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Qu’en est-il de la malchance?

par | 28 Oct 2026 | Expériences Vécues, Histoire, Regards sur le Monde | 0 commentaires

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Qu’en est-il de la malchance?

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Un célèbre exemple de soi-disant « malchance »

Eugène Delacroix n’était pas seulement – dans le domaine de la peinture – le chef de file du Romantisme français: il détient probablement le record de l’enfance la plus «miraculeusement accidentée» de l’histoire de l’art.

La « série noire » de la petite enfance

Son grand ami Alexandre Dumas, dans un hommage prononcé un an après la mort du peintre en 1864, résumait ainsi la petite enfance de Delacroix:

– «À trois ans, Delacroix avait déjà été pendu, brûlé, noyé, empoisonné et étranglé!».

Même si Alexandre Dumas avait un sens certain du spectacle et de l’hyperbole, ces épisodes reposent sur de véritables drames évités de justesse:

– Brûlé vif dans son berceau: Alors qu’il était nourrisson, la moustiquaire de son lit prend feu (une servante y aurait approché une bougie). Il en réchappe avec de graves brûlures, dont il gardera les cicatrices toute sa vie.

– Pendu par mégarde: En jouant avec les brides d’un cheval ou les cordons d’un rideau accrochés au plafond, il s’enroule le cou et manque de s’étouffer.

– Noyé dans le port: Lors d’un séjour à Marseille ou Bordeaux avec ses parents, le jeune Eugène tombe à la mer depuis un bateau et est repêché in extremis.

– Empoisonné au vert-de-gris: Il avale par mégarde du vert-de-gris, un pigment toxique à base de cuivre à une époque où l’on fabriquait encore ses propres peintures et produits industriels.

– Étranglé par de la nourriture: Un grain de raisin ou un morceau d’aliment se coince dans sa gorge, manquant de l’étouffer, une fois de plus.

Par conséquent, dès l’enfance, autant de « poisse » pour un seul homme, « cela ne s’invente pas »!

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Eugène Delacroix - Autoportrait en vert - Musée du Louvre

Eugène Delacroix – Autoportrait en vert – Musée du Louvre

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Un parcours personnel marqué par les épreuves

Au-delà de ces accidents spectaculaires, sa vie d’adulte a, elle aussi, été traversée par un manque de « veine » récurrent:

Lorsque Eugène a 7 ans, son père meurt, puis, lorsqu’il a 16 ans, c’est sa mère qui décède, le laissant sans repères. Il se retrouve à l’orphelinat.

Le règlement de la succession maternelle vire au désastre financier, engloutissant la fortune familiale et le laissant dans un grand dénuement.

Toute sa vie il a souffert de problèmes pulmonaires chroniques (tuberculeux/laryngés), qui le contraignaient à régulièrement s’isoler.

Ses grands chefs-d’œuvre (comme La Mort de Sardanapale) ont plusieurs fois provoqué d’immenses scandales et de violents rejets au Salon avant d’être, par la suite, reconnus à leur juste valeur.

Eugène Delacroix a ainsi passé sa vie à traverser des épreuves, à côtoyer le danger et le malheur. Mais, au lieu de se laisser abattre par ces épreuves, il a poursuivi ses objectifs et a produit des peintures pleines d’intensité dramatique.

Face à de semblables situations, beaucoup de gens disent: « Le pauvre, il n’a vraiment pas de chance! ».

D’un point de vue spirituel

D’un point de vue spirituel, tout est très simple. Il n’existe ni « chance » ni « malchance ». Il existe uniquement la Loi de l’Effet de Réciprocité qui fait que – comme le dit l’Apôtre Paul dans son Épître -, l’être humain récolte ce qu’il sème, donc son bon ou mauvais karma. Tout ce qui est arrivé à Eugène Delacroix n’avait donc rien à voir avec la « scoumoune » (malchance) mais tout à voir avec son destin personnel. En réalité, il n’y a jamais de « victime innocente ». Et il en va de même pour chaque être humain, qu’il se trouve sur la Terre ou dans l’Au-delà.

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La mort de Sardanapale

La mort de Sardanapale – Par Eugène Delacroix

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