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Majorité ou Unanimité?
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« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie;
la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. »
– Mahatma Gandhi –
« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »
– Un célèbre humoriste –
«Vitam impendere vero»
– « Consacrer sa vie à la Vérité » –
– Devise de Jean-Jacques Rousseau –
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Sous la dictature de la majorité
Présentement, sur Terre, dans la plupart des pays, nous vivons sous la domination de ce que la majorité (qui peut n’être que de 51% contre 49%!) a déterminé comme étant convenable et conforme. Cela s’appelle la démocratie – le supposé « pouvoir du peuple », alors que – trop souvent – ce n’est que celui de la foule (« Le peuple est en haut, la foule est en bas. » – Victor Hugo). Depuis quand le critère nombre serait-il un critère de vérité?
La démocratie
La démocratie – c’est-à-dire concrètement la pratique du vote – est basée sur la domination de l’intellect. Trop souvent, c’est juste une dictature de la majorité au détriment de la minorité. Sans domination de l’intellect il n’y aurait pas de démocratie, laquelle – tout bien considéré – n’est rien d’autre qu’une déclaration de guerre ouverte à Dieu. Il y aurait juste la reconnaissance du Juste.
En fait, c’est précisément le principe de la majorité permet aux faux principes de perdurer. Cela crée et entretient un « effet de rail »: une situation en laquelle le faux est conforté par l’approbation effective ou tacite – active ou passive – du plus grand nombre.
Les élections
A noter, à ce sujet, que le mot « élection » a été dévoyé. Car élire quelqu’un signifie non pas le sélectionner intellectuellement dans une liste de divers prétendants à un poste ou une fonction mais – ce qui est bien différent! – le reconnaître intérieurement comme un Élu. Or Seul Dieu peut déterminer un Élu. Et cela change tout!
Considérons le cas de Jean le Baptiste. Une grande unanimité règne, de nos jours, parmi les Chrétiens, pour le considérer comme un Élu authentique. Pourtant, à son époque, il ne fut pas reconnu comme tel par le Sanhédrin et le pouvoir en place. Cela montre bien que ce n’est pas aux êtres humains de déterminer avec leur intellect qui est élu ou pas. La seule chose qu’ils peuvent faire c’est de le reconnaître! Et cela ne peut se faire que par l’Intuition.
Édifier sur le Nouveau
Si l’on veut édifier sur le Nouveau et non plus sur l’ancien, l’on doit d’abord reconnaître ce qui est intrinsèquement juste, et cela n’est pas une question de majorité, mais c’est juste une question de conscience.
Que ce soit à 51%, à 66,6% ou à 99% n’y change pas grand chose: La majorité c’est « démocratique » et donc intellectuel, cela n’est pas spirituel. Un autre pratique à la mode est la collégialité où l’on tente de diluer la responsabilité spirituelle – laquelle ne peut jamais être que personnelle – dans le collectif.
Les êtres humains ne peuvent jamais devenir nouveaux – au sens où Jésus a dit à Nicodème qu’il devait Naître de nouveau – s’ils conservent de nombreuses petites radicelles dans l’ancienne manière de se comporter.
Par contre, lorsque tout le monde s’est mis d’accord sur le fond et a reconnu le Juste, plus rien ne les empêche d’aller individuellement et collectivement vers le Nouveau. Ils peuvent vire ensemble la Parole: « Tout doit devenir Nouveau. ».
La collégialité
La définition Wikipédia de la collégialité est celle-ci: « Un principe qui guide les actions d’un groupe de personnes (le collège, une autorité) ayant le même statut et par lequel ils assument collectivement les décisions prises par la majorité de ses membres. ».
En particulier, la partie de phrase soulignée montre le caractère faux de la collégialité. Selon les Lois de la Création – en laquelle il n’y a pas de communisme! – la responsabilité ne peut et ne doit jamais être que personnelle. Devant la Justice Divine jamais personne ne pourra s’abriter derrière le caractère « collégial » d’une décision pour tenter de se soustraire à sa responsabilité spirituelle personnelle!
En conscience, que ce soit individuellement ou collectivement il n’est pas possible d’assumer une décision prise par la majorité.
Tout bien considéré – spirituellement parlant -, « assumer collectivement » ne veut rien dire. Quant au fait de devoir assumer personnellement des décisions prises par d’autres et auxquelles – intérieurement – l’on n’adhère pas est clairement contraire aux Lois de la Création.
Dans l’article sus-mentionné il est aussi précisé: « La collégialité a pour objectif de limiter les pouvoirs d’un petit groupe de personnes, en donnant les mêmes pouvoirs à tous ses membres. » .
« Les mêmes pouvoirs à tous ses membres », c’est sûrement « démocratique », mais cela n’est pas non plus spirituel. Ce qui est spirituel c’est que les pouvoirs les plus importants reviennent, tout naturellement, à ceux qui – par leurs vertus et leurs facultés – ont la réelle capacité de les exercer.
