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Amour et sexualité
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Pas de sexualité sans Amour!
L’Amour il en a déjà été abondamment question. S’il est aussi mentionné ici, c’est parce qu’il n’est pas possible de parler de sexualité sans l’associer à l’Amour. Au sens courant la sexualité ne peut pas être considérée de façon isolée. La sexualité normale a pour but premier la procréation. Elle a, toutefois, un autre but pouvant être appelé « fusion intime et échange de courants réciproques ». De même qu’il n’y a pas de courant électrique sans alternance du plus et du moins, ceci ne peut réellement être vécu qu’entre le positif et le négatif, l’actif et le passif, donc le masculin et le féminin, donc un homme et une femme. Déjà nous nous sommes intéressés à la vie amoureuse des aspirants à la Lumière.
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Couple amoureux
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Et qu’en est-il de l’homosexualité?
Le point de vue moral et religieux
Dans la Bible, sur le plan de la Morale sexuelle, la question est promptement réglée avec la parole: « Tu ne coucheras pas avec un homme comme l’on couche avec une femme, c’est une abomination. » (Lévitique XVIII, 22.). Quelques variantes de traduction ne changeant rien au sens fondamental sont, par exemple, visibles, sur cette page. Voici aussi, par exemple, sur cette page, comment ce verset est commenté par différentes autorités religieuses. Un tel comportement est donc clairement présenté comme une grave déviation.
Le point de vue courant
Mais si l’on considère le phénomène d’en bas, non plus d’un point de vue moral et/ou religieux, mais d’un point de vue « neutre », simplement « scientifique », cela donne quoi?
Selon un rapport datant de 2025, la part de la population globale s’identifiant elle-même comme homosexuelle (hommes et femmes) se stabiliserait autour de 9 % dans les pays industrialisés; c’est une moyenne sur 26 à 30 pays. Cela inclut les homosexuels proprement dits (3%), les « bisexuels » (4%) et les autres catégories (1 à 2 %) comme les « pansexuels ».
Ce qu’il est possible de remarquer c’est que les nés entre 1997 et 2012 (« génération Z ») sont entre 18 et 22 à s’identifier comme homosexuels au sens large, les « milléniaux » (« génération Y ») environ10 à 14%, la génération X environ 5%, et les « Baby-boomers (nés après la guerre): Moins de 3%.
Le pourcentage de personnes s’identifiant ouvertement dépend fortement de l’acceptation sociale et légale:
En France, les études de l’INED et de l’IFOP montrent que si environ 3 % des Français s’identifient strictement comme homosexuels, les chiffres augmentent si l’on parle d’attirance: Environ 7 % à 10 % des adultes déclarent avoir déjà ressenti une attirance pour une personne du même sexe au cours de leur vie. Chez les jeunes femmes (18-24 ans), la « fluidité » est plus marquée: près de 20 % d’entre elles ne s’identifient pas comme exclusivement « hétérosexuelles ».
Ces chiffres sont basés sur l’auto-déclaration (ce que les gens disent d’eux-mêmes). Dans les pays où l’homosexualité est criminalisée ou socialement stigmatisée, les statistiques officielles sont souvent proches de zéro, ce qui ne reflète pas la réalité biologique mais plutôt le risque sécuritaire. Les homosexuels ont peur de se déclarer comme tels, ils craignent d’être socialement stigmatisés ou pénalement réprimés.
Une question: L’homosexualité globale a ou non augmenté par exemple depuis un siècle (depuis 1926)? La réponse est qu’il n’est pas possible de prouver scientifiquement une augmentation « biologique » (génétique ou prénatale) de l’homosexualité sur un siècle. En effet, contrairement au groupe sanguin ou à la taille, il n’existe pas de test biologique (ADN, scan cérébral ou prise de sang) permettant de classer une personne comme homosexuelle de manière indiscutable.
De plus, le « Gène Gay » n’existe pas. Les études génétiques à large échelle (comme celle publiée dans « Science » en 2019 sur 500 000 génomes) montrent que l’orientation sexuelle est influencée par des milliers de variantes génétiques, chacune ayant un effet minuscule. Les facteurs hormonaux durant la gestation jouent un rôle, mais ils ne laissent pas de trace mesurable rétroactivement sur une population née en 1926.
