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L’être humain n’a pas d’autre juge que lui-même

par | 10 Juin 2024 | Autres Articles | 3 commentaires

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L’être humain n’a pas d’autre juge

que lui-même

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Lorsque l’être humain de la Terre meurt, en réalité seul son corps terrestre meurt. Au moins jusqu’au Jugement Dernier lui-même ne meurt « jamais ». Ce que nous appelons « mort » c’est juste le fait que son âme quitte le corps terrestre pour pénétrer dans ce que nous appelons l’Au-delà. Le mot « au-delà » est lui-même discutable, parce qu’en réalité rien n’est au-delà: Entre le soi-disant « au-delà » et le soi-disant « en-deça » il n’y a pas de réelle séparation. En-deça comme Au-delà, tout est un monde unitaire transpénétré par les mêmes Lois.

Avec la « mort » le corps terrestre périt et, avec lui, l’un de ses organes les plus importants, celui qui sert d’indispensable outil ici sur Terre à l’esprit humain pour comprendre le monde gros-matériel qui l’entoure: le cerveau. Les pensées, qui forment finalement l’intellect, prennent naissance dans une partie du cerveau, le cerveau antérieur ou grand cerveau. Par conséquent, l’intellect, jugé si important sur Terre, disparaît complètement, lui aussi, avec la mort.

Il est, par nature, éphémère, car l’organe qui le produit — le cerveau — est, par nature, périssable. En effet, que ce soit sur le plan gros-matériel terrestre ou sur un autre plan, rien dans la Création ne peut franchir les limites de son propre genre, dans son être ou dans son activité. Par exemple, il n’est pas question qu’un être humain devienne un animal, pas plus que – inversement – il n’est question qu’un animal devienne un être humain ou qu’il manifeste des caractéristiques spécifiques à l’être humain.

Par exemple – même si la science a pu observer certaines formes, plus ou moins rudimentaires, de langage dans le monde animal, de façon générale, les animaux ne parlent pas un langage articulé, comme le font les êtres humains. Même le perroquet, capable, par instinct d’imitation, de répéter des paroles humaines, ne comprend pas les sons qu’il entend et qu’il répète, et n’interagit pas avec l’être humain ou d’autres animaux par le langage.

L’humain reste humain et l’animal reste animal, parce qu’il y a une différence d’origine (l’être humain est originaire du spirituel, tandis que l’animal est originaire du seul-entéallique) et que ces deux genres de la Création sont fondamentalement différents.

Une conclusion extrêmement importante découle de la constatation du fait que l’intellect, produit par le cerveau terrestre, est périssable. Cela implique, en effet, que l’intellect ne peut saisir et comprendre que ce qui, comme lui, est éphémère et périssable, donc le terrestre. Au-delà de cette limite séparant le genre gros-matériel et le genre fin-matériel il ne peut plus rien appréhender.

Ce qui est fin-matériel et ce qui est spirituel – a fortiori ce qui est éternel comme le Divin – lui échappe donc complètement, tout simplement parce qu’il s’agit là de genres complètement différents. Il ne peut, de ce fait, comprendre et agir au-delà de la matière grossière avec laquelle son cerveau est constitué. Ce serait comme vouloir creuser dans de l’eau avec une bêche ou bien de vouloir s’élever dans les airs en marchant sur l’air avec ses pieds.

Alors, l’être humain est-il condamné à demeurer rivé au terrestre gros-matériel? A cette question la réponse est non, parce que nous possédons au plus profond de nous « quelque chose » d’autre qui nous permet de reconnaître ce qui se tient au-dessus de la matière et est impérissable, donc ce qui est éternel: c’est l’esprit humain qui existe toujours en nous, même après la mort terrestre. Ce Noyau spirituel, qui est, en fait, nous-mêmes, notre être véritable, s’exprime, même sur Terre, par l’Intuition, que l’on peut aussi appeler la «voix intérieure».

L’Intuition est la partie la plus élevée de notre conscience. Elle sait exactement ce qui est vrai et ce qui et ce qui est faux, ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est beau et ce qui est laid. Lorsque l’être humain veut bien l’écouter, il ne peut pas ne pas entendre sa voix intérieure qui, constamment, lui donne son assentiment pour agir, ou, tout au contraire, le met en garde.

A ce sujet, l’écrivain allemand Wilhelm von Humboldt (1767-1835) a écrit:

«Chacun doit, pour lui-même, être un juge et, en vérité, il l’est, car, là où une chose mérite d’être désapprouvée, la voix intérieure le dit plus haut et de façon plus tranchante que ne pourrait jamais le faire une critique étrangère.

Par conséquent, un être humain qui se rend incapable de percevoir son Intuition, pour ne vouloir se fier qu’à son intellect, en réalité, se trouve privé de conscience; il pense, parle et agit sans aucun scrupule. Par conséquent, il commet de nombreuses fautes qui, toutes, génèrent un karma correspondant.

Selon l’Ordre de la Création, l’esprit doit diriger et l’intellect exécuter les ordres de l’esprit. La coopération naturelle entre l’esprit et l’intellect, chacun occupant la place qui lui revient, voilà ce qui est juste et conforme à la Volonté Divine. Mais, au cours de son évolution dans la matière grossière, avec son libre vouloir mal orienté, l’être humain a volontairement troublé la hiérarchie naturelle initialement existante, il est, dans le mauvais sens de l’expression (rien à voir avec Robin des bois!), devenu un «hors-la-Loi».

C’est cela qui constitue le péché héréditaire (traditionnellement mais inexactement appelé «péché originel»): il s’agit du rôle exagéré donné à l’intellect et de l’oppression de l’esprit en résultant automatiquement. Avec le temps, la faillite de l’humanité en fut le résultat.

