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Qu’est-ce que le Karma?

par | 4 Avr 2024 | Autres Articles, Dictionnaire, Enseignements Spirituels | 0 commentaires

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Qu’est-ce que le Karma?

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« Naître, mourir, renaître encore, et progresser sans cesse,
telle est la Loi. »
– Allan Kardec –

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Définition du Karma

Le Karma! Au sens le plus élevé, avec un « K » majuscule, il peut s’agir de la Volonté et de la Justice de Dieu, c’est-à-dire du Saint Esprit Lui-même!

Plus communément, le karma désigne le compte créditeur ou débiteur de chaque être humain vis-à-vis des Lois de la Création. En ce sens la Loi du Karma est autre nom de la Loi de l’Effet de Réciprocité.

D’un point de vue étymologique le mot « karma » – ou « karman » – dérive du sanscrit (ancienne langue sacrée de l’Inde, encore un peu oralement utilisée aujourd’hui et un peu plus par écrit par les érudits).

Au départ il désigne l’action au sens large, sous toutes ses formes, puis, au sens religieux, l’action rituelle. Puis, au sens le plus large, l’action avec toutes ses conséquences et répercussions.

Enfin, par extension, il finit par désigner le cycle complet des causes et des conséquences lui-même. L’on peut dire que le karma est la somme de ce qu’un être humain fait, a fait ou fera.

La Roue du Karma

D’où sa représentation traditionnelle sous forme de « Roue », la « Roue du Karma »..

.Qu'est-ce que le Karma?

La Roue du Karma – Crédit

Karma et réincarnation

La notion de karma est intimement lié à l’idée de réincarnation, car sans la réincarnation aussi appelée renaissance – étant donné que c’est une évidence pour tous que, la plupart du temps, le karma ne se répercute pas intégralement à l’intérieur d’une seule vie terrestre -, la notion de karma perdrait son sens.

En fonction de leur karma personnel, les êtres renaissent ou se ré-incarnent en fonction de la nature, juste ou fausse, bonne ou mauvaise, lumineuse ou ténébreuse, de leurs actes non seulement ceux accomplis au cours de leur actuelle, dernière ou plus récente existence, mais aussi ceux accomplis au cours d’autres vies antérieures, pour autant que, par la répercussion, ces actes n’aient pas encore trouvé leur achèvement, donc leur conclusion ou dénouement.

C’est ainsi tout acte (karma) accompli par un être humain produit – en tant que récompenses ou châtiments – des effets, positifs ou négatifs, agréables ou désagréables, dynamisants ou destructeurs, se répercute, de vie en vie, formant ainsi le tapis de son destin, lequel n’est donc jamais arbitraire.

Il est aussi important de préciser qu’en vertu de la Loi de la Pesanteur Spirituelle s’exprimant dans la Symbolique tout acte généré dans un genre de matière donné – par exemple la matière grossière lourde (le plan physique) – ne peut se dénouer que dans le même genre de matière. C’est la raison pour laquelle, par exemple, un meurtre physique (quel qu’il soit) accompli sur le plan terrestre ne peut aussi être dénoué que sur le plan gros-matériel terrestre.

La Loi du Karma

La Loi du Karma est connue depuis longtemps de plusieurs religions indiennes, dont l’hindouisme, le sikhisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Selon la Loi du Karma, chaque être humain est lui-même responsable de son karma, et donc de ses actes, et, par conséquent, aussi de sa possibilité de sortir du « Saṃsāra », c’est-à-dire de l’obligation de se réincarner. Les premières références au karma se trouvent dans les Upanishad.

Loi du Karma et Spiritisme

Il n’y a pas qu’en Inde que la réincarnation et le karma sont connus depuis longtemps. Des enseignements occidentaux parlent aussi de karma, notamment ceux du spiritisme. D’une façon générale, nous ne prônons nullement le « spiritisme » – qui – comme tous les « ismes » – est une systématisation intellectuelle d’une vérité initiale pouvant être juste en elle-même mais qui – de par sa systématisation même – perd de sa vérité – et donc de sa crédibilité.

De plus, la possible dépendance aux esprits de l’Au-delà induite par une pratique régulière du spiritisme (« oui-ja », « tables tournantes », consultations médiales, etc.) peut comporter de graves dangers. D’une façon générale, la seule chose que les « esprits » savent de plus lorsqu’ils sont « morts » par rapport à ce qu’ils savaient lorsqu’ils étaient « vivants » c’est que – justement -, malgré la « mort », ils ne sont pas « morts » mais encore « en vie ».

La Bible et le Spiritisme

D’ailleurs, dans la Bible, la Loi de Moïse – le Deutéronome -, interdit aux Hébreux d’interroger les spectres et d’invoquer les morts (Dt 18,11). Cela n’empêcha pas, pour autant, Saül, selon le premier Livre de Samuel, de consulter quand même néanmoins la nécromancienne d’Endor pour s’entretenir avec l’esprit de Samuel, avant de livrer une bataille contre les Philistins (1S 28,7-25).

Le Christianisme et le Spiritisme

De plus, au début du Christianisme, en l’an 318, l’empereur Constantin – comme, d’ailleurs, plusieurs de ces prédécesseurs non chrétiens – publie un décret interdisant «la communication avec les âmes des défunts».

Toutefois, certains spirites – comme Léon Denis – reconnaissent volontiers les nombreux points communs existant entre « Christianisme et Spiritisme ».

Savoir périssable et Savoir impérissable

Lorsque, ici, l’on parle de savoir il s’agit naturellement non du savoir de l’intellect – lequel n’est valable que pour les choses terrestres mais de l’unique savoir qui persiste après la mort terrestre; le Savoir spirituel. Pour tous les esprits de l’Au-delà le savoir intellectuel a cessé d’exister au cimetière (et même un peu avant!) avec la désactivation du cerveau gros-matériel terrestre.

