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Une authentique Image de Jésus?

par | 30 Mar 2024 | Histoire, Autres Articles, Regards sur le Monde | 0 commentaires

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Archives

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Une authentique Image de Jésus?

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L’Icône de la Sainte Face dans la Cathédrale de Laon

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Le Mandylion

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«
Ô, Christ Dieu, celui qui a confiance en Toi ne périra pas.»

– Roi Abgar d’Edesse. –

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Une authentique Image de Jésus?

Icône de la Sainte Face – Mandylion – Crédit: Pline

Icône serbe de la Sainte Face conservée dans la Cathédrale de Laon

 

« Icône serbe de la Sainte Face datant du XII-XIIIème siècle et conservée dans le transept Nord de la Cathédrale de Laon, Aisne, France. Le tableau représente la figure biblique sur un mouchoir déplié avec l’inscription en slavon « Visage du seigneur sur un linge ». L’œuvre aurait été acquise par Jacques de Troyes [NDLR: dit « Pantaléon »], archidiacre de Laon, qui deviendra pape en 1261 sous le nom de Urbain VI. Il aurait fait don de l’icône à sa sœur Sybille, abbesse du monastère cistercien de Montreuil en Thiérache. L’icône fait l’objet d’un pèlerinage, qui se perpétue lorsque l’ordre religieux déménage en 1636 à Laon. A la suite de la disparition de l’abbaye durant la Révolution française, l’icône est intégrée au trésor de la Cathédrale. Elle a été restaurée à plusieurs reprises (1931, 1982 et 1988). »

« Le Mandylion du roi Abgar {d’Edesse} est la représentation la plus authentique du Christ, parce qu‟elle a été obtenue par le contact immédiat avec le Visage de Jésus… »  Source.

 

Histoire du roi Abgar d’Edesse

« Selon la légende, le roi Abgar (NDLR: Abgar V), qui souffrait d’un mal incurable, aurait adressé une lettre au Christ, dont il avait appris les Miracles. Il  invitait le Christ à abandonner les Juifs indignes et à venir se fixer en Osroène. Dans la réponse qu’Il lui aurait faite, le Christ aurait promis de dépêcher, après son Ascension, un Disciple qui guérirait Abgar. Ce fut Thaddée, l’un des soixante-douze Disciples.

À noter que L. Ælius Septimius Abgar VIII (177-214) se convertit réellement au Christianisme, et dès la période sassanide, l’Osroène fut un centre important de la diffusion du Christianisme en Orient. Certains historiens font même remonter la pénétration du Christianisme en Osroène au 1er siècle. »

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Abgar V d'Edesse tenant le Mandylion

Abgar V d’Edesse tenant le Mandylion

Le roi Abgar V d’Edesse et le Mandylion

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Selon une autre légende (v. infra Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique I, 13.11), un peintre envoyé pour faire le portrait du Christ n’y serait pas parvenu; le Christ aurait alors imprimé Lui-même Son Image sur ce linge (le Mandylion ou Sainte Face d’Édesse), qui fut ensuite rapporté au roi Abgar pour le guérir de sa lèpre. Ce linge est ensuite conservé pieusement à Édesse; en 544, il sauve Édesse d’un assaut des Perses; en 944, il est acheté par les empereurs de Constantinople. On perd sa trace après le sac de la Ville (1204). Le Suaire de Turin est peut-être une copie du Mandylion d’Édesse.«  Source

 

Variante de l’histoire

«Deux jours avant sa mort, Jésus reçoit un courrier de la cité d’Édesse située au Nord de la Syrie, sur l’Euphrate. Le roi Abgar lui écrit, en syriaque, pour lui dire sa foi, lui demander la guérison et lui offrir asile en sa place forte. À défaut de ramener avec lui le bon Médecin, le scribe messager du roi rapporte à son maître le Portrait de Jésus et une double Promesse: Celle de lui envoyer un Apôtre et de protéger sa ville.

Le texte intégral de la légende nous a été transmis par un beau manuscrit syriaque du Ve siècle, conservé aujourd’hui à Saint-Pétersbourg. La légende utilise des faits historiques et puise dans le trésor de la fable apocryphe. Mais la fiction véhicule la quête des origines de l’Église d’Édesse: L’Osroène est bien devenue le premier royaume chrétien, tandis que le syriaque resta longtemps la première langue de tout le Proche-Orient chrétien et sa culture se répandit jusqu’en Inde et en Chine.

