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Éduquer mon enfant de la juste manière
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« Une main de fer, dans un gant de velours. »
– Proverbe –
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Education – La bonne Education – Jean Baptiste Simeon Chardin
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Introduction
Si l’on est un être humain spirituellement responsable, que l’on soit père ou mère, il est naturel d’être habité par la profonde aspiration à bien élever son ou ses enfants. Élever – le mot lui-même l’indique déjà! – c’est permettre à un enfant de grandir, de – à la fin du processus éducatif – se tenir plus haut qu’il n’était au début, de s’élever vers la Lumière!
Cet écrit s’appelle simplement « Éduquer mon enfant de la juste manière » et non « Comment éduquer mon enfant de la juste manière? ». Parce qu’il n’y a pas de « comment », pas de recettes, ce qui ne veut pas dire qu’il y ait rien à savoir, mais il ne s’agit pas de savoir intellectuel mais d’un Savoir vivant, purement spirituel. En langue allemande « Savoir » se dit « Wissen », alors que « Gewissen » signifie « Conscience ». Le « Ge« rappelle ici le mot « Geist » [« Esprit »], ou encore « geistig » [« spirituel »]. La signification est simple: Le vrai Savoir – qui donne la Conscience – c’est le Savoir de l’Esprit, le Savoir Spirituel.
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École maternelle à Amsterdam – Max Liebermann
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Alors, pour – dès le plus jeune âge – bien élever son enfant, voici, notamment, ce qu’il faut avoir intériorisé:
Principes de base
– Un enfant n’est pas un petit adulte. Par rapport à l’adulte il est fondamentalement d’un autre genre: Le genre entéallique. Le genre entéallique est notamment celui des animaux et des êtres de la Nature, avec lesquels le jeune enfant peut avoir une relation privilégiée, alors que le genre fondamental de l’adulte est le genre spirituel.
Cela ne veut naturellement pas dire qu’un enfant n’a pas d’esprit mais seulement que, chez l’enfant, l’esprit n’a pas encore fait sa percée, de sorte qu’il n’est pas opérationnel dans le corps terrestre, avant l’adolescence. En effet, pour une pleine jonction avec la conscience terrestre, l’esprit a besoin de la force sexuelle du corps terrestre gros-matériel, laquelle n’est produite par le corps terrestre qu’à l’adolescence.
– Les expériences accumulées par l’éducateur étaient valables pour l’éducateur. L’enfant doit vivre sa propre vie.
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Éducation des enfants de Clovis
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– Un enfant a le droit à son enfance. Pour les parents et les éducateurs, c’est un Commandement de laisser les enfants être et demeurer des enfants aussi longtemps … qu’ils sont encore … des enfants! Il s’agit donc – afin de les protéger de la précocité malsaine – de les tenir éloignés des préoccupations et des conversations des adultes en lesquelles ils n’ont pas leur place!
– L’enfant n’a aucun droit sur les biens de ses parents, et donc pas non plus de droit inconditionnel à l’héritage. Les biens des parents leur appartiennent jusqu’à la fin de leur vie et doivent – ou devraient – pouvoir disposer de manière totalement libre de ce qu’ils désirent ou non transmettre en tant qu’héritage.
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Éducation – Louis XI surveillant l’éducation du dauphin – Alexandre Évariste Fragonard –
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– Un enfant – quoi qu’en pensent Lamartine et le romantisme – n’est pas un double ou une copie des parents, mais une âme indépendante, porteuse d’un esprit indépendant, une âme qui – selon les Lois de l’Évolution – cherchait à revenir sur Terre pour expier et racheter son karma et poursuivre son évolution.
– Le rôle des parents est déjà de préparer le réceptacle terrestre pour le parfait accueil de l’esprit à l’adolescence (maturité sexuelle ou puberté).
D’ici là, les convictions spirituelles, religieuses ou idéologiques des éducateurs ne peuvent pas être « injectées » aux enfants, mais les enfants peuvent être préparés à accueillir la Vérité.
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Éducation d’Alexandre le Grand
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– L’enfant a le droit a la protection de ses parents et éducateurs et même de celle des adultes de façon générale, à condition, toutefois, qu’il la mérite.