Naturellement, la décomposition du cerveau avec le reste du corps après la mort ne fait que rendre cet effacement des données terrestres complètement définitif. C’est la même chose que de jeter un disque dur chargé de données dans un incinérateur. Non seulement le cerveau est effacé mais il est détruit. Il n’en reste rien, pas même le support.

La Vérité reste la Vérité, partout où elle se trouve

Ceci étant dit, cette nécessaire mise en garde à l’égard du spiritisme en tant que pratique occulte n’empêche pas de pleinement reconnaître ce qui, d’un point de vue doctrinal, peut être complètement juste et conforme à la Vérité, tel que cela peut être trouvé dans des enseignements comme ceux d’Allan Kardec, Léon Denis, Chico Xavier, etc. Il est naturellement toujours préférable de ne se référer qu’à un Enseignement ne contenant que de complètes Vérités.

Par exemple, l’inscription – citée en exergue du présent article – « Naître, mourir, renaître encore, et progresser sans cesse, telle est la Loi. » – gravée sur la tombe d’Allan Kardec au Père-Lachaise est tout à fait juste. Cela correspond tout à fait au sens de la vie, de façon générale, et en particulier au sens des vies successives ou réincarnations, qui sont la condition même de l’existence de la Loi du Karma, qui, en tant que – Loi des Semailles et des Moissons – peut aussi simplement se formuler ainsi:

 L’être humain récolte ce qu’il sème.

Edgar Cayce, le karma et la réincarnation

Le célèbre voyant américain, Edgar Cayce, quant à lui, à travers ses « Lectures de vie », enseigne (même si involontairement!) la réincarnation et le karma comme des instruments utilisés par les Lois d’un Dieu d’Amour permettant à l’être humain de se juger et de se racheter lui-même, plutôt que de simples lois uniquement naturelles et dépourvues de finalités spirituelles. Le but de la réincarnation (mot signifiant « retour dans la chair ») et du karma est d’enseigner certaines Leçons spirituelles nécessaires à l’évolution du germe d’esprit en route vers la Vie Éternelle.

Les animaux, quant à eux, ont des âmes indifférenciées, – le plus souvent des «âmes-groupes» – plutôt que des âmes individuelles et conscientes. L’individualisation de l’âme animale est, en fait, grâce à l’amour bilatéralement partagé avec les esprits humains, le but de l’évolution animale.

Réincarnation, métempsychose, palingénésie, éternel retour…

Bien que le sens de ces concepts puissent varier selon les différentes doctrines, philosophies ou écoles de pensée, de notre point de vue, la métempsychose affirmant comme possible la réincarnation d’une âme humaine dans une enveloppe animale – voire végétale ou même minérale –, du fait qu’elle est contraire aux Lois de la Création, dans la réalité, n’existe pas. C’est la même chose pour le concept de palingénésie, pour autant qu’on le comprenne de la même manière.

Seule existe la réincarnation ou renaissance – pouvant aussi être appelée « transmigration des âmes » – d’une âme humaine dans un autre corps humain. La notion d’éternel retour, assez vague, peut, elle aussi, être comprise de différentes manières. De notre point de vue, dans le domaine qui nous préoccupe ici, elle ne peut être juste que pour autant qu’elle s’applique à la réincarnation telle que définie ci-dessus.

Selon l’Hindouisme le karma, tel que défini ci-dessus, détermine le dharma de l’être humain, c’est-à-dire l’ensemble des normes et lois, sociales, politiques, familiales, personnelles, naturelles ou cosmiques auxquelles, lors d’une incarnation donnée, il va être soumis.

Conclusion

Pour une âme donnée, dans le cadre du nécessaire dénouement de son karma, la réincarnation est devenue indispensable, lorsque le rachat ne peut s’effectuer au cours d’une seule et même vie terrestre. Chaque réincarnation s’effectue naturellement dans un entourage équivalant à l’état de l’âme s’incarnant. Il convient d’être conscient que, dans l’Au-delà le plus proche de la Terre, à cette fin, un grand nombre d’âmes se tiennent déjà prêtes, dans l’espoir d’une possible réincarnation sur la Terre.

Ce sont, pour la plupart, des âmes humaines qui, retenues par des fils de karma, savent qu’elles n’ont pas d’autre moyen à leur disposition si elles veulent parvenir à une possibilité de rachat dans le cadre d’une nouvelle vie terrestre. Et, bien évidemment, , elles sont conscientes que si elles ne se rachètent pas, elles vont irrémédiablement à leur perte. C’est pourquoi, volontaire ou non, – à quel que moment il se produise -, sans même ici parler du karma de la mère et de l’entourage en une telle circonstance, chaque avortement est une tragédie psychique et spirituelle pour chaque âme qui cherche à s’incarner. Car l’espoir de cette âme de parvenir à « s’en sortir » est, à chaque fois, violemment repoussé.

L’image, c’est un peu comme un naufragé en train de se noyer qui tend sa main vers une main apparemment secourable provenant d’une barque à proximité. Au moment précis où il pensait enfin parvenir à saisir cette main qu’il croyait secourable, non seulement la main se retire, mais, à la place, il reçoit un grand coup d’aviron sur la tête! Après cela, si cela ne lui est pas d’emblée fatal, ses chances de survie sont bien compromises…

C’est pour cela que – quelles que soient les circonstances – toutes les {re-}naissances sont toujours des Bénédictions. Car sans réincarnation pas de possibilité de purger son karma! Et sans dénouement du karma, pas d’Ascension spirituelle, pas de libération de la matière, pas d’accès au Paradis, pas de Félicité éternelle possible!

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Roue du Karma

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