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Les Affinités électives

Les Affinités électives

Les Affinités électives

Die Wahlverwandschaften

« Les Affinités électives » c’est l’élégante traduction française du titre d’un célèbre roman de Johann Wolfgang von Goethe: « Die Wahlverwandschaften », littéralement « Les apparentements choisis ».

Selon le personnage du roman « Le Capitaine » (Othon): « L’homme prête sa sagesse et ses folies, sa volonté et ses caprices aux animaux, aux plantes, aux éléments, aux dieux. »  (« Le Capitaine », dans « Les Affinités électives » de Goethe).

D’après Goethe, ce roman est la seule œuvre majeure qu’il ait écrite «après avoir exposé une idée globale». En conséquence, « Die Wahlverwandtschaften » [« Les Affinités électives »] est très dense quant à sa conception et sa construction est très soignée. Thomas Mann le célèbrait comme «une merveille de réussite et de pureté de la composition, de richesse des relations, d’enchaînement, d’unité».

Le thème du roman

Voici le sujet de l’histoire:

« Aux environs de Weimar, Édouard et Charlotte, un couple d’aristocrates unis après un premier mariage, invitent un ami d’enfance d’Édouard, Othon, nommé le « Capitaine », puis, malgré le pressentiment funeste de Charlotte, Otilie, la nièce de Charlotte, belle et orpheline, les rejoint. La description d’une expérience scientifique, celle des «Affinités électives», au chapitre IV de la première partie, permet déjà de présager la suite de la narration dans laquelle l’attachement de plus en plus exclusif d’Édouard pour Odile [Otilie] aura des conséquences funestes. » (Source).

Les Affinités électives

Ce qui nous intéresse ici, ce n’est – bien que cela ne manque pas non plus d’intérêt -,  fondamentalement pas l’aspect dramatique et psychologique de l’histoire, mais le principe même des Affinités électives, en tant qu’illustration de la deuxième Loi fondamentale de la Création, la Loi de l’Attraction du Genre Semblable.
Sur le plan conceptuel, la notion de base précise sur laquelle repose la formulation de la Loi est, en allemand, « Gleichart »: « Genre Semblable ». La notion d' »Affinité » est plus vague et plus approximative. Ce sont les genres semblables qui s’attirent. La notion d’affinité, notamment valable dans la chimie naturelle, évoque davantage des points communs susceptibles de constituer des points d’accroche. Cela concerne surtout ce que l’on peut qualifier d’affinités « périphériques ». En effet, lorsqu’il n’existe que des affinités périphériques, il n’y a pas forcément d’attraction fondamentale, qui, elle, ne concerne que le Noyau de l’être, son esprit.
Ces affinités périphériques, plutôt que de concerner le Noyau de l’être et donc le genre spirituel de l’être humain, sont principalement des affinités de situation, des affinités de destin ou de karma similaires, des affinités de tempérament, etc., qui ne concernent que les enveloppes de l’être et non son Noyau. La Loi d’Attraction du Genre Semblable proprement dite agit fondamentalement sur les Noyaux spirituels des êtres humains et secondairement sur leurs corps fin-matériels.
Une expérience scientifique avec des êtres humains comme « cobayes »
Le chapitre quatre présente, à l’occasion d’un échange entre les personnages, une véritable théorie scientifique sur les rapports d’attirance et de répulsion entre les éléments chimiques, qui, par métaphore, permettent de comprendre aussi les relations humaines. En effet, juste après avoir souligné que deux couples d’éléments AB et CD mis en présence se désunissent pour former entre eux une union nouvelle, AC et BD, Charlotte annonce l’arrivée d’Odile: Deux couples (en réalité, les deux personnes supplémentaires ne sont pas un couple) vont donc être mis en présence et l’expérience « scientifique » va pouvoir commencer…

