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Le sens personnel obstiné
A diverses reprises nous avons, sur le site de l’École de l’Art de Vivre, dû constater les méfaits – et même les ravages – pouvant être provoqués par l’hyperdomination de l’intellect sur la conscience humaine, aux lieu et place de l’esprit. Mais l’intellect n’existe que sur la Terre; dans l’Au-delà – en tant que produit de l’activité du cerveau terrestre – il a complètement disparu. Mais où se trouve la plus profonde racine?, le mal a-t-il là (dans l’Au-delà) complètement cessé d’exister? A cette question la réponse est non. En effet, déjà, seul un esprit paresseux peut – sur Terre – se laisser dominer par l’intellect.
Les caractéristiques incitant à – sur la Terre – se soumettre à l’intellect ne sont, toutefois, pas ancrées dans l’esprit lui-même mais dans l’âme. Plus précisément dans l’enveloppe la plus extérieure de l’esprit lorsqu’il se trouve dans l’au-delà, son corps fin-matériel, pouvant aussi être appelé « corps animique » ou « corps de l’âme ». Lorsque l’on dit d’un être humain – homme ou femme – qu’il a un bon ou mauvais caractère ou même un « sale caractère » l’on fait ainsi allusion aux caractéristiques de son âme, qui – si elles sont bonnes – sont appelées « qualités » ou qui – si elles sont mauvaises – sont appelées « défauts ».
Si les défauts incitent à acquérir des vices (tendances négatives ou penchants aussi appelés – dans la société actuelle moderne – « addictions ») et à commettre des péchés, les qualités ne doivent pas être confondues avec les Vertus. Les Vertus sont, en effet spirituelles, illimitées et viennent de Dieu Lui-même. Cela veut dire qu’elles concernent l’esprit et peuvent être indéfiniment développées sans jamais atteindre un plafond, et cela pendant toute l’éternité! Les qualités, quant à elles, signifient l’absence des défauts correspondants, puisque à chaque qualité s’oppose symétriquement un défaut et inversement. Le défaut – comme son nom l’indique – n’est, en effet, que le manque de la qualité correspondante.
C’est ainsi qu’à l’équité s’oppose la partialité, à l’honnêteté s’oppose la malhonnêteté, à la loyauté s’opposent la déloyauté et la fourberie, à la sincérité s’oppose l’hypocrisie, à la franchise s’oppose la dissimulation, à la tolérance s’oppose l’intolérance, à la sobriété s’opposent la prodigalité et la gourmandise (ou même la goinfrerie!), à la tempérance s’oppose l’intempérance, à la générosité s’opposent l’avarice et la cupidité, à la bonté s’oppose la méchanceté, à la chasteté s’opposent la concupiscence et la luxure, à la diligence s’oppose la paresse, à l’intégrité s’opposent la corruptibilité et la complaisance, à la clémence s’opposent la soif de vengeance et la rancune, à la prudence s’oppose la témérité, etc.
A noter que la Chasteté est à la fois une qualité et une Vertu. En tant que pureté des pensées la Chasteté est une qualité. En tant que culture de la Pureté elle-même elle est aussi une Vertu pouvant être développée pendant toute l’Éternité.
Il est un fait que chacun qui veut s’élever vers la Lumière doit toujours avoir présent à l’esprit: Les caractéristiques (au sens défini plus haut) propres à un être humain avec ses erreurs spécifiques, en tant qu’âme, il les emporte avec lui à travers de nombreuses incarnations. Mais quand va-t-il enfin s’en débarrasser de son sens personnel obstiné [« Eigensinn »] pour embrasser la véritable Abnégation si bien mise en lumière notamment par Jacob Beilhart? Quand va-t-il déposer la fausse charge de ses épaules? C’est à lui seul d’en décider!
Tout bien considéré, l’Enseignement de Jésus sur la véritable Abnégation constitue le Cœur même du Message de Jésus..
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Un homme obstiné


Mais peut-être serait-il bon de s’attaquer à un seul défaut à la fois, celui pour lequel on s’obstine parfois inconsciemment, malgré des expériences qui en démontrent les conséquences assez nettement?
Il est incontestable qu’un homme obstiné ne peut que demeurer loin de la Lumière.