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De l’Humilité

 

Par Lucien Siffrid

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Bien que l’on accorde généralement plus de prix à d’autres Qualités qu’à l’Humilité, celle-ci possède, néanmoins, le rang le plus élevé dans la Couronne de toutes les Vertus. Et si l’on estime que d’éminentes Qualités comme: la Grandeur d’Âme, la Bonté de Cœur, le Tact, la Pudeur, etc. – qui toutes découlent de l’Humilité – ne peuvent pas être apprises ou acquises mais qu’elles doivent être des Facultés innées, combien plus ne devrait-on pas penser qu’il en est de même pour l’Humilité.

Cependant, en réalité, il n’en est rien! Comme toutes les autres Vertus, l’Humilité peut être acquise par la pratique. Elle demande même à être pratiquée. Elle n’est accordée à personne sans efforts. Lorsqu’il arrive (rarement, hélas!) qu’un être humain paraisse naturellement doué de véritable Humilité, il n’en bénéficie cependant que parce qu’elle est le juste retour, dans l’accomplissement de la Fonction de Réciprocité, de son bon vouloir dans une existence antérieure. Cependant, lui aussi dut, au cours d’une vie passée, l’acquérir de haute lutte.

Mais nous ne pourrons comprendre entièrement et clairement pourquoi il est si indispensable d’acquérir l’Humilité que si nous nous représentons la rigoureuse manière avec laquelle agissent les Lois Divines dans la Création. Car alors nous réalisons que nous pouvons recevoir d’autant plus d’Aides spirituelles et de Secours d’En-Haut, par l’intermédiaire des Lois, ce qui signifie que nous en sommes d’autant plus bénéficiaires, que nous nous ouvrons plus humblement à leur Bénédiction. Rétroactivement l’Humilité nous permet de parvenir à la connaissance précise de la Volonté Divine, donc des Lois Naturelles et de la perfection de tout événement.

Toutefois, la réception d’une si éminente Grâce n’est pas chose si facile ! S’en remettre tout simplement à la Toute-Puissance Divine, se frapper la poitrine avec contrition, faire son «mea culpa», accepter aveuglément tout ce que nous entendons prêcher du haut de la chaire sans rien examiner sérieusement à la lumière de notre Intuition, afin de laisser éventuellement ces paroles s’épanouir en actes joyeux, croire aveuglément en des choses qui nous sont incompréhensibles, croire à la rémission {des péchés} par la seule contrition, tout cela ne permet pas d’atteindre à la véritable Humilité! Aucun de tous ces actes ne peut être considéré comme un acte d’Humilité, parce que l’esprit y fait défaut; ce sont des gestes sans vie!

L’Humilité ouvre les portes aux flux de la plus haute Force. En elle réside la plus grande mobilité, la plus haute Application, la Persévérance, la Probité, l’équilibre, l’habitude du Silence, l’éveil de l’esprit, la Modération, et tout particulièrement l’Amour. C’est-à-dire un intérêt vivant pour l’existence de chaque chose, de chaque plante, de chaque animal et de chaque être humain. L’Humilité impose la plus extrême réserve dans les jugements portés sur le prochain et cette réserve est d’autant plus grande que l’être humain est spirituellement plus évolué.

Car chaque critique adressée à autrui est une preuve de présomption, une tentative de s’élever soi-même au-dessus des Lois Divines et, finalement, une condamnation formelle de celui qui exerce cette critique. Celui qui agit de cette façon avilit et profane lui-même le Progrès spirituel qu’il a pu accomplir jusqu’alors.

C’est une singulière manière de manifester du mépris à son propre endroit dont fait preuve celui qui conteste ainsi à son prochain le droit de se développer selon son genre propre.

Il est une Parole du Christ que nous devons considérer comme un Enseignement destiné à nous faire acquérir cette Humilité. Cette Parole, la voici:

«Mais moi je vous dis de ne pas résister à la souffrance. Si quelqu’un Te frappe sur la joue droite, présente-lui encore la joue gauche!».

Par cette Parole, Jésus nous livre une profonde Connaissance issue des Lois qui gouvernent la Création. A elle seule cette connaissance suffit pour nous ouvrir le Chemin qui conduit vers la Lumière, le Chemin qui nous conduit au nécessaire affranchissement des fautes dont nous nous sommes chargés au cours de notre périple à travers les matérialités.

En effet, conformément à la Loi de l’Effet de Réciprocité, chacun de nous est automatiquement incarné dans un milieu qui lui permet de récolter les fruits de ses actes de jadis librement décidés. La plupart du temps, ce retour karmique se présente sous la forme de sombres courants de l’Au-delà qui viennent troubler notre âme et peser sur notre esprit. Lorsque l’esprit s’éveille et tend à devenir actif, il cherche d’abord à s’affranchir de ces courants sur lesquels il s’est lui-même branché.

Et il le peut parfaitement en entretenant constamment pur le foyer de ses pensées et de ses intuitions. En évitant de se laisser entraîner, lui et ses pensées, par ces courants d’idées qui l’assaillent. Ce qui le conduit, peu à peu, à une modification de l’ambiance par laquelle il vit et ainsi à une réparation symbolique des fautes qu’il avait jadis commises.