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L’expérience spirituelle

L’expérience spirituelle

L’expérience spirituelle

Qui a déjà vécu une expérience spirituelle dans sa vie? Une expérience authentiquement spirituelle? Une expérience spirituelle n’a rien à voir avec une expérience sentimentale. C’est d’un ordre complètement différent. Une expérience spirituelle est précisément un affranchissement du mental et du senti-mental. Il s’agit d’accéder à la conscience supra-mentale dont parlait, par exemple, Srî Aurobindo.
Toutefois, le concept de « supra-mental » correspond à une tentative d’affranchissement du mental en partant du bas, ce qui permet d’en discerner les limites. En réalité, il s’agit moins de s’affranchir du mental que de réveiller l’esprit en soi. Une fois que l’esprit est en éveil, le mental – c’est-à-dire l’intellect – reprend tout naturellement sa place: la plus basse, et l’esprit tout naturellement la sienne: la plus haute!
La conscience de celui qui vit une expérience spirituelle est une conscience intuitive, affranchie de l’emprise terrestre. L’emprise terrestre est celle vécue par un esprit incarné dans un corps gros-matériel avec un cerveau lui aussi gros-matériel.
Au cours d’une telle expérience l’esprit peut directement accéder au véritable Savoir, le Savoir de l’esprit, le Savoir spirituel. Dans cette conscience supérieure, l’être humain ne sait pas pourquoi ni comment il sait, mais il sait qu’il sait. Et c’est bien la seule chose qui compte. A côté d’une telle conscience toutes les « preuves » requises par – et destinées à – l’intellect paraissent bien puériles. Quel besoin de « preuves » lorsque l’on sait?
Si un être humain devient spirituel, alors il peut – aussi extra-ordinaire que cela puisse paraître (et ça l’est!) –  parvenir à tout savoir! En effet, un être humain spirituel est un être humain qui vit dans un état d’Intuition permanent. Et rien n’est plus fort que l’Intuition. Il n’y a qu’elle qui permet de ressentir ce qui apparaît comme l’évidence naturelle de la Vérité.

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De la sotte vanité

De la sotte vanité

De la sotte vanité

Extrait des « Caractères » de Jean de La Bruyère

Tout le laid en ce monde est ancré dans la vanité, qui se montre de tellement de manières différentes.

La vanité fait partie des sept péchés capitaux. L’irrésistible besoin de paraître extérieurement a engendré cette «caricature d’être humain» aujourd’hui prédominante! L’être-d’apparence, qui ne mérite plus d’être appelé «être humain», parce que, dans sa vanité, il a, pour l’amour de l’apparence, enseveli toute possibilité en vue de l’indispensable Ascension de l’esprit.

« La sotte vanité semble être une passion inquiète de se faire valoir par les plus petites choses, ou de chercher dans les sujets les plus frivoles du nom et de la distinction. Ainsi un homme vain, s’il se trouve à un repas, affecte toujours de s’asseoir proche de celui qui l’a convié. Il consacre à Apollon la chevelure d’un fils qui lui vient de naître; et dès qu’il est parvenu à l’âge de puberté, il le conduit lui-même à Delphes, lui coupe les cheveux, et les dépose dans le temple comme un monument d’un vœu solennel qu’il a accompli.
Il aime à se faire suivre par un More. S’il fait un payement, il affecte que ce soit dans une monnaie toute neuve, et qui ne vienne que d’être frappée. Après qu’il a immolé un bœuf devant quelque autel, il se fait réserver la peau du front de cet animal, il l’orne de rubans et de fleurs, et l’attache à l’endroit de sa maison le plus exposé à la vue de ceux qui passent, afin que personne du peuple n’ignore qu’il a sacrifié un bœuf.

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Le Huitième Commandement

Le Huitième Commandement

Le Huitième Commandement

Énonce exact du Commandement
Quel est l’énoncé exact du Huitième Commandement? Beaucoup répondront: « Tu ne dois pas mentir » ou – autrement formulé -: « Tu ne mentiras pas ». Là réside notamment l’influence de l’église. Certes, que l’on ne doive pas mentir, beaucoup seront d’accord avec cela, et nous aussi! Mais si l’on se réfère à la Bible (sans parle de la possible confusion du huitième Commandement avec le neuvième, du fait de la différence de numérotation), l’énoncé précis du Huitième Commandement est quelque peu différent. Il dit: « Tu ne dois pas faire de faux témoignage contre Ton prochain. » (Exode XX, 16).
Alors, bien sûr, faire un faux témoignage c’est mentir, mais « Tu ne dois pas mentir. » c’est plus vaste que « Tu ne dois pas faire de faux témoignage contre Ton prochain. ». Car il y a, bien sûr, beaucoup d’autres manières de mentir que de faire un faux témoignage. Alors, cela pose la question: Est-ce que seul le faux témoignage serait prohibé par le Commandement Divin mais pas les autres formes de mensonge?
Déjà, au sujet du mensonge, que dit la Bible?