La correspondance entre Abgar et Jésus a été diffusée dans les langues orientales et occidentales. Le Portrait de Jésus, modèle de l’icône byzantine, copié jusqu’au XVIIe siècle en Europe, déposé à l’Escurial, reproduit à Gênes et à Turin, a donné naissance à l’une des plus grandes aventures iconographiques des mondes byzantin et latin. Alain Desreumaux est chargé de recherche au CNRS, dans le Centre d’études des religions du Livre à l’École pratique des hautes études, section des sciences religieuses. Il est spécialiste du syriaque et de l’araméen chrétien.»  –  Source.

 

Lettre de Abgar à Jésus

« Abgar Oukhama, souverain de son pays, à Jésus, le Bon Sauveur, qui S’est révélé dans la ville de Jérusalem, salut.

J’ai entendu parler de Toi et de Tes guérisons, obtenues sans plantes ni médicaments…

… par Ton Verbe, Tu redonnes la vue aux aveugles, Tu fais marcher les boiteux, Tu purifies de la lèpre, Tu chasses les mauvais esprits, et tous ceux qui souffrent de longues maladies, Tu les guéris. Voilà ce que j’ai entendu dire de Toi; [j’ai aussi entendu dire] que Tu es Dieu, ou que Tu fais tout cela parce que Tu es le Fils de Dieu … Et bien… je Te prie de venir me trouver et de me guérir du mal dont je souffre – – – ils se moquent de Toi – – – Ma cité est très petite, mais pieuse, elle nous suffira à tous deux. »

 

Réponse de Jésus

« Bienheureux es Tu, Toi qui as cru en Moi sans Me voir. Car il est écrit à Mon sujet que ceux qui M’ont vu ne croiront pas en Moi, et que ceux qui ne m’ont pas vu croiront en Moi et vivront. Au sujet de ce que tu me demandes dans ta lettre, de venir dans ton pays, il faut que j’accomplisse ici tout ce pour quoi j’ai été envoyé et que je rejoigne Celui Qui m’a envoyé… Après mon Ascension, je t’enverrai l’un de mes Disciples pour qu’il te donne, à toi et aux tiens, la Vie éternelle et la Paix, ainsi qu’à ta cité, afin qu’aucun de tes ennemis ne puisse jamais la conquérir ou en prendre possession. »  –  Source.

 

Eusèbe de Césarée – Histoire ecclésiastique

Cf. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique I, 13:

« Quand la Divinité de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, grâce à Sa Puissance et à Ses Miracles, fut proclamée à tous les hommes, ils vinrent à lui en foule de partout, même des pays les plus éloignés de Judée amenés par l’espoir de guérir de leurs infirmités et de toutes leurs souffrances. [2] Ainsi le roi Abgar, qui gouvernait avec la plus grande distinction les peuples d’au delà de l’Euphrate, était consumé par un mal terrible et incurable au moins selon les moyens humains. Dès qu’il connut la célébrité du nom de Jésus et son pouvoir attesté d’une voix unanime par tous ceux qui en avaient été les témoins, il devint son suppliant et lui fit porter une lettre dans l’espoir d’obtenir la délivrance de son mal. [3] Le Sauveur ne se rendit pas alors à son appel; cependant Il daigna lui écrire une lettre autographe, lui promettant qu’Il lui enverrait un de Ses Disciples pour lui apporter la guérison et le Salut, à lui, ainsi qu’à tous ses sujets. [4] Cette promesse ne fut pas longtemps à se réaliser pour Abgar. Après la Résurrection de Jésus d’entre les morts et Son Ascension au Ciel, l’Apôtre Thomas, l’un des douze, mû par une inspiration toute divine, dirigea vers Édesse Thaddée, qui était du nombre des soixante-dix [NDLR: plus vraisemblablement 72] Disciples, pour y être le Héraut et l’Evangéliste de la Doctrine du Christ: ce fut par lui, que toutes les Promesses de notre Sauveur, reçurent leur accomplissement. [5] On a de ces faits la preuve écrite, elle a été gardée dans les archives d’Édesse, alors ville royale. Les documents publics de ce pays qui renferment les choses anciennes et ce qui s’est passé sous Abgar, nous ont conservé depuis ce roi jusqu’à aujourd’hui ces événements: mais rien ne vaut comme de voir ces lettres elles-mêmes tirées des archives et traduites littéralement du syriaque. »  – Source.

 

Récit des Événements après l’échange de lettres

À la suite de ces lettres est encore joint le récit suivant écrit en langue syriaque:

«Après l’Ascension de Jésus, Judas, que l’on appelle aussi Thomas, députa au roi [NDLR: Abgar d’Edesse] l’Apôtre Thaddée, un des soixante-dix. [NDLR: ou soixante-douze] Celui-ci partit et à son arrivée s’arrêta chez Tobie, fils de Tobie.

