-matériel), donc sur le plan animique: L’individu est atteint dans son psychisme et c’est dans son âme qu’il vit le plus gros de ses souffrances.

Le karma purement ou essentiellement physique est beaucoup plus rare. Ce que l’être humain a à épurer ce sont ses enveloppes intermédiaires: il doit laver ses « robes ». « Ils ont blanchi leurs robes dans le Sang de l’Agneau », dit l’Apocalypse de Jean.

La Purification par la souffrance

La souffrance karmique psychique typique se caractérise par la brûlure d’un feu dévorant, qui se ressent surtout au niveau du plexus solaire ou même carrément sur le cœur.

Ça brûle et ce qui brûle, ce sont les scories qui adhérent encore aux enveloppes.

Ça brûle douloureusement pour la purification de ce « lui » qui souffre. Lorsque tout est consumé, qu’il n’y a plus rien a brûler, la souffrance cesse, faute de combustible. Il faut noter que la souffrance en elle-même n’implique pas la libération du karma. Seule, la souffrance acceptée et reconnue comme juste implique la rédemption (voir, par exemple, lors de la crucifixion de Jésus, histoire du « bon larron » sur la croix, à côté de Jésus). Celui qui résiste à son karma ne fait que rendre son chemin encore plus douloureux.

Voici le processus qui se passe: une force que l’en peut qualifier de « passionnelle » traverse le sujet qui, selon son plus ou moins grand degré de transparence, offre une résistance plus ou moins grande, volontaire ou involontaire, consciente ou inconsciente, a l’influx de la force. Plus la résistance est grande, plus grande aussi est la souffrance. La force, en effet, qui traverse le sujet, n’est pas passionnelle en elle-même, elle ne le devient qu’à cause de la résistance qui lui est opposée.

Cette force est, en fait, une force d’abrasement que le sujet émet lui-même et qu’il retourne contre lui. Il s’agit là d’un processus typiquement « Scorpion » (l’« enfer » du Zodiaque!) Que l’on songe a ainsi qu’au graphisme symbolique du signe: le dard qui se retourne contre le sujet lui-même. Il faut que la personne en mal de karma essaye de discerner où le destin veut la conduire et il faut qu’elle y aille elle-même, de son propre gré. En tous cas, c’est ce qu’elle a de mieux à faire. Tel est le sens de la Parole: « Quand on Te frappe, sur la joue droite, tends la joue gauche! ».

Le karma et l’amour

S’il y a des « karmas d’amour » (le fameux « mal d’amour! »), liés à l’amour, l’amour véritable est le meilleur moyen de « combattre » le karma. Car si le karma fait partie de la matière, l’amour, lui aussi, est dans la matière lorsque les esprits s’y trouvent. Sur la Terre, l’amour en effet, précède précisément de la liaison de la force spirituelle avec la force sexuelle produite par le corps physique gros-matériel.

Il est donc bien évident qu’entre homme et femme un amour « purement spirituel » n’existe pas sur la Terre et l’on ne peut aimer sur Terre d’un amour complètement désincarné. Dans ce monde ici-bas, on ne saurait aimer quelqu’un sans se soucier ni de son âme ni de son corps. Ce n’est qu’en prenant aussi en compte les enveloppes de l’esprit qu’avec la coopération de la force sexuelle l’amour peut être vivant et effectif dans la matière. Avant de donner le pain de l’esprit, il faut donner le pain du corps. (« Ventre affamé n’a pas d’oreilles! »)

La souffrance et l’amour

L’amour partage les joies de l’être aimé, mats il partage tout, aussi ses peines. Comme les peines sont nombreuses sur la Terre, il n’y a pratiquement pas d’amour qui ne souffre pas. C’est, en général, en période karmique que l’on s’aperçoit si l’on sait aimer … ou pas. Car si l’on aimait vraiment, il n’y aurait plus de karma puisque l’amour abolit le karma. Là où il y a l’amour, il n’y a plus de peine. L’amour dissout la souffrance.

« Je reconnais l’amitié véritable à ce qu’elle ne peut être déçue et l’amour véritable à ce qu’il ne peut être lésé. » – Antoine de Saint-Exupéry –.