Car l’esprit doit préalablement s’affranchir de tout ce qui l’attache karmiquement à la Terre, avant de pouvoir commencer son Ascension. Tout comme un ballon captif ne pourra commencer à s’élever que lorsque la dernière amarre aura été larguée. Il s’en faut donc de beaucoup que l’affranchissement de nos fautes et de nos liens constitue pour nous le début de l’Ascension. En nous affranchissant de nos anciennes fautes et de nos penchants, nous ne sommes simplement revenus qu’au point de départ auquel nous nous trouvions jadis, lorsque nous semâmes librement la graine qu’il nous faut à présent récolter au moment de sa maturité.

Lorsque nous sommes ainsi parvenus à racheter nos fautes et revenus de ce fait à ce stade d’évolution que nous avions déjà autrefois atteint, une grosse difficulté se présente alors, entravant l’aspiration de l’esprit à l’évolution: c’est la difficulté de reconnaître en nous les motifs qui nous conduisirent à ces mauvaises actions passées, motifs qui reposent toujours en nous, non encore reconnus.

Ainsi donc, si toutes les conséquences de nos mauvaises actions sont enfin effacées, les motivations qui nous conduisirent à ces actes ne sont pas encore forcément reconnues, et c’est précisément cela qui importe avant de commencer l’Ascension. Du fait que les motifs de nos actes se cachent presque toujours dans l’une quelconque des formes de l’égoïsme, l’esprit humain, qui cherche à s’affranchir, peut saisir l’occasion de s’élever d’une façon ou d’une autre, suivant la manière avec laquelle il se comporte dans ces courants d’influence qui refluent sur lui. Mais il est cependant nécessaire qu’un acte délibéré vers le Bien soit à la base de ses décisions.

S’il obéit à la Parole du Christ que nous avons citée plus haut, c’est-à-dire s’il s’intègre joyeusement dans l’Ordre des Lois de la Création, alors, premièrement, il s’affranchit de ses anciennes fautes, deuxièmement il reconnaît en lui les causes de ses erreurs, surmontant ainsi son égoïsme, et troisièmement (et c’est le principal) il peut enfin commencer son Ascension spirituelle.

Pour un esprit humain parvenu à ce point de son évolution, la Parole du Christ:

«Si quelqu’un Te frappe sur la joue droite,
présente lui encore la joue gauche!»

n’a plus de raison d’être. Parce que, s’étant déjà lui-même affranchi de toute fonction de réciprocité, il n’est donc plus soumis à des répercussions.

En se soumettant volontairement au choc en retour des Lois de la Création (c’est-à-dire, en langage figuré, en tendant encore la joue gauche), son esprit s’est affranchi de ses fautes et sa volonté est devenue libre. C’est pourquoi il n’offre plus de prise avec tout ce à quoi il était encore de genre semblable il n’y a encore pas si longtemps,  c’est-à-dire avec toutes ces formes-pensées qu’il avait lui-même créées et dont il dut se libérer.

C’est donc en se soumettant délibérément et humblement aux exigences de ces processus auto-actifs, c’est-à-dire en ne résistant pas au reflux des courants qu’il avait émis, qu’il a pu complètement s’affranchir de sa faute. Il s’agit là d’une rémission symbolique de ses fautes, dont il se défit en mettant en pratique la Parole du Christ.

L’Injonction du Christ de tendre l’autre joue n’est donc pas un appel à la passivité, une incitation à se soumettre à un destin inéluctable, un encouragement à la lâcheté et à la servilité. Elle est au contraire un précieux Conseil à accepter avec une attitude de véritable Humilité les coups du destin qui nous affranchissent de notre karma. Il n’y a pas de lâcheté dans cette attitude mais du Courage: Le courage de servir les Lois et de se soumettre délibérément aux Décisions de la Volonté du Créateur.

Tendre l’autre joue signifie donc: Ne pas résister au destin; c’est une attitude d’Obéissance aux Lois qui permet l’affranchissement de la ou des fautes commises. Cette acceptation délibérée satisfait à la Loi, même si l’accomplissement n’en est que symbolique. L’être humain qui agit ainsi se surmonte, c’est-à-dire qu’il monte au-dessus de lui-même, qu’il s’élève au-dessus de son état présent. Et il n’y a pas, dans cette façon d’agir, trace de passivité, mais au contraire elle constitue un acte de véritable Humilité.

Dans le cas où l’être humain refuse de se courber, lorsqu’il cherche agressivement à se défendre contre un destin qui l’accable, il ne peut que de nouveau se lier, se charger d’une nouvelle faute qui, un jour, demandera, elle aussi, à être rachetée. Et à chaque nouvelle faute, la situation devient plus désespérée et sans issue.

Seul celui qui s’exerce à mettre en pratique constante la véritable Humilité, c’est-à-dire celui qui a le courage de servir les Lois, celui-là reconnaîtra le Trésor que le Christ, dans chacune de Ses Paroles, nous a donné.

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Humilité - Lavement de pieds

Humilité – Lavement de pieds

1 Commentaire

  1. Samuel Heine

    Oui, soyons très humbles et faisons très attention aux subtilités de l’orgueil…

    « Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a invité viendra, il te dise: Mon ami, monte plus haut. » (Luc 14:10)

    Merci!

    Réponse

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