Ecole de l'art de vivre

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  5. Il est incontestable qu'un homme obstiné ne peut que demeurer loin de la Lumière.

La droiture – Reçu par Eva-Margret Stumpf

La droiture – Reçu par Eva-Margret Stumpf

La Droiture

Si seulement vous vouliez toujours réfléchir à ce qu’il en advient de votre manière de penser! De votre for intérieur part votre coopération à l’amélioration du Monde. Vous n’avez pour cela rien d’extérieur à entreprendre. Soyez bons du fond de votre cœur!
Et cela se révélera dans tout ce qui émane de vous: de votre vouloir, de votre pensée et, de vos plans, de vos intentions et de votre élocution, tout sera entraîné par cela.
Vous ne pouvez, pour votre part, que collaborer à l’amélioration du Monde; toutefois, ne tenez pas pour insignifiant ce que vous faites: cela édifie ou cela détruit, tout à fait en fonction de votre vouloir. Et vous entendez bien être de bon vouloir, n’est-ce pas?
Ne faites rien sans Conviction; ne soyez pas, de quelconque manière, des suiveurs qui se laissent tirer et pousser là où ils ne veulent pas aller. Cela vous arrive, à chacun de vous. Ce que vous avez sincèrement reconnu de bon et de juste en vous, laissez-le agir aussi vers le dehors! Ne faites pas mystère de ce que, selon votre manière de voir, vous pensez et voulez faire. L’on doit apprendre à vous apprécier comme un être humain sincère. Il en est trop peu de ce genre. Vous dites de quelqu’un qu' »il n’a pas de colonne vertébrale ». Cela, précisément, ne doit pas vous concerner. Ne donnez jamais à penser qu’il puisse en aller ainsi. Le Monde s’est appauvri en êtres humains agissant selon leur Conviction. N’en faites pas partie!
Nombreux sont actuellement les êtres humains recherchant un Soutien et un Bâton. Faites-leur sentir votre fermeté intérieure, votre profonde confiance dans la conduite de l’Univers, à laquelle vous vous adaptez. Beaucoup peuvent encore trouver un Soutien dans la manière avec laquelle vous pensez et agissez. Et s’il n’y avait qu’un être humain auquel ils peuvent croire et qu’ils tiennent pour sincère et sérieux, cela les apaisera et, de nouveau, remplis d’espoir, cela, intérieurement, les élèvera.

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Le travail du cerveau – Appel pour la Vie – Reçu par André Fischer

Le travail du cerveau – Appel pour la Vie – Reçu par André Fischer

Le Travail du Cerveau

Vous avez reconnu la nécessité de veiller à une meilleure combinaison entre le cervelet et le cerveau antérieur ainsi nommé, que l’on devrait nommer plutôt le «cerveau proliférant».
Il y a de nombreux efforts à faire en cette direction. Si on veut toutefois parvenir au but le plus rapidement, il est nécessaire de prendre la voie la plus courte.
Le devoir du cervelet est d’accueillir les images de l’intuition.
Le devoir du cerveau est de reproduire celles-ci.
Tout assiste désormais tout ce qui exerce et renforce ce processus.
Cela consiste à:
– Réveiller et reproduire les images du souvenir.
– Les descriptions de l’image.
– Les récits de ce que l’on a entendu dire.
– Les descriptions des plus grandes impressions et expériences vécues.
– Les descriptions des intuitions et des états d’âme.
Un plus grand vocabulaire doit être à la disposition du cerveau pour trouver à chaque fois, dans un choix abondant, l’expression correspondante. La bonne connaissance de sa langue maternelle est pour cela une condition préalable importante. Les exercices de mémoire peuvent constituer un soutien.