– Même si – après avoir franchi le Léthé – son âme a oublié tous les actes – bons ou mauvais – commis dans ses précédentes incarnations, un enfant n’est nullement innocent. Le plus souvent, son âme est bien chargée de karma.
Ce qu’il ne faut pas faire
– Se projeter dans l’enfant. Un enfant n’est pas un autre moi, mais un être indépendant, ayant son propre chemin de rédemption et d’évolution à parcourir.
– Ambitionner des performances intellectuelles pour ses enfants, afin de pouvoir se sentir fier ou fière d’eux. Cela ne peut nourrir que la vanité.
Par exemple, une mère qui veut apprendre à lire à ses enfants avant même que ceux-ci arrivent à l’école primaire, de sorte qu’ils soient « en avance » sur tous les autres et qu’elle puisse être « fière d’eux ». Ce n’est rien d’autre qu’un désir personnel, de la vanité. De nombreux désirs personnels ne sont pas légitimes et peuvent devenir un gouffre et ne servent qu’à faire s’enfler l’ego.
– Surcharger l’intellect des enfants avec des connaissances intellectuelles terrestres inutiles. Les programmes scolaires de la plupart des écoles dans presque tous les pays de la Terre sont conçus par des intellectuels qui n’ont comme but que de glorifier l’intellect et l’érudition. Le philosophe français Michel de Montaigne prônait pourtant justement le principe selon lequel « Une tête bien faite est préférable à une tête bien pleine. ».

Tête bien faite et tête bien pleine
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Une tête bien fait est une tête où règne un juste équilibre entre le cerveau d’intuition – le cerveau postérieur ou cervelet – et le cerveau intellectuel – le cerveau antérieur -.
La fausse éducation intellectuelle à outrance – telle qu’elle est de nos jours couramment pratiquée dans la quasi-totalité des systèmes éducatifs – a généralement pour conséquence que, par la fausse instruction, l’intellect est, chez l’enfant, hissé jusqu’à atteindre la domination illimitée de sa personnalité, ce pour quoi l’enfant n’est que partiellement responsable. La plus grande partie de la culpabilité atteint l’éducateur ou l’enseignant qui en est responsable. Le parent ou l’éducateur est, dès lors, lié à l’enfant, jusqu’à ce que celui-ci soit libéré de l’erreur et de ses conséquences, même si cela doit durer des siècles ou même des millénaires… Un fait que les éducateurs devrait toujours avoir présent à l’esprit!
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Tête bien faite et tête bien pleine
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– Ne pas tenir compte de la Loi de la Compensation.
Ce qu’il faut faire
– Tenir compte de l’enfant. Tous les enfants ne peuvent ni ne doivent pas tous être élevés exactement de la même manière. Ce qui est bon pour l’un n’est pas automatiquement bon pour tous exactement de la même manière. L’éducateur doit observer l’enfant, afin d’adapter sa pratique à lui: Certes, « une main de fer » (fermeté) mais … « dans un gant de velours » (souplesse).
– En toutes circonstances et dès sa naissance, montrer à l’enfant que la Loi de la Compensation existe. L’enfant n’a pas un droit inconditionnel et absolu aux soins et à la protection des adultes, parents et/ou éducateurs. Il doit les mériter et donc offrir une compensation pour cela, ne serait-ce que par une attitude reconnaissante.
– Favoriser la relation entre l’enfant et la Nature, donc les animaux et l’Entéallité. Un enfant qui a été profondément immergé dans le Monde entéallique a reçu la meilleure ase pour l’accueil du Spirituel, au moment de son adolescence.
– Donner l’exemple. Ainsi que l’exprimait fort pertinemment Albert Schweitzer: « Prêcher par l’exemple n’est pas la meilleure façon de prêcher …, c’est … la seule! ». En attendant qu’il atteigne l‘adolescence puis l’âge adulte, l’enfant a été salutairement doté par le Créateur de l’instinct d’imitation. Il suivra, tout naturellement, les bons exemples (tout comme les mauvais). D’un point de vue éducatif, rien n’est plus désastreux qu’un soi-disant éducateur adepte du « Faites ce que je dis … mais pas ce que je fais! »!
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Éducation de la Vierge – Pierre Letellier
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