La hausse massive observée chez la Génération Z par rapport aux Baby-boomers est quasi exclusivement attribuée à un changement de climat social. Par exemple, en 1926, le coût social (prison, asile, ostracisation) d’une déclaration d’homosexualité était si élevé que les individus l’occultaient, parfois même à leurs propres yeux. Aujourd’hui, la libéralisation des mœurs permet à ceux qui ont des « attirances fluides » (bisexualité) de ne plus se conformer par défaut à l' »hétérosexualité ».
Puisque nous n’avons pas de tests biologiques, les historiens et démographes cherchent des indices indirects pour comparer les époques. L’analyse des archives de police (les « brigades des mœurs » du début du XXème siècle) montre que les pratiques homosexuelles étaient extrêmement répandues dans les grandes villes, même en 1926.
L’étude des registres de « foyers non mariés » ou de personnes vivant en « colocation de longue durée » (les « Boston Marriages » pour les femmes) (il y a un demi-siècle l’on appelait cela « vivre à la colle ») suggère une proportion de profils « non hétérosexuels » relativement constante à travers les âges.
L’observation de sociétés non occidentales et d’espèces animales montre que l’homosexualité existe de manière stable (autour de 2 à 5 % pour l’homosexualité exclusive), ce qui suggère un socle biologique constant, qui ne varie pas selon les modes ou les siècles.
D’un point de vue de la biologie de l’évolution, un changement radical du pool génétique d’une espèce en seulement 100 ans (environ 4 générations) est extrêmement rare, à moins d’une pression de sélection massive. Or, il n’y a aucune raison biologique pour que les facteurs génétiques ou hormonaux favorisant l’homosexualité aient muté brusquement depuis un siècle.
Ce n’est donc probablement pas l’homosexualité proprement dite qui augmente, mais sa visibilité. L’on passe d’une population homosexuelle « clandestine » à une population homosexuelle « déclarée ». La science penche pour une stabilité biologique de l’attirance, mais une grande plasticité de l’identité sociale.
Voici une autre question: Pourquoi l’homosexualité persiste-t-elle dans l’évolution? C’est un apparent « paradoxe » puisque – bien évidemment! -, statistiquement, elle réduit la reproduction directe! Et comment se manifeste-t-elle biologiquement?
Voici les trois piliers scientifiques actuels qui tentent d’expliquer l’origine de l’orientation sexuelle:
L’effet des frères aînés (« hypothèse immunitaire »)
C’est l’un des phénomènes les plus documentés en biologie de la sexualité. Les statistiques montrent que chaque frère aîné biologique augmente la probabilité qu’un homme soit homosexuel d’environ 33 %. En effet, lors de grossesses successives de garçons, le corps de la mère peut développer des anticorps contre des protéines spécifiques au chromosome Y (comme la protéine NLGN4Y). Ces anticorps influenceraient la différenciation sexuelle du cerveau du fœtus masculin sans modifier ses organes génitaux. Cet effet ne concerne toutefois que les hommes droitiers et expliquerait environ 15 % à 25 % de l’homosexualité masculine.
Puisque la génétique pure n’explique pas tout (chez les jumeaux identiques, si l’un est homosexuel, l’autre ne l’est que dans environ 20 % à 50 % des cas), les chercheurs se tournent vers l’épigénétique. L’épigénétique étudie comment les gènes sont activés ou désactivés par des « marqueurs » chimiques (souvent liés à l’exposition hormonale in utero). Des marqueurs épigénétiques qui sensibilisent ou désensibilisent le fœtus à la testostérone pourraient être hérités ou créés durant la gestation. Cela pourrait expliquer pourquoi deux individus avec le même ADN peuvent avoir des « orientations » différentes.
Les théories de l’évolution – Pourquoi la Nature conserverait-elle cette caractéristique?
Si l’homosexualité était un « bug » biologique défavorable à l’espèce, il est possible de penser que la sélection naturelle l’aurait depuis longtemps éliminée.
Deux principales théories expliquent sa persistance:
La sélection de parentèle (hypothèse de « l’oncle bienveillant »): Les individus homosexuels, ne se reproduisant pas directement, investiraient davantage de ressources et de protection dans leurs neveux et nièces, favorisant ainsi la survie du patrimoine génétique de leur famille.