Un exemple de l’aberration de la « collégialité démocratique »
Un ancien étudiant raconte:
« Lorsque j’ai fait mes études universitaires de Lettres à l’université de C—, la « mode », à l’époque, à la Faculté des Lettres, dans cette ambiance post-soixante-huitarde, sur la base du (faux) principe républicain « Nous sommes tous égaux » (sic!), c’était, oui, pour l’obtention du diplôme, de passer des examens oraux … collectifs!
Oui – vous avez bien entendu – des examens collectifs! Cela voulait dire qu’à l’arrivée, après l’examen, soit tout le groupe d’étudiants concerné (lequel pouvait correspondre à une dizaine d’étudiants) avait son diplôme, soit tout le groupe avait échoué. C’est ainsi que même si un étudiant, membre d’un « bon groupe », n’avait rien dit ni fait au cours de l’épreuve il pouvait quand même obtenir son diplôme, alors que, dans le groupe voisin, un étudiant brillant faisant partie d’un « mauvais groupe » avait, quant à lui échoué! ».
« Liberté, Égalité, Fraternité », que d’aberrations en fonction de cette devise!
L’Unanimité
Le seul principe spirituellement juste est et demeure l’Unanimité. D’où l’inévitable question: Pour pouvoir prendre des décisions communes engageant et même régissant une communauté donnée, comment se mettre d’accord … lorsque … a priori l’on n’est pas d’accord?
La réponse à cette question est déjà donnée: l’Unanimité! Mais – dira-t-on -l’Unanimité, facile à dire, mais si – justement – les personnes en présence sont en désaccord, le problème ne risque-t-il pas d’être insoluble? Comment se mettre d’accord quand on ne l’est pas?
Élever le Niveau
La réponse est toute simple: Il convient d’élever le niveau où se passent les échanges. Pour cela il y a déjà la spirituellement très exigeante pratique de l’Échange volontaire.
Et puis voici aussi la phrase « magique » pour cela: « Aspirons à la Conviction! ». Aussi longtemps que l’on n’est pas d’accord, c’est parce que l’on n’a pas encore suffisamment fait ce Travail sur soi d’aspirer ensemble à la Conviction.
Aspirer à la Conviction
Lorsque – au terme d’un travail intérieur suffisant pour reconnaître ensemble ce qui est Juste -, pour chacun, la Conviction est enfin atteinte – c’est-à-dire lorsque – au sujet d’une chose – l’on est capable de « mettre sa main au feu » –, alors « tout le monde » est d’accord et est parvenu – plus qu’à un simple consensus – à l’Unanimité. Ainsi il est possible de progresser ensemble.
Si tous les êtres humains vivaient la parole « Aspirez à la Conviction » suffisamment pour réellement parvenir à la Conviction – ce qui, bien sûr, est spirituellement très exigeant! -, alors ils seraient tous d’accord sur les décisions à prendre. Il n’y aurait plus de conflits ni même de dissensions.
Il n’y a plus besoin de décompter les pour pour les opposer aux contre. Loin de toute rigidité intellectuelle, la Conscience partagée est devenue déterminante pour la décision à prendre, qui s’impose d’elle-même.
Toutefois, il est clair que l’Unanimité ne peut pas être atteinte en partant de soi mais uniquement par la reconnaissance commune de ce qui se tient plus haut que soi: La Vérité, la Justesse, la Beauté.
Préserver les Talents propres
Naturellement, une telle unanimité sur les décisions collectives à prendre n’empêche nullement chacun de développer son genre et ses talents propres, en particulier dans le domaine de la vie personnelle, mais même aussi dans la vie au sein des diverses communautés auxquelles il peut appartenir.
Les décisions prises pour la collectivité doivent même encourager cette nécessaire expression de sa propre personnalité individuelle – ce qui est le but même de l’évolution spirituelle -, de façon tout à fait correspondante à sa propre manière d’être.
Un exemple en images
Un film de cinéma, par exemple, illustre comment un seul homme est capable d’en faire basculer onze autres pour pouvoir, dans la reconnaissance commune de la Vérité, parvenir à l’Unanimité, c’est le film « Douze hommes en colère ».
Peut-on décemment mettre aux voix la mort d’un homme? Non, l’on ne peut pas. Et c’est justement pourquoi le Jury composé de 12 hommes doit décider à l’unanimité si l’accusé est ou non coupable.
Si la majorité avait suffi pour déterminer le sort du présumé coupable, la pièce aurait été jouée dès le premier tour, mais voilà que surgit un enquiquineur qui ose mettre en doute le scénario sur lequel « tout le monde » est déjà d’accord…
Les douze doivent se mettre d’accord; là est le travail de la conscience – donc le travail spirituel – devant être accompli par chacun. C’est terriblement exigeant, mais la justesse – et donc la vraie Justice – est à ce prix!