En effet, l’esprit opprimé et l’intellect unilatéralement cultivé — alors qu’il est lié à ce qui est périssable — constituent, pour l’humanité, le problème fondamental, autour duquel tout gravite. Tous les autres problèmes ne sont, en fait, que les conséquences de ce problème fondamental.

C’est là aussi que réside l’unique point faible par lequel Lucifer, l’Antichrist – l’ennemi de Dieu -, a réussi à contraindre les êtres humains à le servir. Sur le plan de l’éphémère, donc sur celui de la matière, il est capable, dans son action hostile à Dieu, d’enrôler  les êtres humains qui, par une activité exagérée de l’intellect, se sont enchaînés à la matière et sont donc devenus des matérialistes, sinon d’idéologie du moins de fait.

Mais comment l’être humain peut-il se rapprocher de son Dieu? Uniquement avec son esprit! Jamais autrement! Et puisque le Spirituel uniquement peut fournir le Pont pour l’Approche et la Compréhension de tout le Divin, alors il s’ensuit que la soumission volontaire à la domination de l’intellect terrestre – aujourd’hui fièrement confessée par toutes les « sciences », n’est, en réalité, rien d’autre qu’une Déclaration de guerre ouverte à Dieu!

La tendance à vouloir tout appréhender uniquement avec l’intellect ne cessant de croître au fil des millénaires, il en est résulté que – en vertu de la Loi de l’Évolution selon laquelle « La fonction crée l’organe » (en réalité, elle ne le crée pas, elle ne fait que le développer, tandis que l’absence de fonction ne fait que l’atrophier) le cerveau antérieur – ou grand cerveau -, de génération en génération, est – au détriment du cervelet (ou « petit cerveau ») – devenu toujours plus gros et donc plus dominant.

Le cervelet (- alors que les deux cerveaux auraient dû être de poids et de volumes égaux –, ironiquement appelé ainsi du fait de sa petite taille en comparaison avec celle du cerveau antérieur devenu proportionnellement gigantesque) peut aussi être appelé « cerveau de l’Intuition », non pas dans le sens qu’il fabriquerait l’Intuition (ce qui n’est, assurément, pas le cas, puisque l’Intuition provient uniquement de l’esprit!) mais uniquement dans le sens qu’il est – telle une antenne -, pour elle, juste le relais dans la conscience terrestre.

C’est ainsi que le cerveau antérieur hyperdéveloppé a continué, de génération en génération, à se transmettre par hérédité ainsi – de ce fait – que la prédisposition (et non l’obligation!) à opprimer l’esprit vivant de l’être humain et à donner la préférence à la volonté intellectuelle plutôt qu’au vouloir spirituel. C’est ce qui faisait déjà dire à l’Apôtre Paul: «Car je prends plaisir à la Loi de Dieu selon l’être humain intérieur (l’esprit), mais je vois dans mes membres (l’intellect) une autre loi qui me rend captif de la loi du péché.» (Romains VII, 22-23).

C’est donc, pour chaque être humain, le grand dilemme: suivre la Loi de Dieu en écoutant son Intuition ou suivre la loi du péché en écoutant exclusivement son intellect totalement livré à lui-même, hors de la maîtrise de l’esprit. Or un intellect livré à lui-même – du fait que son champ d’investigation est limité à la matière grossière la plus lourde – quelle que soit la manière (négation, anarchie, désobéissance) choisira toujours de s’opposer à Dieu.

La fausse conscience terrestre, exclusivement basée sur la domination de l’intellect et des sentiments, veut faire comme si Dieu et les Lois Divines n’existaient pas. L’être humain sous la maîtrise de l’esprit, lui, reconnaît spontanément et naturellement que sans Dieu et Sa Force il n’est rien, n’a rien et ne peut tout simplement pas subsister.

Même si l’intellect ne veut rien savoir, Dieu n’est pas muet, Il parle à travers Sa Création, en laquelle agissent Ses Lois. L’esprit en l’être humain, lui, sait lorsqu’il agit mal et d’une façon indigne, contraire aux Lois. Un esprit, une fois libéré de l’emprise terrestre, ne peut pas faire autrement que de se juger lui-même.

Être humain contre Dieu, à l’issue d’une telle confrontation, qui doit être vainqueur? A votre avis?

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Juge

Juge

3 Commentaires

  1. Alexandra

    Écouter son intuition, qui parle lors de quantité de circonstances reconnaissables, est indispensable pour prendre les bonnes décisions dans la vie. Il suffit de comparer le résultat de nos actes avec la première impression, qui donne la ligne à suivre, et agir juste dans chaque circonstance.

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  2. Deh Assy

    L’être humain n’a pas d’autre juge que lui-même.

    Et son intellect n’est pas en mesure de sonder les abîmes dans lesquels il le conduit, en conséquence de ses actions opposées au vrai vouloir de l’esprit.

    Il (l’intellect) – si l’esprit n’intervient pas énergiquement pour reprendre les choses en main – conduira, à long terme, l’être humain à sa perte, donc l’esprit à l’anéantissement, en fin de compte.

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  3. Jean OLIVER

    Seule l’emprise terrestre de l’intellect – surtout quand elle a tendance à dominer l’esprit, ce que nous vivons aujourd’hui par les temps qui courent – empêche l’être humain de se rapprocher de son Dieu, ce qui explique, lors de son passage dans l’au-delà, la disparition de celle-ci (l’emprise terrestre), ce qui lui permet de se juger lui même.

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