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L’Aide véritable

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« Aime Ton prochain comme Toi-même! »

« Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés. »

– Jésus –

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Le Chemin du véritable Amour c’est la Pureté.

 

Il est beaucoup d’initiatives – très médiatisées – censées être inspirées par le « Cœur », mais qu’en est-il vraiment?

En ce moment, par exemple, en France – juste à titre de possible exemple parmi bien d’autres -, les « grands médias » promeuvent à fond les « Restos du Cœur » fondés par un célèbre humoriste, avant qu’il ne décède tragiquement, lors d’un accident de moto.

A première vue, du point de vue de l’intellect et du sentiment, rien que de très louable. La justification serait qu’il s’agirait de remédier à la situation suivante: « En France, 9 millions de personnes sont en situation de privation matérielle et sociale, un niveau jamais atteint depuis la création de cet indicateur. ».

L’on se préoccupe donc de la « privation matérielle et sociale » d’un nombre importants d’êtres humains. En vertu du proverbe « Ventre affamé n’a pas d’oreilles » cela peut avoir une certaine justification, car, pour pouvoir toucher le cœur et l’esprit d’un être humain, il peut être indiqué, dans un premier temps – comme pont vers des Valeurs plus élevées -, de pourvoir à ses besoins gros-matériels terrestres les plus immédiats, comme boire, manger, dormir.

Dans le passé, l’on a ainsi pu observer de nombreux exemples de « charité chrétienne », comme, entre autres, ceux offerts par Martin de Tours, Vincent de Paul, Mère Térésa, Sœur Emmanuelle, l’Abbé Pierre et ses centres « Emmaüs », et bien d’autres encore…

Toutefois, ce que nous examinons ici c’est l’Aide véritable qui peut être apportée à un être humain en situation de détresse. Répondre aux besoins du corps terrestre et aussi à ses « besoins sociaux », cela peut déjà être bien, mais c’est loin d’être suffisant.

Car c’est, avant tout, d’une aide globale dont a besoin un « misérable », c’est-à-dire une aide prenant en compte la totalité de ce qu’est un être humain, et pas seulement son enveloppe extérieure la plus grossière.

Or un être humain incarné c’est, d’abord, fondamentalement, un Noyau spirituel, entouré de différentes enveloppes. De ce point de vue ne s’occuper unilatéralement que de l’enveloppe la plus extérieure, la plus lourde et la plus grossière peut s’avérer non seulement insuffisant mais même contre-productif.

De plus, l’Amour véritable (l’Agape dont parle Paul de Tarse) ne peut s’avancer que sur le chemin de la Pureté. Si, de nouveau, nous évoquons l’initiative dont il est question un peu plus haut, nous voyons que le principal soutien à la base de cette action humanitaire est un collectif d’artistes et de célébrités du monde du spectacle ou du monde médiatique appelé « Les enfoirés ».

Une telle appellation vibre-t-elle dans la Pureté en tant que condition indispensable du véritable Amour? Chacun répondra pour lui-même.

Victor Hugo s’est penché sur « Les Misérables », roman dans la préface duquel il est écrit:

«Tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit, ne seront pas résolus; en d’autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles.».

Comment, maintenant, les problèmes de « la dégradation de l’homme », « la déchéance de la femme » et « l’atrophie de l’enfant » peuvent-ils être résolus, c’est ce qui reste à examiner… Manifestement, dans ce roman, Victor Hugo englobe ensemble la misère morale et la misère matérielle, excusant la première par la seconde:

«Il y a un point où les infâmes et les infortunés se mêlent et se confondent dans un seul mot, mot fatal, les misérables; de qui est-ce la faute?».

Oui – bonne question! -, de qui est-ce la faute? Dans le souci de reconnaître la Vérité pleine et entière, il nous faut, toutefois, aller plus loin

Il nous faut remonter à la cause profonde et initiale de la misère. Car la misère ne peut pas ne pas avoir de raison d’être. Elle n’est fondamentalement pas elle-même une cause mais bien plutôt une conséquence. Une conséquence, oui, mais de quoi?

