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I comme Icare

par | 6 Mar 2024 | Autres Articles, Regards sur le Monde | 0 commentaires

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I comme Icare

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L’intuition ne semble pas être répandue chez la plupart de nos contemporains. En tous cas elle n’est pas très forte, ou bien ils ne l’écoutent pas. C’est, en tous cas, ce que tendraient à démontrer des expériences sur la soumission humaine conduite en Amérique. Ici l’on réécrit le mythe.
 
Un film instructif Une nuit du 17 juin au 18 juin une opération de grande envergure était destinée à déstabiliser l’Amérique. C’est du moins ce que laisse entendre le film de fiction «I comme Icare» de Henri Verneuil avec Yves Montand.

C’est peut-être pourquoi ce film fut reprogrammé un 17 juin au soir. Le film raconte une enquête serrée d’un procureur (joué par Yves Montand) sur l’assassinat d’un président américain (cela ressemble grandement à l’assassinat d’un certain John Fitzerald Kennedy), mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici.

Au cours de son enquête le procureur est amené à s’intéresser à des expériences sur le conditionnement humain, expériences ayant, en fait, été réellement menées par le professeur Stanley Milgram à l’Université de New Haven durant les années 1960-1963 (c’est précisément au cours de ces années que fut assassiné le président Kennedy). Ces expériences avaient pour but d’étudier la soumission que manifestent les êtres humains à l’égard d’un ordre émanant d’une autorité ressentie par eux comme supérieure.

Dans le film il s’agissait pour un homme d’envoyer des chocs électriques de plus en plus forts – sous le (faux) prétexte d’étudier l’influence de la «punition» sur la capacité de mémorisation d’un sujet – à un autre homme bardé d’électrodes assis sur une chaise en face de lui et devant répondre à un exercice de mémoire.

Cette séquence est admirablement bien réalisée dans le film. L’assassin du président avait été recruté chez cette catégorie d’êtres humains capables de torturer, voire même d’assassiner, un innocent – qu’ils n’avaient aucune raison personnelle de persécuter – uniquement pour obéir à un ordre donné au nom de la science par une soi-disant autorité. On peut appeler cela de l’«intellectolâtrie»!

I comme Intuition ou Intellect?

Les conclusions tirées par le professeur dirigeant ces expériences dans le film sont proprement ahurissantes: 63 % des personnes examinées, dans un pays qualifié de «libéral», étaient prêtes à exécuter un acte plus ou moins réprouvé par leur conscience à partir du moment où celui-ci émanait d’une autorité reconnue, dans le cas présent, l’Université. Si l’on reporte cette proportion sur la société dans son ensemble, cela signifierait que les deux tiers de la population dans un pays donné sont capables «pour obéir aux ordres» d’accomplir des atrocités normalement réprouvées par la conscience universelle.

Dans ces conditions il ne convient pas de se demander comment, par exemple, des millions de Juifs ont pu être arrêtés, déportés, incarcérés et exterminés dans des camps de la mort, en Europe au cours de la deuxième guerre mondiale, par de loyaux fonctionnaires servant avec zèle leur gouvernement qui, pour la plupart, étaient de bons pères de famille très respectueux des lois civiques – dont certains allaient même à la messe, le Dimanche – et qui, par ailleurs, n’auraient jamais fait de mal à une mouche!

Jamais sans doute le conflit entre la voix de la conscience spirituelle – l’Intuition – et la soumission intellectuelle à des ordres émanant de ces nouveaux monstres que sont les êtres entièrement inféodés à l’intellect, ne se sera exprimée de façon aussi dramatique. Puisse le spectacle de telles aberrations exprimant la «démence rationnelle» de nombreux êtres inhumains contemporains susciter le vigoureux réveil de l’intuition d’un grand nombre d’êtres humains manifestant leur dignité d’être humain par le refus de la soumission indigne aux thuriféraires de l’intellect! Les modernes Icare se sont approchés trop près du soleil de l’intellect et ils y ont grillé leur cervelet!

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La chute d'Icare

La chute d’Icare

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