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Avoir raison, agir juste – Par Lucien Siffrid

Avoir raison, agir juste – Par Lucien Siffrid

Avoir raison, agir juste
Par Lucien Siffrid

L’effondrement actuel de l’histoire de l’humanité est le fruit de la pensée humaine! Mais puisque l’Évolution et l’Édification reposent dans la Volonté de Dieu, au point de départ, la pensée humaine doit être fondée sur une erreur funeste. Sinon, en effet, le fruit ne pourrait pas être l’effondrement total.
Cette erreur fondamentale est la déformation à la base de toute pensée humaine. Les êtres humains ne sont plus capables de s’adapter dans le grand Devenir en recevant dans l’Humilité, de s’incliner joyeusement en œuvrant au point de départ de toute existence! L’être humain ne veut que combattre, il veut contraindre la Nature. Il se considère comme le point de départ de toute connaissance!
Pour cette raison, toutes les pensées, les paroles et les actes de l’homme qui ne vibrent pas dans la Volonté de Dieu, qui n’irradient pas la Force convaincante de l’Origine Unique en Dieu, portent le sceau de la fausseté et conduisent vers le bas.
* * *
Plusieurs personnes de connaissance sont cordialement assises ensemble et s’entretiennent sur le thème très prisé de l’automobile. Chacun apporte quelque chose de nouveau, connaît une amélioration manifeste à propos de cet intéressant domaine.
Chacun dame le pion à son voisin, le bat avec des connaissances spécialisées sur le sujet encore plus grandes, jusqu’à ce que celui-ci déballe de ses expériences les effets les plus nouveaux. Et cela continue ainsi de suite.
Un tel savoir émerveillerait un profane. Le théâtre de cette conversation animée est un local dans une grande ville, dans lequel, entre autres, circulent aussi des grands du sport international.
A une table voisine est assis, anonyme, un très important spécialiste de l’automobile. Il suit avec un intérêt soutenu les propos apparemment dus à des hommes de métier des amateurs de l’automobile. Il serait volontiers intervenu pour montrer que les suppositions émises excèdent de très loin le royaume du vraisemblable et trahissent une grande méconnaissance en la matière. Cependant, il se tient à l’écart, car il a décidé d’observer jusqu’à quel point la prétention à vouloir-mieux-savoir peut croître chez de tels gens inexpérimentés.
Une seule phrase aurait suffi pour attirer l’attention sur lui, une phrase par laquelle la «surenchère» mutuelle aurait trouvé une fin.

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La crémation des morts – Par Roselis von Sass

La crémation des morts – Par Roselis von Sass

La crémation des morts

Roselis von Sass

Il est, à l’heure actuelle, surtout dans les villes surpeuplées, plusieurs qui recommandent la crémation. Il en est d’autres, par contre, qui, pour des raisons qui leur échappent, redoutent cette pratique de brûler le corps des morts. Cette crainte est absolument justifiée.
Lors des crémations réalisées à peu près vingt-quatre heures après la mort terrestre de la personne, l’âme concernée éprouve de brûlantes douleurs dans son corps de matière fine, puisque les menus fils de liaison encore existants entre le corps terrestre et l’âme constituent de bons conducteurs.
Lors d’un enterrement quelconque ou de toute autre sorte de funérailles qui préserve intact le corps du mort, l’âme qui attend auprès du corps éprouve seulement quelques douleurs dans les articulations. Lorsque commence le processus de décomposition proprement dit, les fils de liaison se trouvent déjà si cassants que l’âme ne sent presque rien, outre ces douleurs dans les articulations. Tout se passe bien autrement, évidemment, pour ceux qui se sont fortement attachés à la matière; ceux-ci souffrent tout le processus de la décomposition de leur corps. Dans ces cas-là, les fils de liaison se trouvent encore si fermes qu’ils constitueront jusqu’à une complète désintégration du corps, de très bons conducteurs.
Les créatures humaines d’autrefois, liées à la Lumière, savaient que pendant les vingt-quatre heures qui succèdent à la mort du corps, l’âme éprouve tout ce qui atteint le corps. Ainsi donc, furent instituées les veillées rituelles. Les prêtres étaient ceux qui s’engageaient le plus dans ces rites. Ils devaient protéger le corps mort contre toutes perturbations, afin que nulle souffrance ne soit causée à l’âme.