L’avantage de l’hétérozygote (gènes antagonistes): Certains gènes qui favoriseraient l’homosexualité chez les hommes pourraient, lorsqu’ils sont portés par des femmes, augmenter leur fertilité. Une étude italienne a montré que les mères et tantes de lignée maternelle d’hommes homosexuels ont tendance à avoir plus d’enfants que la moyenne, compensant ainsi statistiquement la moindre reproduction des hommes homosexuels.
Le cerveau: Une signature biologique?
Des études de neuro-imagerie (notamment celles de Simon LeVay ou d’Ivanka Savic) ont observé des différences structurelles:
L’hypothalamus: Le noyau interstitiel de l’hypothalamus antérieur (INAH-3) est généralement plus petit chez les hommes homosexuels, se rapprochant de la taille observée chez les femmes.
Symétrie cérébrale: Les hommes homosexuels et les femmes hétérosexuelles présentent souvent une symétrie des hémisphères cérébraux, tandis que les hommes hétérosexuels et les femmes homosexuelles tendent vers une légère asymétrie (hémisphère droit plus grand).
Ces facteurs sont innés (présents à la naissance) mais ne sont pas « déterministes » à 100 %. La biologie prépare le terrain, et le développement de la personne fait le reste.
L’influence des hormones pendant la vie intra-utérine est une piste intéressante pour expliquer l’orientation sexuelle, d’un point de vue biologique. L’idée centrale est que le corps et le cerveau ne se « sexualisent » pas exactement au même moment ni sous les mêmes doses hormonales.
Voici comment ce processus, appelé théorie neuro-hormonale, fonctionne:
Le décalage temporel du développement
Chez le fœtus humain, la différenciation des organes génitaux survient durant les deux premiers mois de la grossesse. En revanche, la « masculinisation » ou « féminisation » de certaines structures cérébrales (comme l’hypothalamus) se produit plus tard, durant le deuxième et le troisième trimestre.
Si le niveau de testostérone ou la sensibilité des récepteurs hormonaux varie durant cette fenêtre critique du développement cérébral, le cerveau peut adopter une organisation qui ne correspond pas strictement au sexe biologique des organes génitaux. Naturellement, cette théorie recherche une explication exclusivement biologique, mais – plus fondamentalement – nous pensons plutôt que l’homosexualité résulte d’un choix de l’âme.
Le rôle-clef de la testostérone
La testostérone serait l’acteur principal. Ce n’est pas seulement sa présence qui compte, mais la manière dont le cerveau y réagit:
Pour les hommes: Une exposition plus faible à la testostérone (ou une moindre sensibilité des récepteurs) durant la phase de développement du cerveau pourrait mener à une orientation homosexuelle.
Pour les femmes: Une exposition prénatale à des niveaux de testostérone plus élevés que la moyenne est fortement corrélée à l’homosexualité ou à la « bisexualité » féminine.
Le cas du Syndrome d’Hyperplasie Congénitale des Surrénales (HCS): Les filles nées avec cette condition produisent un excès d’androgènes (hormones mâles) durant la grossesse. Les études montrent qu’une proportion nettement plus élevée de ces femmes s’identifie comme lesbienne ou bisexuelle par rapport à la population générale, ce qui appuie fortement l’hypothèse de l’influence hormonale prénatale.
Les « marqueurs » de l’exposition hormonale
Puisque l’on ne peut pas mesurer les hormones d’un fœtus rétrospectivement, les chercheurs utilisent des marqueurs physiques qui sont déterminés par le bain hormonal in utero:
Le ratio digital (Ratio 2D:4D): C’est le rapport entre la longueur de l’index et celle de l’annulaire.
Un annulaire plus long (ratio « masculin ») est lié à une forte exposition à la testostérone prénatale.
Les études montrent que les femmes homosexuelles ont statistiquement un ratio plus « masculin » que les femmes hétérosexuelles. Chez les hommes, les résultats sont plus complexes et font encore débat.
Les émissions oto-acoustiques (EOA): Ce sont des sons minuscules émis par l’oreille interne. Les femmes ont généralement des EOA plus fréquentes et plus fortes que les hommes. Des recherches ont montré que les femmes lesbiennes ont des EOA plus proches de celles des hommes, suggérant une masculinisation du système auditif durant la gestation.
Pourquoi ces variations surviennent-elles?
Plusieurs facteurs peuvent modifier ce « bain hormonal »:
Le stress maternel prolongé (qui peut modifier la production de testostérone chez le fœtus mâle).