Lorsque je lus cette phrase pour la première fois, ceci apparut à ma compréhension: Quelqu’un qui aime véritablement ne saurait, bien sûr, léser son prochain.

Du moins, je le voyais ainsi. Toute une nuit d’un sommeil plutôt « laborieux », je méditais cette parole. Au petit matin, j’eus comme un trait de lumière: la véritable compréhension me venait enfin:

Cette parole ne doit pas être rapportée à notre prochain afin que la qualité de son amour envers nous, mais uniquement à nous, afin que puissions évaluer la valeur de notre propre amour. C’est alors que je compris que dès lors où, l’on peut se sentir lésé, c’est que l’on n’aime pas, c’est que l’amour est encore entaché d’égoïsme. La souffrance non maîtrisée finit toujours par se répercuter sur I’autre. A partir de cet instant, je considérais ma situation sous un jour tout différent et je cessais de souffrir. Si on se sent lésé, c’est que l’on attend un « retour » à son amour, alors que l’amour vrai n’attend rien en retour.

C’est un état d’être « sans soi-même » (en allemand « sebstlos »), autrement dit désintéressé. Cela consiste à honorer une attitude – une manière d’être, une disposition intérieure – pouvant être appelé en français « désintéressement » ou « abnégation » (en allemand « Selbstlosigkeit »). Là est l’Amour vrai: Tout pour l’autre, rien pour soi.

Celui qui n’attend rien ne saurait être lésé. Car la vérité est que l’on ne peut pas être lésé quand on aime; les Lois ne le permettent pas; l’on peut tout juste se croire lésé. Et parce qu’on le croit, on l’est, mais seulement parce qu’on le croit, parce qu’à vrai-dire ce n’est pas un autre qui nous lèse, mais on se lèse soi-même. Celui qui attend son salaire de CELUI Qui, en définitive, donne tout salaire et toute rétribution,- et non des êtres humains, ne sera jactais lésé.

Il semble donc que cette phrase de Saint-Exupéry veut dire non pas: « Si mon prochain m’aime, il ne saurait me léser » (ce qui, toutefois, est aussi juste!) mais bien: « Si j’aime mon prochain, je ne puis être lésé.« . En d’autres termes comme « Le copeau et la poutre », elle ne doit pas s’appliquer à autrui, mais bien à soi-même!

Karma, prédisposition et fatalisme

Lorsque nous sommes touchés par un problème, ce n’est pas que nous ayons étudié la question dans un livre de philosophie, mais c’est que nous avons rencontré cette question au détour d’un tournant de notre vie. Nous sommes donc confrontés à une question pour laquelle nous devons trouver une solution et ce n’est pas la lecture d’un livre qui va nous donner la réponse à ce dilemme mais l’expérience seule, avec la manière avec laquelle allons l’aborder. Si nous triomphons, si nous trouvons la réponse à la question que le destin nous pose, alors nous acquérons un Savoir, mais pas avant.

Pour trouver une réponse, nous avons besoin d’un éclairage. Nous sommes comme des hommes qui cherchent un objet dans la nuit, le noir, l’obscurité. Sans phare pour déchirer le rideau des ténèbres, nous en sommes réduits à chercher à tâtons. Mais si un puissant faisceau lumineux est mis entre nos mains, alors nous pouvons le braquer autour de nous et trouver, en le mettant en pleine lumière, ce que nous cherchons.

Lorsque nous l’avons trouvée, cette réponse peut être utile, en premier lieu, à nous-mêmes. Il se peut aussi que ce que nous avons trouvé ait une portée générale pour tous, en toutes circonstances. En ce cas, si telle est notre conviction, le désir peut naître en nous de venir en aide à notre prochain, en essayant de lui transmettre ce que nous croyons avoir compris.

Est-il possible d’aider de cette manière? Assurément, c’est une gageure. L’on ne pourra aider ainsi que ceux qui rencontrent aussi cette question sur leur chemin. Et encore, cela ne les dispensera pas de reconnaître eux-mêmes ce qu’il en est vraiment. Mais, sans doute, seront-ils réconfortés de constater qu’ils ne sont pas les seuls à être confrontés à de semblables dilemmes, ni les seuls à devoir y trouver des réponses.