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La crémation des morts

La crémation des morts

La crémation des morts

Roselis von Sass

« Il est, à l’heure actuelle, surtout dans les villes surpeuplées, plusieurs qui recommandent la crémation. Il en est d’autres, par contre, qui, pour des raisons qui leur échappent, redoutent cette pratique de brûler le corps des morts. Cette crainte est absolument justifiée.
Lors des crémations réalisées à peu près vingt-quatre heures après la mort terrestre de la personne, l’âme concernée éprouve de brûlantes douleurs dans son corps de matière fine, puisque les menus fils de liaison encore existants entre le corps terrestre et l’âme constituent de bons conducteurs.
Lors d’un enterrement quelconque ou de toute autre sorte de funérailles qui préserve intact le corps du mort, l’âme qui attend auprès du corps éprouve seulement quelques douleurs dans les articulations. Lorsque commence le processus de décomposition proprement dit, les fils de liaison se trouvent déjà si cassants que l’âme ne sent presque rien outre ces douleurs dans les articulations. Tout se passe bien autrement, évidemment, pour ceux qui se sont fortement attachés à la matière; ceux-ci souffrent tout le processus de la décomposition de leur corps. Dans ces cas-là, les fils de liaison se trouvent encore si fermes qu’ils constitueront jusqu’à une complète désintégration du corps, de très bons conducteurs.
Les créatures humaines d’autrefois, liées à la Lumière, savaient que pendant les vingt-quatre heures qui succèdent à la mort du corps, l’âme éprouve tout ce qui atteint le corps. Ainsi donc, furent instituées les veillées rituelles. Les prêtres étaient ceux qui s’engageaient le plus dans ces rites. Ils devaient protéger le corps mort contre toutes perturbations, afin que nulle souffrance ne soit causée à l’âme.

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Travail sur soi – Par Lucien Siffrid

Travail sur soi – Par Lucien Siffrid

Travail sur soi – Par Lucien Siffrid

Beaucoup, vraiment  beaucoup, à vrai dire «beaucoup trop» a déjà été écrit et dit concernant la nécessité de travailler sur nous-mêmes, concernant «le combat avec nous-mêmes». Ceci n’est pas dit pour signifier que le Travail sur nous-mêmes est superflu et inutile, car une telle idée serait fausse. Mais les discussions fréquentes sur ce sujet permettent au doute justifié de surgir selon que nous le considérons aussi honnêtement que nous pensons le faire, particulièrement si nous jetons un œil sur notre entourage à l’occasion de ce défi.
Même lorsque nous parlons de notre propre culpabilité – «mea culpa, mea maxima culpa» – il ne s’agit, dans de nombreux cas, que de bavardage creux. Nous souhaitons montrer aux autres la manière rigoureuse avec laquelle nous travaillons sur nous-mêmes; ou bien nous voulons nous rassurer et renforcer la conviction d’être sur le bon Chemin en train de conquérir une quelconque vertu humaine.
Écrire et parler du Travail sur soi n’est pas une mauvaise chose, car cela peut aider et nous faire du Bien si c’est fait de la bonne manière. Cela peut aider à voir plus clair et à reconnaître. Il y a cependant un grand danger: que l’intellect prenne les choses en main, forme les concepts et tire les conclusions finales. Dans ce cas, tout espoir de Travail sur soi réussi est vraiment, dès le départ, perdu.
Afin de saisir pourquoi le chemin de la reconnaissance intellectuelle est stérile et vain, il faut que nous comprenions que le Travail sur soi demande, en premier lieu, un combat avec ce même intellect, afin de briser sa domination. De notre plein gré, par nos propres décisions, nous avons succombé à l’intellect dans tous les domaines de l’existence depuis des siècles et des milliers d’années. Et c’est à cette tâche que nous devons faire face. S’y atteler au moyen de l’intellect serait équivalent à exorciser le diable avec Belzébuth, en d’autres termes, aucun but ne serait jamais ainsi atteint.
La solution du problème ne vient pas en édifiant en soi un schéma de pensée basé sur l’intellect et en s’imaginant être bien protégé à l’intérieur. Nous devons plutôt nous plonger dans la perception intuitive, dans le Royaume de l’âme et le Monde de l’esprit. De cette façon seulement nous réussissons à rompre la domination de l’intellect et à nous libérer de notre asservissement. Ainsi seulement pouvons-nous travailler sur nous-mêmes avec succès et devenir de vrais êtres humains.