La chanson des « Restos du Cœur » dit: « On n’a plus le droit n’y d’avoir faim ni d’avoir froid ». Cela peut peut-être être qualifié de « joli » sur le plan poétique, mais qu’en est-il sur le plan de la Conformité aux Lois? Le « droit » a-t-il quelque chose à voir là-dedans? Celui ou celle qui souffre de quoi que ce soit, de faim de froid ou d’autre chose, souffre-t-il, de façon arbitraire, sans raison? Voilà la question que quasiment personne ne se pose ni ne pose; voilà pourtant la première question à se poser…

Ici il n’y a que deux possibilités: Où bien les souffrants souffrent à cause de la « faute à pas de chance » (pourquoi?), donc sans raison, « par hasard », ou bien, en fonction de la Perfection des Lois de l’Univers et de Celui dont elles sont l’expression de la Volonté, ils souffrent en fonction de la Loi de l’Effet de Réciprocité, en vertu de laquelle ils récoltent, tout simplement, ce qu’ils ont eux-mêmes antérieurement semé. C’est tellement simple!

L’Aide véritable ne peut être octroyée à des « misérables », donc à des êtres humains souffrants, que sur la base du Savoir des Lois de la Création. Autrement, cela revient à puiser de l’eau à une fontaine à l’aide d’une passoire.

Or, selon les Lois de la Création, avant d’avoir des droits (fût-ce celui de « ne plus avoir faim ni d’avoir soif »), l’être humain a des devoirs, et seul le fidèle accomplissement de ces/ses devoirs peut lui donner des droits.

Parmi ces Lois de la Création il y a, en ce cas, à prendre aussi en considération la Loi du Donner et du Recevoir, laquelle stipule qu’il faut d’abord donner pour ensuite recevoir.

Aussi étonnant que cela puisse paraître à certains, ignorants des Lois de la Création, cette Loi s’applique même à un … mendiant!

C’est tout le sens de ce conte où un mendiant se tient sur le bord d’une route sur laquelle arrive un somptueux carrosse qui s’arrête devant le mendiant et d’où descend un prince magnifiquement paré. Flairant la bonne fortune, le mendiant s’incline obséquieusement devant le prince, mais lorsqu’il se relève pour tendre sa main, il a la surprise de voir, juste devant lui, le prince lui tendre sa main à lui et attendre que lui le mendiant lui donne quelque chose…

Déconcerté et embarrassé, le mendiant ouvre et cherche dans sa besace ce qu’il pourrait bien donner au prince richement vêtu. En fouillant il finit par trouver, peut-être, quelques centaines de grains de blé, dans le fond de son sac. Considérant que le prince est bien assez riche comme cela, il se décide à en prélever trois, puis les extrait de sa besace et les dépose dans la main du prince, s’attendant maintenant à recevoir à son tour…

Mais non, après avoir reçu ses trois grains de blé, le prince les glisse dans sa poche, remercie en inclinant la tête, puis remonte dans son carrosse et ordonne à son cocher de reprendre la route…

Médusé, le mendiant le regarde partir en se disant: « Mais c’est le monde à l’envers! Maintenant c’est aux pauvres de donner aux riches!, mais où va-t-on? ». Puis il plonge de nouveau sa main dans le fond de sa besace, dans le but de tromper sa faim en mâchouillant quelques grains de blé. Après les avoir introduits dans sa bouche, il a la surprise de rencontrer sous ses dents, quelque chose de très dur, loin de la consistance normale d’un grain de blé, même sec.

Il ressort de sa bouche le grain dur qui a failli lui casser une ou plusieurs dents et a la grande surprise de voir qu’il ressort un grain complètement doré. Il l’examine de près: pas de doute ce présumé grain de blé doré est … en or! Continuant à mâcher ceux qu’il a encore dans sa bouche, de nouveau, il tombe sur un « os »?, non!, sur autre « grain de blé » en or. Et une troisième fois, le même scénario se répète, ce qui fait, en tout et pour tout, trois grains de « blé » … en or! Jamais le mot « blé » n’a autant mérité son deuxième sens.