Une énigme que certainement tout homme est amené à se poser d’une façon aigüe et pas seulement intellectuelle au cours de son existence terrestre, est assurément la question de la nécessité ou de l’absence de nécessité de telle ou telle expérience vécue. L’on parle beaucoup du destin, des guides qui doivent présider à celui-ci, et de la Volonté de Dieu. La question est de savoir si chacun d’entre nous a déjà – de la part de l’autre « côté »une route toute tracée, route dont il convient de retrouver les jalons sur le plan terrestre.

Avons-nous un destin à accomplir? Y a-t-il un Plan Divin sur nous? Dieu Se soucie-t-il que nous empruntions ce chemin plutôt que tel autre? Lui soucie-t-il que nous soyons à Brest plutôt qu’à Vienne? Préfère-t-Il que nous lions notre destinée à celle de Béatrice plutôt qu’à celle de Léopoldine? Et si nous sommes poussés à prendre telle orientation plutôt que telle autre, est-ce simplement « notre destin » ou est-ce la « Volonté de Dieu »?

De multiples circonstances de notre vie nous ont contraints de nous interroger à ce sujet et assurément nous n’allons pas nous contenter de poser les questions, nous allons prendre parti et opter pour un genre de réponse bien déterminé. Non! nous ne croyons pas que nous soyons suffisamment importants3 pour que Dieu veuille que nous fassions une chose plutôt qu’une autre. Ses Lois nous font simplement récolter les conséquences de notre vouloir.

Dieu veut que nous ayons ce que nous voulons, ce que nous avons voulu. Aussi les rayonnements des astres, les fils de notre destin nous poussent et nous attirent sur les chemins que nous avons nous-mêmes choisis. Et ceci avec une force plus ou moins grande. Cela veut-il dire qu’il est dans la Volonté de Dieu que nous subissions passivement ces influences sans y opposer un nouveau vouloir?

Bien sûr que non! Lorsque, de par l’irradiation de notre esprit, un nouveau vouloir s’éveille en nous et que ce nouveau vouloir suit une orientation différente du vouloir antérieur, c’est le combat de l’ancien et du nouveau, du passif et de l’actif, d’hier et de maintenant. Et des fils, nouveaux eux aussi, viennent s’entremêler avec les anciens, complexifiant le tissage et nous tiraillant de droite et de gauche, le tout rythmé par le ballet des astres.

Selon les positions qu’ils occupent dans le ciel, ce sont les anciens fils ou les nouveaux qui ont la possibilité de se faire sentir. Lorsque les anciens sont au repos, il est possible d’en tisser de nouveaux. Lorsque les anciens tirent à nouveau, s’il n’a pas assez de force intérieure, le sujet ne sait plus ce qu’il veut, et s’il a tissé prématurément de nouveaux fils avant que les anciens ne soient dénoués, son libre vouloir s’est encore restreint d’autant.

Il est un domaine où la question des liens karmiques revêt une particulière acuité, c’est la question des liens (tout court) dans les relations humaines. S’il s’agit de liens karmiques qui font que deux personnes doivent se trouver ou se retrouver, elles y seront poussées par des genres semblables astraux, à la suite de quoi elles noueront des liens terrestres, qui donneront toute leur pleine valeur aux liens karmiques.

Prenons un exemple: Il est un secteur, dans les relations humaines, où, du fait du nombre important d’esprits humains qui ont péché dans ce domaine au cours de leurs vies passées, nombre de ces relations présentent un caractère karmique prononcé. Il s’agit du mariage dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’il est contracté d’une façon déshonorante dans plus de 80 % des cas. Ce qui explique qu’il puisse être aussi souvent de nature karmique, vu qu’il est absolument impossible de contracter un lien karmique en vibrant dans la Pureté, qui protège ceux qui la servent de l’avènement de tout karma.