La prise de certains médicaments hormonaux par la mère (historiquement, des cas comme le Distilbène ont été étudiés).
Des variations génétiques dans les récepteurs d’androgènes.
Conclusion sur l’augmentation réelle
Si l’homosexualité est liée à ces processus biologiques (hormones, immunité maternelle), il n’y a aucune raison médicale de penser que ces mécanismes ont radicalement changé depuis un siècle.
La biologie humaine de la reproduction et de la gestation est restée la même. Ce qui a changé, c’est la liberté d’exprimer ce qui pourrait avoir été programmé au cours de ces neuf mois de vie intra-utérine.
Le ratio 2D:4D est l’un des marqueurs biométriques les plus étudiés pour évaluer l’exposition aux hormones prénatales (androgènes comme la testostérone et œstrogènes).
Voici comment le comprendre et l’observer sur sa propre main:
Qu’est-ce que c’est exactement?
Le ratio correspond à la division de la longueur de l’index (2e doigt) par celle de l’annulaire (4e doigt).
La règle d’or: Plus l’annulaire est long par rapport à l’index, plus l’exposition à la testostérone in utero a été élevée.
Comment le mesurer?
Pour obtenir un résultat fiable, il faut regarder la paume de la main droite (généralement plus sensible aux hormones prénatales):
Regardez la base de vos doigts (le pli où le doigt rejoint la paume).
Mesurez du milieu de ce pli jusqu’à l’extrémité charnue du doigt (ne comptez pas l’ongle).
Faites le calcul: Ratio = Longueur de l’annulaire Longueur de l’index
Les deux profils types
| Type de Ratio | Apparence | Interprétation Biologique | Statistiques |
| Ratio Faible (masculinisé) | L’annulaire est nettement plus long que l’index. | Forte exposition à la testostérone prénatale. | Très fréquent chez les hommes hétérosexuels et les femmes homosexuelles. |
| Ratio Élevé (féminisé) | L’index est aussi long ou plus long que l’annulaire. | Faible exposition à la testostérone / Forte aux œstrogènes. | Fréquent chez les femmes hétérosexuelles. |
Ce que disent les études sur l’homosexualité
Les recherches (notamment les méta-analyses de Williams ou de Grimbos) ont montré des tendances statistiques réelles, bien que non systématiques à l’échelle individuelle:
Chez les femmes: Les femmes « lesbiennes » présentent en moyenne un ratio 2D:4D plus faible (plus « masculin ») que les femmes « hétérosexuelles ». Cela suggère qu’une partie de l’homosexualité féminine pourrait être liée à une exposition plus forte aux androgènes durant la gestation.
Chez les hommes: Les résultats sont plus paradoxaux. Certaines études suggèrent que les hommes homosexuels ont un ratio plus « féminin » (index long), tandis que d’autres ne trouvent pas de différence significative. Cela renforce l’idée que les mécanismes biologiques de l’homosexualité masculine (comme l’effet des frères aînés cité plus haut) sont différents de ceux des femmes.
Une nuance indispensable
Il est important de préciser que le ratio 2D:4D n’est pas un « test d’homosexualité ».
C’est plutôt un indicateur statistique de groupe. Beaucoup d’hommes hétérosexuels ont des annulaires très longs, et beaucoup de femmes hétérosexuelles ont des index courts. Ce marqueur montre simplement que l’environnement hormonal prénatal laisse une trace physique, et que cet environnement semble corrélé à l’orientation sexuelle ultérieure.
Il existe d’autres marqueurs physiques atypiques qui intriguent les chercheurs. L’idée est toujours la même: Puisque le cerveau et certains traits physiques se développent en même temps dans l’utérus, une « singularité » dans l’un pourrait refléter une « singularité » dans l’autre.
Voici les trois marqueurs les plus documentés après le ratio digital:
La « gaucherie » (et la non-dextralité)
C’est l’un des corrélats les plus robustes en neurosciences cognitives. Plusieurs méta-analyses (notamment celle de Lalumière en 2000) ont montré une corrélation statistique:
Le constat: Les personnes homosexuelles ont environ 34 % à 39 % de chances de plus d’être gauchères ou ambidextres que les personnes hétérosexuelles.