Alors, aussitôt, au mendiant, avec regret, vient la pensée suivante: « Ah!, si, au lieu de seulement trois, j’avais donné tous mes grains de blé, maintenant, je serais au moins cent fois plus riche! ».

Moralité: Chacun ne peut et ne doit recevoir qu’en fonction de sa capacité à donner. Tout don unilatéral est malsain et n’entraîne et n’entretient que la paresse, la commodité, et le laisser-aller.

Faire preuve de Cœur, apporter une aide véritable,  donc aimer véritablement son prochain ne peut se faire qu’en lui apportant ce qui lui est véritablement utile. Et, de préférence, utile en regard de l’Éternité, utile en regard de l’Ascension spirituelle. Très souvent, l’être humain se voulant être généreux pèche par superficialité dans le don.

Par exemple, donner de l’argent à un ivrogne, ce n’est pas lui être utile, parce que l’on sait d’avance ce qu’il va en faire. L’Aide véritable ne peut ici que consister à l’aider à se libérer de son addiction, et ce n’est pas en donnant de l’argent sans contrôle qu’une telle Aide va pouvoir être apportée.

Mais si l’ivrogne ne veut pas se libérer de son penchant pour la bouteille, alors que faire? La réponse est toute simple: rien! Quelqu’un qui ne veut pas s’aider lui-même ne peut pas et ne doit pas être aidé. L’Aide la plus aimante est ici, d’un point de vue terrestre, la non-aide, consistant à le laisser expérimenter jusqu’au bout les conséquences ultimes de ses choix.

Il n’y a pas d’Amour sans Justice, car les deux sont inséparables. Et la plus grande part du juste Amour, c’est la sévérité. Chaque cas est naturellement particulier et doit être examiné de près, mais si, par exemple, quelqu’un est dans la rue, parce qu’il ne veut pas travailler et préfère mendier que de subvenir à ses propres besoins, l’Aide véritable ne consiste pas à fournir de la nourriture ou un hébergement sans contre-partie, parce que cela ne ferait qu’entretenir un état de fait profondément malsain et contraire aux Lois de la Création.

Fondamentalement, l’Aide véritable est orientée sur des Valeurs d’Éternité. L’Amour pour les co-êtres humains s’oriente essentiellement sur la promotion de leur Noyau spirituel appelé à la Vie éternelle bien plus que sur la seule satisfaction de leurs besoins corporels terrestres immédiats. Bien sûr, cela ne signifie nullement que les besoins terrestres ne doivent pas du tout être pris en compte, mais ils ne doivent l’être que dans le cadre d’une Aide globale s’adressant à la totalité de ce qu’est un être humain.

Et c’est cela qui change tout!

Dans les églises, au sujet de la générosité à accorder à son prochain, les prédicateurs citent volontiers les célèbres Paroles de Jésus, présentes dans l’Évangile de Matthieu (XXV : 31-46):