Le bruit de sa présence se répandit et l’on fit savoir à Abgar: «Un Apôtre de Jésus est venu ici selon qu’Il te l’a écrit.».

Thaddée cependant s’était mis, avec l’aide de la Vertu Divine, à guérir toutes espèces de maladies et de langueurs, si bien que tous en étaient dans l’admiration. Lorsque le roi apprit les œuvres magnifiques et étonnantes qu’il opérait et les guérisons qu’il faisait, il comprit qu’il était bien celui dont Jésus avait parlé dans sa lettre:

«Après mon Ascension, je t’enverrai un de mes Disciples qui te guérira de ton mal.».

Il appela donc Tobie chez qui l’Apôtre demeurait:

«J’ai appris, lui dit-il, qu’un homme puissant est venu habiter dans Ta maison: amène-le-moi.».

Tobie retourna auprès de Thaddée et lui dit:

– «Le souverain Abgar m’a appelé et m’a dit de Te conduire chez lui, afin que Tu le guérisses.».

«J’irai», répondit Thaddée, «puisque je suis envoyé avec «Puissance pour lui.»».

«Le lendemain, de grand matin, accompagné de Tobie, il se rendit auprès d’Abgar. Lorsqu’il entra, les principaux du royaume étaient debout autour du monarque: Tout à coup, le roi aperçut, à son arrivée, un grand signe sur le visage de l’Apôtre Thaddée, et, à cette vue, il se prosterna devant lui. Tous les assistants restaient stupéfaits; car ils n’avaient rien remarqué et la vision paraissait seulement pour Abgar.

Celui-ci demanda à Thaddée:

– «Es-Tu, en vérité, le Disciple de Jésus, le Fils de Dieu, Qui m’a dit: «Je T’enverrai l’un de mes Disciples, qui Te donnera la Guérison et la Vie?».

Thaddée lui répondit:

– «Tu as cru fermement à Celui Qui m’envoie, c’est pour cela que je suis député vers Toi. Aussi, si Tu crois en Lui, selon que Tu croiras, les désirs de Ton cœur seront accomplis.»

Abgar reprit:

– «J’ai tellement cru en Lui que j’aurais voulu prendre une armée et détruire les Juifs qui l’ont mis en croix, si je n’en avais été empêché par l’empire romain.».

Thaddée répondit:

«Notre Maître a accompli la Volonté de Son Père, puis Il est retourné à Lui.».

«J’ai, moi aussi, cru en Lui et en Son Père.», dit Abgar.

Thaddée dit:

«Voilà pourquoi j’étends la main sur Toi en Son Nom.».

Et aussitôt qu’il l’eut fait, le roi fut, sur le champ, délivré de son mal et ses souffrances disparurent. Il fut étonné; ce qu’il avait entendu raconter de Jésus, il le voyait en fait dans Son Disciple Thaddée: celui-ci lui avait rendu la santé sans remèdes, ni herbages. Il ne fut d’ailleurs pas seul à jouir de ce bienfait. Abdos, fils d’Abdos, avait la goutte: il vint, lui aussi, se jeter aux pieds de Thaddée, obtint ses prières et l’imposition de ses mains, et fut délivré. Thaddée guérit encore beaucoup de leurs concitoyens, accomplit de grands miracles et prêcha la Parole de Dieu.

Après cela, Abgar dit:

«Toi, Thaddée, tu opères ces prodiges par la Force Divine et nous l’admirons; mais je t’en conjure, apprends-nous comment Jésus est venu sur la Terre, quelle était Sa Puissance et par quel Pouvoir il a fait ce que j’ai entendu raconter.».

Et Thaddée dit:

«Maintenant, je garderai le silence; mais, puisque j’ai été envoyé pour annoncer la Parole, assemble demain tous tes concitoyens et je la leur prêcherai; je sèmerai eu eux la Parole de Vie, je leur dirai comment s’est produite la Venue de Jésus, quelle fut Sa Mission et pourquoi Il fut envoyé par le Père: Je raconterai Sa Puissance et Ses Œuvres, les Mystères qu’Il a enseignés dans le Monde et j’indiquerai par quel Pouvoir Il a accompli cela; je montrerai la nouveauté de Sa Prédication, Son Humilité et Sa Modestie; j’exposerai comment Il S’est abaissé et a déposé et rapetissé Sa Divinité et a été mis en croix, comment Il est descendu aux enfers, après en avoir brisé la barrière qui ne s’était ouverte de l’éternité; comment Il a ressuscité les morts; comment enfin, Il est descendu Seul et remonté à son Père, suivi d’un cortège nombreux.».