L’explication: La préférence manuelle est déterminée très tôt durant la gestation. Une exposition hormonale atypique pourrait influencer simultanément la dominance des hémisphères cérébraux (qui détermine si on est droitier ou gaucher) et l’orientation sexuelle.
Le sens de rotation des cheveux (le « Hair Whorl »)
C’est sans doute le marqueur le plus insolite, étudié notamment par le généticien Amar Klar.
La norme: Environ 92 % de la population générale a un « épi » (le tourbillon de cheveux au sommet du crâne) qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre.
L’observation : Chez les hommes homosexuels, la proportion de tourbillons tournant dans le sens inverse (sens anti-horaire) serait significativement plus élevée (atteignant parfois 20 % à 30 % dans certaines études).
Le lien: Le gène qui contrôle la latéralité du cerveau (droite/gauche) semble aussi contrôler le sens de pousse des cheveux. Cela suggère une organisation cérébrale différente dès le stade embryonnaire.
Les empreintes digitales (Dermatoglyphes)
Les empreintes digitales se fixent entre la 10ème et la 16ème semaine de grossesse.
Les résultats: Certaines études ont observé que les hommes homosexuels ont tendance à avoir des crêtes digitales plus denses et plus complexes sur la main gauche, se rapprochant des motifs typiquement féminins.
La cause: Comme pour les doigts, c’est le niveau de testostérone prénatale qui sculpte la peau des doigts en même temps que les circuits neuronaux.
Pourquoi ces marqueurs sont-ils significatifs?
Si l’on revient à la question sur l’augmentation réelle de l’homosexualité depuis, par exemple, un siècle:
Ces traits (gaucherie, sens des cheveux, empreintes) sont purement biologiques et ne dépendent pas de la culture ou de la mode. Or, l’on n’observe aucune augmentation de la gaucherie ou des épis inversés dans la population mondiale depuis un siècle.
Cela renforce l’idée que la « proportion biologique » d’individus prédisposés à l’homosexualité serait stable à travers le temps. Ce qui explose aujourd’hui, c’est simplement le nombre de personnes qui se sentent en sécurité pour dire: « Oui, je fais partie de ces 5 % ou 10 % d’homosexuels ».
Un petit bémol scientifique
Il est important de noter que ces traits sont des statistiques de grands groupes:
L’on peut être un homme homosexuel, droitier, avec les cheveux qui tournent dans le sens horaire et un index très long.
La biologie ne produit pas un destin unique, mais plutôt une somme de probabilités.
Pour conclure, il est utile de prendre du recul: si la biologie (hormones, génétique, épigénétique) suggère une stabilité des mécanismes, l’histoire et l’anthropologie confirment que la « réserve » d’homosexualité dans l’espèce humaine semble constante, peu importe l’époque ou la culture.
Voici les trois points clefs qui démontrent cette stabilité au-delà du simple discours moderne:
L’homosexualité comme « constante biologique »
L’homosexualité n’est pas une invention humaine. Elle est observée chez plus de 1 500 espèces animales (lions, manchots, dauphins, primates). Chez les moutons, par exemple, environ 8 % des béliers présentent une préférence sexuelle exclusive pour les autres mâles, quelles que soient les conditions d’élevage.
Puisque ce chiffre est stable dans le règne animal, il est hautement probable que le « taux de base » chez l’humain soit une composante fixe de notre biodiversité depuis des millénaires, et non une variation récente depuis un siècle.
Le témoignage des sociétés non-occidentales
Dans les sociétés anthropologiques n’ayant pas subi l’influence des religions monothéistes (certaines tribus d’Amazonie, de Mélanésie ou les Amérindiens « Two-Spirits »), les comportements « homosexuels » ou « bisexuels » sont intégrés et documentés de manière régulière.
Le pourcentage d’individus concernés y est souvent similaire aux estimations modernes (entre 5 % et 10 %).
Cela prouve que lorsque la pression sociale disparaît, le chiffre « naturel » émerge de lui-même.
La comparaison 1926 versus 2026: Le « plancher » et le « plafond »
Si l’on pouvait voyager en 1926 et réaliser des tests biologiques (hormonaux ou cérébraux) invisibles sur la population:
En 1926: Le taux de personnes ayant une prédisposition biologique à l’homosexualité était probablement identique à celui d’aujourd’hui. Mais la majorité de ces personnes vivaient une vie hétérosexuelle par nécessité, ignorant ou refoulant leurs attirances.