Le Jugement Dernier

«31 Lorsque le Fils de l’Homme viendra dans Sa Gloire avec tous les [saints] Anges, Il S’assiéra sur Son Trône de Gloire.
32 Toutes les nations seront rassemblées devant Lui. Il séparera les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs;
33 Il mettra les brebis à Sa droite et les boucs à Sa gauche.
34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à Sa droite: ‘Venez, vous qui êtes bénis par Mon Père, prenez possession du Royaume qui vous a été préparé dès la Création du Monde!
35 En effet, J’ai eu faim et vous M’avez donné à manger; J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire; J’étais étranger et vous M’avez accueilli;
36 J‘étais nu et vous M’avez habillé; J’étais malade et vous M’avez rendu visite; J’étais en prison et vous êtes venus vers Moi.’
37 Les justes Lui répondront: ‘Seigneur, quand T’avons-nous vu affamé et T’avons-nous donné à manger, ou assoiffé et T’avons-nous donné à boire?
38 Quand T’avons-nous vu étranger et T’avons-nous accueilli, ou nu et T’avons-nous habillé?
39 Quand T’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés vers Toi?’
40 Et le Roi leur répondra: ‘Je vous le dis, en Vérité, toutes les fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de Mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait.’.
41 Ensuite Il dira à ceux qui seront à Sa gauche: ‘Éloignez-vous de Moi, maudits, allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges!
42 En effet, J’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger; J’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire;
43 J‘étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli; J’étais nu et vous ne m’avez pas habillé; J’étais malade et en prison et vous ne m’avez pas rendu visite.’
44 Ils répondront aussi: ‘Seigneur, quand T’avons-nous vu affamé, ou assoiffé, ou étranger, ou nu, ou malade ou en prison et ne T’avons-nous pas servi?’.
45 Et Il leur répondra: ‘Je vous le dis, en Vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait cela à l’un de ces plus petits, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait.’.
46 Et ils iront à la peine éternelle, tandis que les justes iront à la Vie éternelle.».
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Bien sûr, ce passage de l’Évangile incite à la générosité, et, de prime abord, ne semble pas y mettre de condition. Pourtant, à y regarder de plus près, une très importante condition apparaît dans le texte évangélique. C’est lorsqu’il y est dit: « toutes les fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de Mes frères« .

Le Roi – le Fils de l’Homme – le Juge – n’attend donc pas que la générosité de Ses fidèles s’adresse indistinctement « à tout le monde », mais Il attend, au contraire, qu’elle s’adresse aux plus petits (= ceux qui ont besoin d’Aide) de Ses frères. Maintenant, qui peut revendiquer de faire partie des frères du Roi?! Cela opère auto-activement un sévère Tri! Cela signifie clairement que ceux qui doivent bénéficier de l’Aide doivent la mériter.

Tout juste donateur doit donc être rigoureux dans sa façon de donner. Il ne lui viendra jamais, par exemple, la pensée d’offrir de l’argent en cadeau à un être humain irréfléchi ou en proie à une ou plusieurs addictions (correspondant spirituellement à ce que l’on appelle un penchant), lequel argent sera toujours employé par l’être humain dépendant selon sa manière irréfléchie, se causant ainsi préjudice à lui-même, et probablement aussi encore à d’autres semblables à lui.

Ces préjudices peuvent être de différentes sortes. Cela peut  être un dommage à la santé de leur corps terrestre, par la pratique de différents vices, comme la tabagie, la boisson (alcoolisme), ou en s’adonnant à d’autres débauches (toxicomanie, orgies, etc.), pour lesquelles le donateur superficiel aura provoqué l’occasion par son don contraire aux Lois et, par conséquent, inévitablement, aussi faussement utilisé.

Lorsque l’on en a, donner de l’argent – de son superflu – est donc relativement facile pour se tailler à bon compte une réputation de générosité. Donner et donc aider de la juste manière est beaucoup plus exigeant. Car l’Aide véritable ne vise pas, de manière unilatérale, à sortir un « miséreux » de sa misère exclusivement terrestre en l’empêchant ainsi de prendre conscience au sujet de pourquoi il en est arrivé .

Bien davantage, l’Aide véritable consiste à aider les « indigents » à sortir d’abord de leur misère morale et spirituelle, par la reconnaissance de la Vérité et des Lois de la Création, ainsi que par la prise de conscience des causes profondes qui, en fonction de la Loi du Karma, les ont conduits à devoir expérimenter la misère et la souffrance terrestres.

Le dégout vis-à-vis des faux comportements ayant jusque-là existé est le commencement de l’amélioration. Reconnaître et se changer est le Chemin de la Rédemption et donc aussi celui de l’Ascension. Celui ou celle qui, par son action auprès des miséreux et des souffrants, aura, chez tel ou telle, suscité cela, celui-là ou celle-là aura pratiqué l’Aide véritable!

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Aide à une personne âgée

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1 Commentaire

  1. Deh Assy

    L’Aide véritable

    Et l’aide véritable réside dans l’amour rigoureux qui ne prend en compte que le bien du concerné.

    Réponse

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