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Rancœur et rancune

Rancœur et rancune

Rancœur et rancune

La rancœur est toujours injuste; la rancune est toujours injustifiée. Rancœur et rancune sont de véritables poisons pour l’âme de ceux qui les éprouvent. Elles s’installent souvent sans faire de bruit, après une déception, une trahison, une injustice apparente ou des paroles méchantes et blessantes. Mais rien de ce qui peut arriver à un être humain ne peut jamais justifier la rancœur, encore moins la rancune.
Au début, l’on s’imagine que conserver une telle colère nous protège. L’on suppose qu’en entretenant sa blessure, l’on n’oubliera pas de si tôt ce que l’on nous a fait comme « vacherie ». Mais, avec le temps, cette douleur auto-entretenue finit surtout par consumer de l’intérieur celui qui se complait à la faire revivre et à entretenir les querelles.
La différence entre la rancœur et la rancune, c’est que si la rancœur est incluse dans la rancune, elle ne souhaite ou ne prémédite pas forcément pour autant la vengeance, alors que la rancune, pour le moins, souhaite le malheur pour autrui jugé – à tort ou à raison – responsable du malheur qui accable le rancunier.
Observons ceux qui, autour de nous, sont encore soumis à des humeurs bien humaines, qui se sentent offensés ou repoussés par les autres, qui, d’une façon générale, ne pensent qu’à eux, ainsi que le font de semblables individus, qui ont constamment de l’acrimonie ou de la rancœur envers les autres et parfois même envers eux-mêmes, et qui, souvent, expriment du mécontentement! Bref, qui, en de nombreuses petites choses, troublent souvent l’Harmonie, ne serait-ce que par un visage renfrogné ou par le fait de se sentir vexé … Ce sont tours là des témoignages de manifeste immaturité. En réalité, l’esprit, lui, ne se vexe pas. Jamais.

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Jésus enseigne l’Abnégation Absolue

