La responsabilité lors de la procréation
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Le problème de la procréation irresponsable
« Post coïtum animale triste. » [« Après le coït l’animal est triste. »] dit un proverbe latin. Il s’agit ici de l’animal, pas de l’être humain. Mais pourquoi un être humain serait-il triste après un « rapport sexuel »? Peut-être est-ce parce qu’il se comporte comme un animal? Autrement, il n’y aurait pas de raison!, non? L’animal, lui, est complètement régi par l’instinct, c’est normal, c’est sa nature. Il est en dehors des notions de moralité et de responsabilité. Son noyau animateur n’est pas spirituel mais entéallique. Qu’il ait ensuite une descendance ou pas, il prend ce qui vient.
Chez l’être humain, rien que la recherche de plaisir égoïste (du fait que l’acte sexuel pouvant provoquer une procréation est généralement associé à un plaisir corporel intense) entraîne souvent de nombreuses naissances. En un tel domaine, rien que le fait de susciter l’occasion vaut l’acte. Que les parents doivent ensuite, vis-à-vis de l’enfant à naître, se charger de devoirs parentaux jusqu’à l’âge adulte de l’enfant n’est que tout à fait naturel et normal en considération de l’exaucement de leur désir. En effet, un enfant ne leur adviendrait pas s’ils n’en avaient pas eux-mêmes provoqué l’occasion, ce qui – selon les Lois de la Création – équivaut à une sollicitation. Et, pour ces devoirs, ils ont comme récompense la Joie, si, bien sûr, ils accomplissent correctement leur devoir.
La faute commise par beaucoup
Dans le monde « moderne » une faute est malheureusement commise par de nombreux êtres humains. Cette faute c’est la dissociation entre la « sexualité » et l’Amour. La Règle à observer ici pour qui aspire à la Pureté et à l’Amour véritable lequel ne peut exister sans la Pureté – c’est que la « sexualité » ne devrait jamais exister seule, mais elle devrait toujours uniquement être l’expression du véritable Amour entre un homme et une femme. Rien d’autre. Comme le disait Augustin d’Hippone: « Aime et fais ce que Tu veux! ». Beaucoup se précipitent sur « Fais ce que Tu veux! », mais ils oublient la condition première: « D’abord … Aime! ».
Celui qui aime vraiment – et la base de l’Amour c’est le Respect! – fera toujours ce qui est juste! Jamais il ne considèrera l’autre – l’être théoriquement « aimé » – comme un objet de satisfaction personnelle. C’est toute la différence entre l’Amour vrai et l’«amour-confiture». Qu’est-ce que l’amour de la confiture apporte à la confiture? Rien: Aimer un autre être comme l’on aime de la confiture, c’est juste s’aimer soi-même à travers le soi-disant « amour ». Ce n’est que de l’égoïsme!
L’éveil de l’instinct
Bien que le mariage soit assurément le meilleur cadre pour fonder une famille, selon les Lois de la Création (souvent très différentes des lois humaines) la condition sine qua non de l’union corporelle n’est pas le mariage (comme le veut, par exemple, l’église catholique) mais l’Amour – donc l’amour authentique, l’amour de l’âme, lequel n’a rien à voir avec le sentiment et encore bien moins avec le désir sexuel.
L’accomplissement du désir naturel du corps – donc de l’instinct sexuel – ne peut être que bénéfique aussi pour l’intériorité humaine, donc aussi pour l’évolution de son Noyau spirituel, sinon le Créateur ne l’y aurait pas mis. C’est juste naturel. Mais c’est comme pour la nourriture, si manger est naturel et normal, se goinfrer ne l’est pas. Cela veut dire que, dans le domaine sexuel comme dans tous les autres domaines, c’est l’excès qui, ici aussi, est nuisible. « Tout excès nuit! » dit justement le proverbe.
Par conséquent, il est important que le désir provienne d’un corps sain habité par une âme vraiment aimante. Le désir ne doit donc pas être causé par une imagination artificiellement excitée par la pornographie ou autres causes, comme, par exemple, des nerfs surexcités. Lorsque, impulsé par le véritable amour de l’âme, le besoin d’assouvissement sexuel provient d’un corps sain, cela n’arrive que de temps à autre, pas du tout de façon systématique.
Il est aussi très important d’être conscient, à ce sujet, que personne ne peut s’abriter derrière l’instinct pour tenter d’excuser ses actes. En effet, le contact – ou la vue – n’éveille pas l’instinct mais seulement la pensée, et c’est donc uniquement la pensée qui, à son tour, éveille l’instinct. Si un être humain – notamment un jeune homme – garde le foyer de ses pensées pur, l’instinct ne s’éveillera que s’il est moralement autorisé à le faire. Là encore c’est le principe du respect de l’autre – en particulier celui du jeune homme vis-à-vis de la jeune fille – qui doit primer.
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Un jeune couple d’amoureux procrée de façon responsable
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La responsabilité spécifique du jeune homme
Il y a, toutefois, une autre condition fondamentale à remplir avant de s’unir corporellement à un être humain de l’autre sexe. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme – la responsabilité spirituelle est rigoureusement la même des deux côtés! – un être humain spirituellement libre – et donc responsable! – doit être bien conscient que l’union corporelle peut déboucher sur une procréation.
Or il semble bien que l’Omnisagesse Divine ait voulu mettre la procréation hors du contrôle de l’intellect humain. Si, au moins en apparence, dans une large mesure, l’intellect humain est quand même parvenu à le faire, cela n’a pu être que de façon complètement artificielle. La maîtrise naturelle de la fécondité ne devrait portant jamais être un contrôle du seul intellect! La génération de Tes arrière-arrière-grands-parents (donc mes propres grands-parents) n’avait, du reste, encore à l’époque, absolument aucun contrôle intellectuel sur le fait qu’une union corporelle puisse être féconde ou pas! La seule « chose » qu’ils pouvaient faire c’est … s’abstenir! Autrement dit, « faire chambre à part ».
