Gandhi et la réincarnation
MOHANDAS K. GANDHI (1869-1948)
Le « Mahatma » [« La grande Âme »] Gandhi était un philosophe, homme politique et apôtre indien de la non-violence.
Voici des extraits de lettres que Gandhi adressa à Madeleine Slade, spirituellement appelée « Mirabehn », la fille d’un amiral anglais, qui renonça aux plaisirs d’une vie confortable et bien assise pour suivre l’apôtre de la non-violence:
« Plus j’observe et j’étudie la vie, plus je deviens convaincu que le chagrin que l’on éprouve à la suite d’une séparation ou de la mort est, peut-être, la plus grande des illusions. Comprendre qu’il s’agit d’une illusion, c’est devenir libre.
La mort, ou la séparation de la substance, n’existe pas. Mais, pourtant, la tragédie en tout cela, c’est que, tout en aimant nos amis pour la substance que nous reconnaissons en eux, nous déplorons la destruction de l’insubstantiel qui recouvre la substance en son temps.
Pourtant, la véritable amitié devrait avoir pour but d’atteindre le tout à travers ce qui est fragmentaire. Vous semblez avoir découvert la vérité pour l’instant. Qu’elle demeure à jamais…
Ce que vous dites de la renaissance est profond. Ce n’est que bonté de la part de la Nature que nous ne nous souvenions pas de nos vies passées. À quoi bon connaître en détail les naissances innombrables par lesquelles nous sommes passés? La vie serait bien pénible si nous portions un aussi lourd fardeau de souvenirs. L’homme sage oublie délibérément beaucoup de choses; même un homme de loi [NDLR: A une époque de sa vie, Gandhi était avocat] oublie les cas dont il s’est chargé et leurs détails dès qu’ils sont réglés. Oui, «la mort n’est qu’un sommeil et un oubli»…
Votre mère est en train de s’en aller doucement. Ce serait bien si la fin venait vite. Il est mieux de quitter un corps que l’on a usé. Souhaiter voir ceux qui nous sont les plus chers rester aussi longtemps que possible dans la chair est un désir égoïste qui provient de notre faiblesse ou de notre manque de foi en la survie de l’âme après la dissolution du corps.
La forme change sans cesse, sans cesse elle périt, mais l’esprit qui anime cette forme, lui, ne change ni ne périt. Le véritable amour est atteint quand on sait le transférer du corps à celui qui l’habite, puis qu’on réalise, nécessairement, l’unité de toute vie qui loge en d’innombrables corps. »











Oui, bien sûr, si vous souhaitez partager votre témoignage aux lecteurs du site de l’École de L'Art de Vivre, vous…
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