Jésus enseigne l’Abnégation Absolue

Jésus enseigne l’Abnégation Absolue

L’Enseignement de Jésus
L’Enseignement de Jésus dans les Évangiles est théoriquement bien connu de nombreux Chrétiens. Ils croient bien le connaître. De nombreuses Paraboles et Paroles leur sont tout à fait familières, y compris celles que nous évoquons tout particulièrement, aujourd’hui. Mais en ont-ils tous bien compris – et surtout accepté – le Sens le plus profond?
L’Abnégation
A plusieurs reprises nous avons, sur ce site, évoqué l’Abnégation. Nous avons vu que, par exemple, selon Jacob Beilhart, elle est la condition même du vrai Bonheur. C’est sûr, le « vieil homme » – autrement dit l’ego faisant généralement preuve d’un sens personnel obstiné – doit mourir!
Mais que dit Jésus au sujet du moi, de l’ego, de l’Abnégation? En parle-t-Il? Pour le savoir, commençons par nous poser la question: Qu’est-ce qui pourrait bien empêcher un être humain d’entrer au Paradis? Le meurtre? L’adultère? Le vol? Le mensonge? Les faux témoignages? La convoitise? Tous les péchés interdits par les Dix Commandements? Mais, lorsque Jésus a Lui-même répondu à cette question tout à fait cruciale, étonnamment Il n’a mentionné aucun de ces péchés pourtant flagrants!
En fait, ce qu’Il a alors dit a même troublé Ses plus proches Disciples, c’est-à-dire les 12 Apôtres qui avaient cheminé et vécu avec Lui pendant trois années et demie, qui L’avaient vu guérir de nombreux malades et même ressusciter plusieurs morts. Même eux n’avaient pas complètement compris tout ce qu’Il disait. Il a désigné quelque chose de tellement courant, de tellement accepté dans la vie de tous les jours que presque tous ceux qui L’écoutaient pensaient être en sécurité. Ils pensaient peut-être avoir tout compris, mais, pour une part, ils se trompaient.
La Porte étroite
Et – si ce moment arrive – lorsque vous aurez compris de quoi il s’agit vraiment, vous  comprendrez peut-être aussi pourquoi Jésus a dit que la Porte est étroite et qu’il en est peu qui la trouvent. Vous comprendrez aussi pourquoi, au fil des années, ce si important Enseignement a été  discrètement «adouci», reformulé, édulcoré, et parfois même complètement ignoré pendant des siècles, parce que – pour beaucoup – il est profondément dérangeant. Et les Vérités qui dérangent ne remplissent pas forcément les églises et autres lieux de culte, le Dimanche matin.
Si vous avez grandi au sein d’une église, imbibé de catéchisme, environné par une famille croyante ou même simplement dans une culture enracinée dans le Christianisme, vous avez – que vous en soyez ou non conscient – été imprégné d’une certaine compréhension édulcorée et aseptisée des Évangiles. Et cette perception enjolivée ressemble généralement à ceci: «Soyez une bonne personne! Essayez de ne pas commettre trop de péchés. Allez à l’église le plus régulièrement possible. Croyez en Dieu. Et lorsque l’heure sera venue pour vous de passer dans l’autre Monde, pour autant que vous n’ayez pas été sur Terre une  personne épouvantable, vous vous présenterez à la Porte du Paradis et le bon «Saint-Pierre» vous laissera entrer.».
C’est une version pouvant être qualifiée de «romantique», la version qu’on retrouve dans les films, dans les feuilletons, dans les conversations courantes, sur les cartes de vœux pour Noël, la nouvelle année et les grandes occasions.
C’est  rassurant, cela semble simple, mais, en réalité, cela n’a que peu – voire rien – à voir avec ce que Jésus a réellement dit, parce que Jésus n’a pas enseigné un «système» en lequel les gens {se trouvant} «bien» peuvent automatiquement pénétrer dans le Paradis. Il n’a pas décrit le Paradis comme la Récompense méritée par ceux qui n’avaient pas commis de gros péchés mais seulement des petits.
Ce qu’Il a enseigné est, en fait, beaucoup plus radical, bien plus exigeant et bien plus personnel que cette conception «rose bonbon» édulcorée par les êtres humains remplis de désirs personnels. Et Son Enseignement Il l’a clairement exposé, notamment tel qu’il est possible de le trouver dans l’Évangile de Matthieu, au chapitre VII, verset 21:
«Ce ne sont pas ceux qui disent «Seigneur, Seigneur» qui  entreront dans le Royaume des  Cieux, mais seul y entrera celui qui fait la Volonté de Mon Père Qui est dans les Cieux.».

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L’être humain a-t-il le droit de tuer?

L’être humain a-t-il le droit de tuer?

L’être humain a-t-il le droit de tuer?

Introduction
L’être humain a-t-il le droit spirituel et moral de tuer? Question étrange? Pas vraiment! Certes, « tout le monde » connaît le Cinquième Commandement « Tu ne dois pas tuer », souvent formulé, en français, au futur: « Tu ne tueras pas ». Si l’on s’arrête là, tout semble simple, mais si l’on rentre dans le détail, l’on va voir que cela peut se montrer nettement plus complexe.
Est-il permis de tuer des animaux?
Est-il permis de tuer des animaux? Que ce ce soit pour les manger ou pour d’autres raisons, cette question ayant déjà été abordée en détail (Nota Bene: Il est nécessaire d’être enregistré et connecté pour pouvoir voir cette page), nous n’allons pas la re-développer en détails ici. Il est clair que parmi tous ceux qui veulent respecter le Cinquième Commandement il y a des mangeurs de viande. Même s’ils ne tuent pas eux-mêmes les animaux qu’ils mangent, il est clair qu’ils participent à la mort des animaux qu’ils mangent. Alors transgressent-ils le Cinquième Commandement?
Est-il permis de tuer des criminels?
Là aussi, vaste sujet! Même si les bourreaux qui exécutent les sentences ont, en fonction des Lois de la Création, bien évidemment, aussi, en cela, une responsabilité personnelle, la question ne concerne pas fondamentalement l’individu mais la société: La société a-t-elle le droit spirituel et moral d’exécuter les criminels?
C’est certes un moyen commode de s’en débarrasser et aussi – secondairement – de faire en sorte qu’ils ne soient plus à la charge de la société. Mais la question fondamentale est ici: L’être humain a-t-il le droit de tuer, ou cela est-il réservé à Dieu?
Que – après un procès en bonne et due forme – la société se protège des individus dangereux et malfaisants en enfermant les détenus, c’est certes normal. Mais, dans la Bible, il est écrit: « A moi la Vengeance, à Moi la Rétribution! » (Deutéronome XXXII-35) et c’est, bien évidemment, l’Éternel Qui parle!.
En fonction de cela, la société a le droit de se protéger et de protéger ses membres, citoyens d’un pays donné, mais ce n’est fondamentalement pas à elle de châtier, et en particulier – en ce cas – d’ôter la vie terrestre.
Est aussi à considérer le fondamental point suivant: Régulièrement des cas de personnes initialement condamnées puis considérées comme innocentes et libérées de la détention à l’issue d’un procès en révision – parfois après plusieurs décennies en prison! – « défrayent la chronique ». Le caractère définitif de la peine de mort empêche définitivement de réparer une éventuellement erreur judiciaire. Rien que ce point devrait suffire à exclure la peine de mort des condamnations judiciaires.
En France, l’homme politique, à l’époque ministre de la justice et garde des sceaux, qui est à l’origine de l’abolition de la peine de mort pour les coupables a été « panthéonisé ».
Est-il permis de tuer en cas de guerre?
Tout dépend s’il s’agit de se défendre, défendre sa famille, défendre son pays, etc., ou d’agresser un autre pays. Toutefois, la frontière n’est pas toujours nette. Par exemple, l’attaque japonaise sur Pearl Harbor a conduit les USA à porter la guerre jusque dans le Pacifique et même de lancer des bombes atomiques sur sur les villes japonaises de Hiroshima et Nagasaki. Était-ce toujours de la « défense » ou n’était-ce pas devenu de l' »attaque »?