C’est seulement avec la génération suivante qu’est apparue, avec le Docteur Ogino, la connaissance du cycle féminin, ce qui a permis – au moins de manière approximative – de déterminer, au cours des 28 jours, en fonction de la date de l’ovulation, le 14ème jour après la fin des règles, les périodes fécondes et les périodes infécondes. Au départ, le médecin japonais Ogino voyait surtout sa découverte comme devant permettre de mettre à profit les périodes de possible fécondation, dans le but d’accroître la fécondité des rapports. Mais le médecin gynécologue autrichien Knaus orienta cette découverte dans le sens d’en faire – à l’inverse d’Ogino – un « moyen de « contraception »« . En réalité – soit dit ici en passant -, le concept de « contraception » appartient à ce qu’il est possible d’appeler la « langue de plomb ». Car dans un Monde conforme aux Lois de la Création il n’y a pas de place pour contrer la Nature.
Parmi les « méthodes de limitation des naissances », cette « méthode » dite « Ogino-Knaus » fut – en ce qui concerne l’église – autorisée par le pape Pie XII en 1951. En Italie, on parlait – avec humour – de la méthode « Oggi, no! » (littéralement «Aujourd’hui, non!», voulant dire: «Pas aujourd’hui, mon chéri»). En France, les bébés quand même nés de parents pratiquant, en principe, la « méthode Ogino » (en réalité, le Dr Ogino était opposé à cette utilisation de sa découverte, telle que promue par le Dr Knaus, parce qu’il pensait – à juste titre! – que cela ne permettait pas de ne pas concevoir de façon assurée) étaient, ironiquement – comme si le Dr Ogino en était lui-même le père -, surnommés des «bébés Ogino»!
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Un jeune homme est conscient de sa paternité bien avant la naissance de son enfant
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La procréation spirituellement responsable
Du point de vue spirituel – c’est-à-dire du point de vue des Lois de la Création -, le fait de s’unir corporellement avec une personne de l’autre sexe – donc d’accomplir un acte susceptible de déboucher sur une procréation – ne doit avoir lieu que si le couple est – si elle n’existe pas déjà – prêt à fonder une famille et est – en tous cas – volontaire et disponible pour accueillir, pour au moins une vingtaine d’années (la majorité spirituelle est à 21 ans!) en tant qu’hôte au sein de cette famille, venu de l’Au-delà, un esprit humain initialement étranger, et à lui offrir ainsi l’occasion devenir sur la Terre, afin d’y racheter son karma et d’y mûrir.
Voici le principe qui doit toujours prévaloir: Seulement là où, des deux côtés (celui de l’éventuel futur père et celui de l’éventuelle future mère), le fervent désir en vue d’« avoir un enfant« existe, doit s’ensuivre l’occasion d’une procréation. Autrement dit, pas d’accouplement, si l’on n’est pas – à tous points de vue – prêt à avoir un enfant ensemble! Naturellement, un tel principe est spirituellement beaucoup plus exigeant que de faussement s’imaginer pouvoir fuir ses responsabilités spirituelles grâce à la « pilule », un « stérilet », une « capote anglaise » ou un quelconque autre artifice!
Si nous considérons la sexualité – et donc la paternité et la maternité – uniquement en partant du principe de la responsabilité spirituelle de chacun à l’égard de tous ses actes, alors beaucoup de choses peuvent se transformer d’elles-mêmes. Une appréhension beaucoup plus juste de la réalité peut naturellement arriver à se faire valoir. Le comportement mutuel entre jeune homme et jeune fille, l’éducation donnée et reçue, tout reçoit alors d’autres Bases, bien plus sérieuses que ce qui, jusqu’ici, dans de nombreuses familles, était habituel.
C’est la porte ouverte à davantage d’égards et à davantage de respect mutuels. La conscience de l’indépendance personnelle et l’aspiration à être ou à devenir cent pour cent responsable de tous ses actes deviendront toujours plus manifestes et apporteront, comme conséquence, l’Ascension naturelle et aussi sociale dans les différents Peuples…
La Nature est ainsi faite – et aussi la Création – que – aussi bien dans le règne animal que dans le règne humain – c’est toujours (ou – pour le règne animal – presque toujours!), après que le masculin ait accompli son office (chez l’animal le mâle, chez l’être humain l’homme), le féminin (chez l’animal la femelle, chez l’être humain la femme) qui porte l’enfant (le bébé) à naître. « Petite cause, grands effets » dit le proverbe.
C’est un fait, une réalité biologique incontournable. La conséquence « pratique » en est qu’il est, en apparence, d’un point de vue terrestre, bien plus facile à une jeune homme de fuir sa responsabilité qu’à une jeune fille qui, « par la force des choses », se retrouve toujours à devoir assumer l’enfant trop souvent conçu sans réelle conscience des responsabilités devant être assumées, sauf lorsque, en trichant avec les Lois, elle essaye elle-même d’y échapper en ne faisant, en réalité, que se charger bien davantage… Toute fuite de responsabilité génère un karma.
En de tels cas le jeune homme ou l’homme – qu’il ait ou non volontairement engendré l’enfant à naître – est, pour le moins, tout aussi responsable que la jeune femme ou que la femme (pour elle, bien sûr, dans la mesure où elle était, pour le moins, pleinement consentante) et doit faire le maximum en son pouvoir pour assumer ce qu’il a fait. Bien évidemment, dans un tel domaine, pour lui aussi, toute tentative de fuite de responsabilité génère un lourd karma.
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Un jeune couple attend son premier enfant


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