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La Sélection naturelle – Par Jean Choisel

La Sélection naturelle – Par Jean Choisel

La Sélection naturelle

La grande crise de notre civilisation (dont nous avons jusqu’à présent observé les principales manifestations), et la mutation progressive dans les conceptions et les modes de vie que cette crise commence à provoquer aujourd’hui (mutation que nous allons désormais étudier au cours de ce second cycle de conférences) s’inscrivent toutes les deux dans le cadre d’un vaste phénomène naturel d’évolution planétaire, qui s’accomplit progressivement sous nos yeux.
Lorsque se produisent certains grands phénomènes naturels, comme des tremblements de terre ou des éruptions volcaniques, par exemple, il arrive souvent que ces phénomènes soient précédés de diverses manifestations préliminaires, telles que des secousses sismiques de faible amplitude, des grondements souterrains, des éclairs, des perturbations du champ magnétique local, etc. La durée et l’intensité de ces phénomènes préliminaires sont très variables. L’intensité peut en être faible, voire imperceptible à nos sens, comme elle peut aussi être de courte durée et de forte intensité. Mais, après cette période avertisseuse, le phénomène se déclenche souvent brutalement, bouleversant complètement l’équilibre ancien pour le remplacer par un nouvel équilibre.
Dans la succession des phases de tout phénomène évolutif naturel, il se produit donc des mutations brusques. Mais ces changements brusques sont presque toujours préalablement préparés et annoncés par des transformations qui, de lentes et imperceptibles qu’elles sont au début, s’accélèrent progressivement et croissent en importance jusqu’à un point de rupture où l’ordre ancien est brusquement et entièrement remplacé par un ordre nouveau.
Il en va exactement de même pour le grand phénomène de mutation de notre civilisation, tel qu’il s’effectue présentement sous nos yeux. Cependant, afin de mieux distinguer la manière dont s’accomplissent les grands processus évolutifs naturels, sans doute conviendrait-il de les considérer à partir d’une échelle d’observation qui nous soit humainement plus proche. Aussi, pour bien comprendre de quelle façon la nature cherche en toutes circonstances à promouvoir l’évolution générale en maintenant entre les règnes vivants ces subtils et rigoureux équilibres biologiques que l’on nomme les équilibres naturels, il nous faut commencer par les observer in vivo.

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La Musique et les Musiciens dans l’Ordre de la Création – Par Lucien Siffrid

La Musique et les Musiciens dans l’Ordre de la Création – Par Lucien Siffrid

La Musique et les Musiciens dans l’Ordre de la Création
Par Lucien Siffrid

Qui ne connaît le sentiment de bonheur et d’élévation {ressenti} lorsque, lors de l’exécution d’un morceau de concert, nous nous abandonnons totalement, lorsque nous pouvons expérimenter la beauté de la musique, dans son entraînant et apaisant effet sur les artistes interprètes, de même aussi que  sur les exécutants et les auditeurs?
En réalité, il ne s’agit, cependant, pas – pour autant que cela soit une authentique expérience vécue – d’un sentiment, mais, bien davantage, de l’intuition qui coule à travers notre âme et qui, de manière diversifiée, arrive à expression. L’un est comblé {de bonheur} et rayonne, l’autre si bouleversé, dans son {for} intérieur, que les larmes lui viennent aux yeux, à son tour un autre est rempli de gratitude de pouvoir entendre de tels sons.
C’est donc l’intuition {qui est} le point de départ de l’expérience vécue musicale – {et non} pas le sentiment, {qui est, quant à lui} dirigé par l’intellect.
La musique s’écoule, pure, en ondes vibrantes, issue des hauts Plans du Royaume Spirituel jusque dans la matière en bas. Atteint-elle, maintenant, des esprits humains comblés de Grâce, qui, consciemment ou inconsciemment, peuvent s’ouvrir à ces vibrations, alors se forme, dans le {fait de} S’Ouvrir, le compositeur recevant ou l’artiste exécutant, donc le pratiquant. Ils sont ainsi le chaînon de liaison vers ces vibrations pour ces auditeurs. Ceci est, en peu de mots, le processus dans sa simplicité et sa grandeur: le merveilleux courant des ondes et des vibrations vers le bas, qui affluent vers nous, les êtres humains de la Terre.
Si un grand et même entraînant effet peut être déclenché sur l’intuition de l’auditorat, alors il nous arrive un pressentiment du fait {objectif} {de savoir} quelle inimaginablement puissante Force est agissante dans la pure Musique du Plan spirituel, qui est l’origine de la Musique. – Cette origine se trouve tout à fait {en} haut, dans les lointaines Hauteurs du Royaume Spirituel Originel.