Abgar ordonna d’assembler de grand matin les habitants de sa ville pour entendre la prédication de Thaddée. Il lui fit ensuite offrir des pièces et des lingots d’or: L’homme de Dieu les refusa:

«Si nous laissons nos biens, dit-il, comment pourrions-nous accepter ceux des autres?».

Ceci se passait en l’an trois cent quarante [28-29 ap. J.-C.].».

Cf. Doctrine de l’Apôtre Addaï, in « Écrits apocryphes chrétiens I », Gallimard (La Pléiade), 1997, pp. 1485, sqq.

 

Description historique

« L’icône de la Sainte Face aurait été peinte en Serbie au XIIème siècle, peut-être pour un monastère orthodoxe de Bari (Italie); c’est là qu’elle fut acquise par Jacques de Troyes [NDLR: dit « Pantaléon »], archidiacre de la Cathédrale de Laon, qui allait devenir pape en 1261 sous le nom d’Urbain IV; il fit don, en 1249, de la Sainte Face à sa sœur Sibylle, abbesse du monastère cistercien de Montreuil-en-Thiérache, où cette icône devint très vite l’objet d’un pèlerinage; celui-ci se continua après l’installation des religieuses à Laon en 1636; depuis la suppression de l’abbaye sous la Révolution la Sainte Face fait partie du trésor de la cathédrale (1795); au XIXème siècle, un reliquaire fut réalisé par la maison Armand Calliat pour présenter cette icône; auparavant un rétable l’abritait. »  – Source.


LA SAINTE FACE DE LAON
Par Pierre de Riedmatten

« Dans la chapelle du transept Nord de la Cathédrale de Laon (Aisne), se trouve une icône fort ancienne et toujours très vénérée, dite «La Sainte Face de Laon».

André Grabar, professeur au Collège de France au milieu du XX° s, et qui a écrit de nombreux ouvrages sur les icônes et sur la période iconoclaste, a dit d’elle1: «Son intérêt archéologique est considérable». Elle appartient, en effet, au petit nombre des icônes parvenues jusqu’à nous, dont on peut suivre l’histoire sur huit siècles ou plus.

Très renommée au Moyen Age (elle aurait même produit des miracles), elle fut le centre de la prière quotidienne pour la paix pendant la guerre de 1914 – 19182.

Elle appartient actuellement à la ville de Laon, mais elle dépend aussi du ministère de la Culture, ayant été classée monument historique en 1908.

Elle a été exposée en 1988 à la fondation Bismarck (à Paris), pour le millénaire du baptême de la Russie, et au Metropolitan Museum de New York, de mai à juillet 2004.


En la regardant de près, le lecteur comprendra vite quels rapprochements on peut faire avec d’autres icônes anciennes et avec le «Saint Mandylion», cette image dite «non faite de main d‟homme», transférée solennellement d’Edesse à Constantinople le 15 août 9443, et qui pourrait bien être le Linceul actuellement conservé à Turin. »
 Source.

 

Commentaire:

En lisant, dans la Cathédrale de Laon, le soir du 3 Septembre 2022, l’histoire de Jésus posant Lui-même la toile du peintre serviteur du roi Abgar d’Edesse sur Son Visage avant de la lui remettre, imprimée avec l’Image de Son Visage, pour son maître, l’auteur de cet article a été saisi d’une intense émotion. C’est pourquoi, peu après ce bouleversement subit, il a aussi ressenti l’impulsion de partager quelque chose de cette puissante expérience vécue.

 

En savoir plus:

La Sainte Face de Laon

Deux témoignages sur la Sainte Face.

La Sainte Face de la Cathédrale de Laon

D’autres images prises près de la Chapelle de la Sainte Face, dans la Cathédrale de Laon

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gende_d%27Abgar

https://archive.org/details/LeRoiAbgarDEdesseEtLeSaintMandylion/page/n5/mode/2up

https://www.academia.edu/41007778/Un_signe_divin_la_Sainte_Face_de_Laon

https://www.brepols.net/products/IS-9782503503059-1

http://remacle.org/bloodwolf/historiens/leroubna/lettre.htm

https://www.decitre.fr/livres/histoire-du-roi-abgar-et-de-jesus-9782503503059.html#resume

https://archive.org/details/LeRoiAbgarDEdesseEtLeSaintMandylion/mode/2up?view=theater

https://fr.aleteia.org/2024/03/29/le-mandylion-une-relique-legendaire-du-visage-du-christ-aujourdhui-disparue/

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Jésus - Statue

Jésus – Statue

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