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La pulvérisation de l’ego

La pulvérisation de l’ego

La pulvérisation de l’ego

A ce propos, jusqu’ici nous avons parlé de l’Abnégation en tant que Cœur de l’Enseignement de Jésus, du vieil homme qui doit mourir, du nécessaire effacement du moi tel que préconisé par Jacob Beilhart, de l’indispensable disparition du sens personnel obstiné, de la nécessaire Humilité à cultiver en toutes circonstances… Qu’est-il encore possible d’ajouter de plus à ce sujet?
Cela devrait, en fait, largement suffire, mais comme – malgré toutes les exhortations adressées à l’esprit – l’ego, sa caricature, de lui-même, ne veut pas disparaître et, pour sa survie, déploie toutes les stratégies possibles, il est, en fait, devenu indispensable de le pulvériser, ce que seul peut, peut-être, parvenir à faire … un « voyage à Canossa »!
Le voyage à Canossa
De quoi s’agit-il avec ce « voyage à Canossa »? Il s’agit là d’une expression devenue populaire pour désigner une expérience d’humiliation extrême volontairement auto-infligée. L’expression « voyage à Canossa » vient d’un événement historique…
L’expression «aller à Canossa» ou faire le «voyage à Canossa» signifie céder complètement devant son adversaire, s’humilier publiquement et implorer le pardon de quelqu’un après avoir vainement tenté de lui résister.
Aujourd’hui, on l’utilise surtout dans le langage politique ou diplomatique, lorsqu’un dirigeant doit faire machine arrière et subir une humiliation publique pour préserver son pouvoir ou sortir d’une crise.
Cette expression vient d’un événement réel et spectaculaire qui s’est déroulé en janvier 1077 au château de Canossa (situé dans le nord de l’Italie).
La pénitence de Canossa de janvier 1077 est une clef du conflit médiéval entre la papauté et le souverain germanique, au cours duquel le roi des Romains Henri IV vient s’agenouiller devant le pape Grégoire VII afin que celui-ci lève l’excommunication prononcée contre lui..
L’origine historique: Le choc entre l’Empereur et le Pape
Au cœur de l’histoire, on trouve une lutte de pouvoir totale (appelée la « Querelle des Investitures ») entre deux hommes:
Henri IV, le puissant empereur du Saint-Empire romain germanique.
Grégoire VII, le pape, bien décidé à libérer l’Église de l’influence des souverains.
Cet épisode resté célèbre s’inscrit dans la querelle des Investitures, controverse qui a opposé les empereurs allemands (puis les rois de France) à la papauté dans la désignation des évêques.

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