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Le Terrain de la véritable Amitié – Par Lucien Siffrid

Le Terrain de la véritable Amitié – Par Lucien Siffrid

Le Terrain de la véritable Amitié

Lucien Siffrid

Introduction
«Qu’un Ami véritable est une douce Chose!» a dit un grand auteur classique français! (Michel Eyquem de Montaigne, parlant de son Ami La Boétie).
Pourtant, il arrive souvent que de nombreux êtres humains soient déçus en Amitié. Souvent, ils imputent ces déceptions aux «amis», qui, de leur point de vue, se sont montrés peu dignes de la confiance qui leur avait été faite. En est-il vraiment ainsi?
Et, d’abord, un homme accompli a-t-il encore besoin d’Amis? Qu’est-ce que l’abnégation? Quel est le plus grand Triomphe pour l’être humain? A ces questions répond le présent texte, rédigé par un authentique auteur spirituel.
Lucien Siffrid est un tel auteur spirituel du XXème siècle, nanti d’un Savoir spirituel et d’une profondeur de pensée tout à fait au-dessus de la «norme». Voilà pourquoi il est à même d’éclairer de semblables sujets, de telle manière que ses lecteurs puissent réellement trouver une aide à la Progression personnelle, lorsqu’ils ont décidé de se lancer dans un important «Travail sur soi».

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Le songe de Lenndowa – Par André Fischer

Le songe de Lenndowa – Par André Fischer

Le songe de Lenndowa

Une chaude nuit de juin pèse sur Bruges endormie. Le veilleur vient d’annoncer dix heures. Au haut du palais Deruydt, un homme se tient à une lucarne ouverte. Son regard fiévreux erre sous les lourds nuages.
C’est Kareels. Las de sa misérable condition de domestique, il envie Sannic Deruydt, héritière d’une fortune fabuleuse. Être riche et libre comme elle! Ses jalouses pensées, faibles et anodines autrefois, n’ont cessé de croître au cours des années. Elles bondissent aujourd’hui tel un torrent écumant que Kareels ne parvient plus à dominer.
Son plan est fait! Il faut poignarder la jeune femme, enlever la clé d’argent de son corsage, ravir les bijoux dans l’armoire secrète et chercher aux Pays-Bas gloire et fortune avec les troupes du roi de France.
Kareels vient de quitter sa chambre et se glisse maintenant dans l’obscur couloir qui mène à la salle d’armes. Un bruit de voix l’arrête soudain. C’est sa maîtresse, Sannic Deruydt, qui rentre d’une fête et qui renvoie brutalement ses deux servantes. L’orgueilleuse héritière des plus riches drapiers de Bruges est dure pour ses gens!
Dans l’ombre, la main de Kareels vient de toucher la fine lame d’un poignard. À ce contact glacé il hésite soudain. Quoi, chargera-t-il son âme du poids d’un crime? Mais une foule d’images alléchantes l’assaille aussitôt: richesses, fêtes, honneurs! Un seul geste, et toutes ces splendeurs seront à lui!

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