Entrons dans le concret: Un tissage de fils karmiques amène une personne à rencontrer sur son chemin une autre personne avec laquelle il est question qu’elle se marie. Nous venons de le dire, si ces personnes étaient pures, point de mariage karmique possible. Seulement voilà, dans leurs vies passées, ces personnes ont, par exemple – ce qui est, hélas, très fréquent -, abusé de la sexualité. Elles se sont données l’une à l’autre pour la seule satisfaction de leurs corps, sans véritable amour de l’âme. Elles donc joui de la sexualité de manière impure.

Comme les Lois sont bien faites, dans leur vie présente, elles ont toutes deux récolté un fort instinct sexuel très difficile à maîtriser. C’est bien normal, puisque c’est précisément cela qu’elles ont voulu: l’exaltation de la sensualité de leur corps. Ceci se traduit, sur le plan astral – et même astrologique -, dans leurs cartes du ciel, par la planète Pluton en force, ou par une forte importance accordée au secteur – ou à la « maison » – 8, qui gouverne ces choses, ou encore par la présence d’une ou plusieurs planètes dans le huitième signe (le Scorpion) qui gouverne ou signifie ces choses. Et ceci avec des aspects fortement dissonants, ce qui va faire que la maîtrise de ce domaine leur sera tout particulièrement difficile.

Sur le plan terrestre, les circonstances, l’entourage familial, les nécessités matérielles, le désir d’ascension sociale, et le désir « tout court » (le désir sexuel incontrôlé va être à l’origine du premier tissage terrestre), tout se conjugue afin de pousser la première personne à contacter mariage avec la seconde, tout sauf l’aspiration de son âme, qui ne la porte pas spécifiquement vers cette autre personne, par ailleurs pourvue de réelles qualités morales et spirituelles. Un « argument » de plus pour contracter ce mariage. Or il se trouve que les deux parties ne recherchent pas la même chose dans l’union; l’une aspire à la complémentarité de son âme mais se marie pour la satisfaction de ses instincts, ou – plutôt – parce qu’ayant déjà satisfait avec ses instincts avec l’autre personne, les liens qui en résultent sont déjà trop forts pour être facilement rompus, l’autre voit dans le mariage des possibilités d’évolution de la personnalité, mais épouse la première pour les mêmes raisons qu’elle.

Le lecteur concevra sans peine que, placé dan une telle situation, il est bien difficile de ne pas suivre la « pente », en cédant à cette conjugaison de forces de pression, qui ont, de surcroît, la faculté de considérablement rétrécir le champ de vision des intéressés. Supposons donc que – ce qui arrive, hélas!, dans la majorité des cas, en semblable situation – cette personne, par faiblesse, cède à la pression environnante et contracte ce mariage. Elle se marie, donc, avec réticence, alors que le fait, quant à elle, sans aucune hésitation. Il est clair qu’à la suite de cet événement des liens vont encore se tisser entre les personnes et que des expériences vécues vont en résulter. Il est probable qu’une bonne part de ces expériences seront teintées d’amertume pour celle qui s’est ainsi mariée sans le profond sérieux spirituel exigé par cet acte. On a toutes les raisons de penser que, suite à ces expériences vécues, une leçon pourra en résulter lors de la prise de conscience rendue possible par le fait que cette union apporte plus de souffrances que de joies.

Et c’est ainsi que nous arrivons aux questions que notre réflexion souhaite poser: Faut-il, pour cette personne, considérer que ce mariage était une « erreur »? Si oui, avait-elle la possibilité d’éviter cette erreur, ou bien doit-elle considérer – au moment de son « retour en arrière » – qu’elle devait nécessairement « en passer par là » pour apprendre ce qu’elle sait maintenant? Ne pouvait-elle pas le savoir avant? Ou l’apprendre autrement?

Les réponses à ces questions sont, à chaque fois, oui et/ou non. Oui, l’expérience de l’erreur est évitable lorsque l’on peut trouver ce qui est juste et atteindre le but sans elle. Non si c’est le seul moyen.

Lorsque l’intuition est claire, lorsque l’on a encore la capacité de se laisser guider par des aides ou des guides spirituels, lorsque l’on est capable de voir et de reconnaître ce qui est juste, lorsque la Volonté de Dieu, non quant aux cheminements particuliers mais en rapport avec l’orientation qu’il convient de donner à notre vouloir, nous est nettement perceptible, alors nous pouvons aller droit au but.