Seule la nécessité de parvenir à l’Unanimité permet cela.
La cooptation
Comment peut-on procéder concrètement pour vivre l’Unanimité? Une aide importante peut déjà être apportée par la cooptation. Par rapport à un objectif donné, un petit noyau se constitue avec un but commun. Cela commence par un, puis, deux, puis, trois, etc. Comment ce noyau initial peut-il s’agrandir? Par la cooptation! La cooptation à l’unanimité!
Par la cooptation à l’unanimité il est possible de s’assurer que les nouveaux-venus soient en phase non seulement avec le projet commun déjà existant mais aussi en harmonie avec le noyau initial. Par la cooptation à l’unanimité chaque nouveau membre est « adopté » par chacun des membres déjà existants.
De même chaque nouvelle décision importante modifiant l’état de fait déjà existant ne peut être prise qu’avec l’assentiment de tous. C’est la garantie que tous marchent ensemble du même pas.
Le droit de veto
Cela revient à ce que chaque membre déjà existant dispose de ce qu’il est aussi possible d’appeler un « droit de veto ». La définition du veto est: « Le mot « veto » (ou « véto ») vient du latin « veto » qui signifie littéralement: «je m’oppose». Il est utilisé pour indiquer qu’une personne ou une partie d’un groupe a le droit d’arrêter unilatéralement une décision commune. » (Source).
Mais si quelqu’un abuse de son droit de veto, cela ne risque-t-il pas de provoquer des blocages, voire même de paralyser toute l’activité du cercle considéré? Pour éviter cela, il convient de prévoir que chaque veto soit spirituellement justifié. Évidemment, un veto émis en fonction de considérations exclusivement intellectuelles, personnelles et subjectives ne peut avoir « droit de cité ».
La Puissance du Bon Vouloir
Si, par exemple, 12 personnes sur 12 sont de bon vouloir, alors il n’y a absolument aucune raison qui puisse empêcher qu’en se basant sur l’Intuition elles arrivent à reconnaître ensemble ce qui est juste et vrai et donc à s’accorder. Elles doivent nécessairement y parvenir. Avec un bon vouloir tout chemin mène finalement au But!
En cas de blocage abusif persistant: l’opposition ou l’exclusion à l’unanimité
En cas d’abus manifeste de ce « droit de véto » (ce qui devrait être rare si les étapes précédentes ont été respectées), alors il convient – si celui qui abuse persiste dans son attitude manifestement abusive –, afin de lever le blocage, que le véto abusif puisse être contré par tous les autres, voire même – si cela ne va pas autrement – que l’exclusion de l’abuseur soit prononcée, bien sûr, elle aussi, à l’unanimité!
En effet, lorsqu’un noyau organique s’est naturellement constitué par la cooptation, une telle situation de blocage ne devrait, en fait, se présenter que de façon exceptionnelle. Celui qui agit faussement – donc dans l’obstination intellectuelle et hors de l’Intuition – est amené à le reconnaître ou à se retirer. Il n’y a pas d’autre possibilité.
Prendre les décisions importantes à l’unanimité
Naturellement, toutes les décisions à prendre n’ont pas besoin de faire l’objet d’une concertation. Les petites décisions peuvent tout à fait être prises sous la responsabilité individuelle personnelle du responsable (c’est le cas de dire!) de l’activité en question.
Mais toutes les décisions importantes prises au sein d’une collectivité donnée ne devraient-elles pas pareillement être prise à l’unanimité? Une telle façon d’agir montre déjà le sérieux dans l’Attention (laquelle est une Vertu!) accordée à la question examinée.
Cela donne aussi la garantie que la décision prise sera pérenne – ce qui est un facteur de stabilité –, parce que reconnue comme juste par la totalité – chacun individuellement – de la collectivité considérée.
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Majorité ou Unanimité
Merci à l’auteur de l’article pour ces éclaircissements concernant toutes ces notions.
Ils permettent d’appréhender plus facilement ces concepts avec lesquels les gouvernants nous manipulent à souhait.
Voila un texte qui pourrait circuler dans toute entreprise réunissant des hommes et des femmes dont l’objectif
principal serait de partager la même CONVICTION concernant l’avenir de l’entreprise ou de l’association.
Cela suppose à la base – comme l’explique cet écrit – la nécessité d’une juste conscience inspirée par les Lois
de la Création.
Que l’unanimité règne tant pour les objectifs que pour les motivations concernant l’ensemble des membres.
Que des affinités relient les membres entre eux, chacun gardant sa personnalité propre.
Il va de soi que toute tentative de décision démocratique ne pourrait faire son entée au sein de cette entreprise,
celles-ci (les décisions) étant prises à l’unanimité.