En 2026: En un siècle la biologie n’a – fondamentalement – pas changé, mais la structure sociale permettrait à ce potentiel biologique de se manifester.
En résumé
L’augmentation que nous voyons dans les sondages est une augmentation de la sincérité, pas une mutation de l’espèce. Nous arrivons simplement à un point où le chiffre déclaré (ce que les gens disent) finit progressivement par rejoindre le chiffre biologique (ce que les gens sont).
Au sujet d’un éventuel accroissement de l’homosexualité depuis un siècle, ce que dit la science à notre époque:
L’augmentation réelle (biologique) de l’homosexualité depuis une siècle est improbable, proche de zéro. L’augmentation sociale montrant la visibilité de l’homosexualité, elle, est massive (passant de ~1 % à ~10 % en un siècle).
Conclusion: Selon la science, l’homosexualité serait une caractéristique minoritaire mais persistante, un peu comme le fait d’être gaucher. L’on n’a pas « créé » plus de gauchers en arrêtant de les forcer à écrire de la main droite; l’on a simplement permis aux gauchers d’exister au grand jour. Ce serait la même chose pour les homosexuels.
Il y aura toujours des couples d’amoureux…
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Couple amoureux
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D’un point de vue spirituel
Sans nier la possible influence du biologique, cela ne peut pas être le critère déterminant. Par exemple, un trou au milieu d’un chemin ou d’une route n’oblige pas à tomber dedans. L’existence du trou crée certes un danger de chute, mais le facteur déterminant c’est l’attention et donc la Vigilance! D’un point de vue spirituel, ce qui est déterminant c’est la modification du vouloir passant de positif à négatif, d’actif à passif, de masculin à féminin ou – beaucoup plus fréquemment – de négatif à positif, de passif à actif, de féminin à masculin.
Ce changement d’orientation du vouloir équivaut, pour l’âme, au reniement de ce que son esprit a antérieurement choisi d’être en tant que choix fondamental et définitif: masculin ou féminin. Bien que ce changement d’orientation puisse se manifester dans les deux sens, dans les faits ce à quoi il est principalement possible d’assister de nos jours c’est surtout à une importante masculinisation des femmes, conduisant à des réincarnations d’esprits féminins dans des corps d’hommes. Du coup, il est facile de comprendre pourquoi de tels « hommes » qui, en réalité, sont intérieurement des esprits féminins – aspirent apparemment à des unions dans le même sexe biologique.
Cela permet aussi de comprendre pourquoi chez les paires d’homosexuels (en langage naturel excluant la langue de plomb un couple est seulement l’union d’un homme et d’une femme) la il est fréquent d’observer que – même si, extérieurement, les deux sont, par exemple, des hommes -, l’un joue un rôle positif/actif (le véritable homme qui est homme intérieurement et extérieurement [parfait alignement de l’esprit de l’âme et du corps]), tandis que l’autre (un esprit féminin dans un corps d’homme) joue une rôle plus négatif/passif.
Ce n’est naturellement là qu’une possible explication parmi bien d’autres, parce qu’en réalité les différentes possibilités/combinaisons sont très variées, de sorte qu’il n’est pas du tout possible d’expliquer tous les cas d’homosexualité de la même manière. Le sujet ne peut donc ici qu’être effleuré.
Remarquons que vouloir justifier le bien-fondé de l’homosexualité par référence au monde animal (où elle est aussi présente à peu près dans les mêmes proportions que pour les êtres humains) témoigne simplement de l’ignorance de l’influence exercée par les pensées et les comportements humains sur le monde animal. Cela implique, tout simplement, que, dans un monde où il n’y aurait pas du tout d’homosexuels humains, il n’y en aurait pas, non plus, dans le monde animal! De quoi réfléchir au rôle de miroir exercé par le règne animal sur le règne humain!
En outre, s’il semble évident qu’un accroissement massif de l’homosexualité ne pourrait conduire un peuple ou un société donnée qu’à l’extinction (les homosexuels entre eux ne pouvant pas avoir de descendance!), pour une autre raison beaucoup moins – de prime abord – évidente, la déféminisation des femmes conduit aussi inéluctablement – lentement mais sûrement, même si cela requiert plusieurs générations – à une stérilité assurée.
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