Mais si nous ne voyons pas le chemin, il ne nous reste plus la voie longue et difficile de l’expérimentation concrète de tout se présente à nous, afin de goûter la saveur des fruits de notre vouloir. C’est le procédé de la découverte du but « par essais et erreurs » qu’expérimentent les rats de laboratoire dans les labyrinthes.

La part de libre volonté

Elle est faible. Lorsque les courants karmiques refluent à flots – comme c’est souvent le cas aujourd’hui – dans les radiations des astres, l’on peut s’en donner à cœur joie avec les prédictions. Pour qui sait correctement interpréter, ça « marche » terriblement bien. Tout dépend du « paquet » que chacun a à porter.

Les reflux karmiques négatifs ne peuvent être arrêtés que par une aura d’une pureté hors du commun. Ce n’est que la clarté de l’aura qui rend possible un « rachat symbolique« . Hélas, il semble que cette possibilité soit peu exploitée.

Aussi, dans la plupart des cas, suivons-nous fidèlement le « programme », expérimentant jusqu’à la lie la coupe que nous avons nous-mêmes remplie. Ceci n’est guère encourageant et pourrait même nous conduire à un pessimisme marqué quant aux possibilités de Salut et de Rédemption que les esprits humains ont encore à leur disposition.

Cependant, il faut tout de même se réjouir que l’Amour de DIEU Se manifeste encore, de cette manière, aujourd’hui. A vrai-dire, c’est la seule possibilité qui nous reste d’apprendre encore quelque chose de cet « autre maître » qu’est pour nous la douleur. Car, tout le temps que nous sommes encore capables de tirer un gain des souffrances atteignent, tout espoir n’est pas perdu, et ce que nous avons acquis, de cette manière comme de l’autre, restera notre bien propre.

Les « karmas en chaînes »

L’important pour chaque esprit humain est de mettre un terme à son obligation d’expier, qui le maintient enchaîné au sol et empêche son Ascension de par les fils qui restreignent son libre vouloir. Le malheur, c’est que toute épreuve qui n’est pas reconnue pour ce qu’elle est, au lieu d’être une occasion de libération, peut très bien être une possibilité d’asservissement plus prononcé. Pour fuir les conséquences fâcheuses de ce qu’il a lui même voulu, le sujet essaye de s’attaquer intellectuellement aux effets terrestres résultant de ses actes.

Pour cela, il lui est nécessaire, acculé qu’il est, de mentir, dissimuler, trahir sa parole et ses engagements. En supposant qu’il parvienne à ses fins, sa « victoire » sera de courte durée, car à la prochaine circonstance astrale favorable, les Lois ne manqueront pas de lui « rendre la monnaie de sa pièce ». Il sera placé dans une situation encore plus difficile qui exigerait pour être terrestrement « résolue » dans le sens souhaité par lui, l’accomplissement d’actes encore plus répréhensibles. Puisse-t-il comprendre, le plus vite possible, afin qu’il ne soit pas nécessaire d’en arriver là! Quant aux autres, personne ne devrait diriger son regard en direction de son prochain, car personne n’a encore atteint un tel degré de Pureté qu’il n’ait encore lui-même à combattre pour mener sa purification jusqu’à son terme!

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Boomerangs

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1 Commentaire

  1. jean Oliver

    IL se dit tant de choses sur les circonvolutions du karma qu’il est bon de prendre
    connaissance de ce texte qui décrit les nombreuses nuances qui entourent le karma.
    Ce qui me parait le plus important, c’est la capacité que nous avons à nous laisser
    guider face à tout ces reflux, qu’ils soient positifs ou négatifs, car ce qui s’avère nécessaire
    pour l’un demande une guidance différente pour l’autre.
    Retenons que l’amour occupe une place de choix lorsqu’il s’agit de combattre un karma.
    Malheureusement, reconnaissons, d’une manière générale, que l’expérience vécue dans la
    souffrance est la voie qui peut encore sauver bon nombres d’être humains, à condition
    d’en reconnaitre la valeur.
    Naturellement, un esprit réellement éveillé peut parfois s’éviter cette souffrance.

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