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La Nature de la Vie

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Par Jacob Beilhart

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La Nature de la Vie

La Nature de la Vie

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Les plus grands théologiens parlent de Dieu en tremblant. Comment serais-je capable de formuler les premiers éléments d’une théodicée? Et, au surplus, ce n’est point mon rôle. Mais je puis dire dans le langage le plus simple ce que mon expérience intérieure me dit de Dieu.

Il me semble que le Créateur est nécessairement la Perfection infinie de la Nature Paternelle et qu’Il aime à pourvoir aux besoins fondamentaux des êtres à qui Il a donné la vie. Il me semble que cette Nature Paternelle se communique à nous dès que nous chassons les désirs égoïstes et lui faisons place, car l’homme a été créé à l’Image de Dieu. Et alors nous vient un souci du bien des autres qui dépasse infiniment les désirs qu’avait naguère le vieil homme égoïste.

Vous dirais-je franchement que ce souci de ceux qui m’entourent m’éveille très tôt le matin, dès cinq heures, alors qu’il ne s’agit encore à cette heure-là que d’aller soigner les bêtes qui m’attendent? Je me trouve mieux dans le grand froid qui m’entoure à ce moment que dans le lit bien chaud. Pourquoi? Parce que je sais que, une fois soignées les bêtes qui s’éveillent si tôt, je vais pouvoir m’occuper de mes frères bien-aimés, m’occuper de vous.

Et comment douteriez-vous qu’à côté de cette Nature Paternelle qui est en Dieu et descend jusque dans mon pauvre cœur si faible, il y a une Nature-Pardon, une Nature-Miséricorde, une Nature-Rédemptrice qui pardonne et donne sans compter à l’humble qui se repent? Et surtout une Nature-Amour dont les Libéralités et les Patiences dépassent tout ce que l’on peut imaginer? Pourquoi y a-t-il des êtres assez fous pour se fermer par l’âpreté de leurs égoïsmes aux Réalités Souveraines, pour convoiter et poursuivre vainement les plus basses?

J’ai parcouru de mon mieux le Sentier de l’Amour et je puis affirmer qu’il est bon. Tout au long du chemin, l’Amour conduit et, lorsque l’on est sincère et droit, il n’y a pas de complication. Si nous ne laissons pas se déployer le sens personnel et que nous nous en remettons à l’Unique Volonté, nous trouverons la Paix, même dans les pires épreuves. Alors se résolvent les problèmes de la vie actuelle et de la destinée. Chacun d’entre nous devient l’ami de tout ce qui existe.

Il admet pour toute chose une place et un temps. Tout lui paraît harmonieux. En ce qui me concerne, je suis prêt à faire tout ce que je peux pour n’importe qui dans n’importe quelle circonstance, car je vois derrière le rideau et je suis d’accord avec la pièce qui se joue. Je suis ici pour servir de mon mieux sur la scène de la vie. Je voudrais tant que tous les autres aient la même satisfaction. Puissiez-vous être aussi disposés à recevoir que l’Esprit l’est à donner.

Ce qui précède, je l’avais déjà écrit, il y a environ cinq ans, et, de tout ce que j’ai publié, c’est pour ceci que la demande a été la plus forte. Sans doute parce que les gens s’intéressent davantage aux relations concrètes qu’aux principes abstraits. Toutes mes expériences des cinq années écoulées n’ont été que des démonstrations des principes énoncés dans ce récit. J’ai plongé avec tout ce que j’avais de courage dans les réalités de l’existence; je suis entré en contact avec la Nature et avec l’homme, sur le plan profond.

Qu’il me soit permis de dire, avant de poursuivre, que je ne demande à aucun de ceux qui liront ceci d’entrer dans cette voie s’il est mû par le désir d’atteindre un but personnel. Les principes agissant dans la vie dont il est question ici sont des principes universels, mais ils n’ont guère d’efficacité là où existe le sens personnel. Le monde n’est certes point encore mûr pour ces principes. Le courant auquel la plupart s’abandonnent travaille à faire évoluer l’homme dans le sens de ses instincts égoïstes.

Mais comme l’épi de blé, au sommet de sa tige, diffère de la tige, ainsi le fruit mûr de la Vie diffère de la tige sur laquelle il a poussé. La tige, c’est l’homme égoïste et séparé dont les pensées et les désirs n’envisagent que sa propre croissance au détriment de l’épi. Ceux qui ne voient pas plus loin que l’égoïsme ne peuvent être sûrs qu’il y ait une justice et il leur faut une bien forte imagination pour découvrir la raison d’être de leur propre existence.

Mais, lorsqu’on voit la pleine croissance de la plante et l’épi qui apparaît et se développe, ressemblant non à la tige sur laquelle il pousse mais au blé d’où sortit la tige, alors il est aisé de discerner la Sagesse dans la Création; alors, la Joie descend sur l’existence et l’éclaire.

J’espère que ce petit historique d’expériences tombera dans les mains et au fond du cœur de quelques-uns. Il nourrira le faible espoir de vie supérieure vagissant dans le secret de l’âme. Il rendra fertile la petite semence qui n’aura pas été entièrement étouffée par l’effervescence des passions du Moi.

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Les plus grands théologiens parlent de Dieu en tremblant

Les plus grands théologiens parlent de Dieu en tremblant

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