La Bible et le mensonge

« Celui qui marche dans l’intégrité, pratique la Justice et dit ce qu’il pense vraiment. Il ne calomnie pas avec sa langue, il ne fait pas de mal à son semblable, et il ne jette pas le déshonneur sur son prochain. »
– Psaume XV : 2-3 –

« Alors préserve Ta langue du mal et Tes lèvres des paroles trompeuses. »
– Psaume XXXIV : 14 –

« Il dit encore: «C’est ce qui sort de l’homme qui le rend impur. En effet, c’est de l’intérieur, c’est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l’immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l’homme impur.». »
– Marc VII: 20-23 –

« Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés du vieil homme et de ses pratiques, pour revêtir l’Homme Nouveau qui se renouvelle pour parvenir à la vraie Connaissance, conformément à l’Image de Celui Qui l’a créé. »
Colossiens III : 9-10 –

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La vingt-cinquième heure

La vingt-cinquième heure

La vingt-cinquième heure

Introduction
Sur le site de l’École de L’Art de Vivre nous avons déjà souvent fait ressortir la catastrophe que constitue l’hyperdomination de l’intellect de nos jours largement prégnante dans le monde. Pour ceux qui cela ne serait pas encore devenu une évidence, il est frappant de voir comment certains auteurs avaient déjà parfaitement compris le processus, il y a déjà trois quarts de siècle ou davantage. C’est, par exemple, le cas de l’écrivain roumain Constant Virgil Gheorghiu avec son célèbre roman « La Vingt-Cinquième Heure ».
Présentation
La « vingt-cinquième heure », c’est celle qui vient après la dernière heure (donc la vingt-quatrième!), celle où même la Venue d’un Messie ne résoudrait rien; une société complètement bureaucratique et bureaucratisée ne peut tolérer la présence de l’esprit, car elle est pratiquement livrée aux monstres que sont devenus les êtres « humains » hyperdominés par leur propre intellect.
C’est aussi et d’abord – avant d’être un film (un film d’Henri Verneuil, sorti en 1967) –
un incroyable livre écrit par le pope roumain Constant Virgil Gheorghiu. Attention, chef d’œuvre!
Les paroles du pope Koruga à son fils Traian…
« La vie n’a jamais de but objectif, à moins qu’on ne désigne ainsi la mort: tout but réel et véritable est subjectif.
La Société technique veut offrir à la vie un but objectif. C’est le meilleur moyen de l’anéantir. Ils ont réduit la vie à une statistique. Mais: «Toute statistique laisse échapper le cas unique en son genre, et plus l’humanité évolue, plus ce sera, précisément, l’unicité de chaque individu et de chaque cas particulier qui comptera.» (Comte H. de Keyserling).
La Société technique progresse exactement dans le sens inverse: elle généralise tout. «C’est à force de généraliser et de chercher, ou de placer toutes les valeurs dans ce qui est général, que l’humanité occidentale a perdu tout sens pour les valeurs de l’unique, et partant de l’existence individuelle. D’où l’immense danger du collectivisme, qu’on le comprenne à la russe ou à l’américaine.»
Et c’est à cause de cela même, que nous pouvons avoir la certitude que cette Société s’écroulera. Tu en parlais d’ailleurs, toi-même, certain soir à Fântâna. La Société de la civilisation technique est devenue incompatible avec la vie de l’individu. Elle étouffe l’homme. Et les hommes meurent de la même mort que les lapins blancs de ton roman. Nous mourrons tous asphyxiés par l’atmosphère toxique de cette Société où ne peuvent se mouvoir que les Esclaves techniques, les Machines et les Citoyens, exactement comme tu voulais le raconter dans ton livre. Les hommes pèchent ainsi gravement et sont coupables envers Dieu.
De toute notre force, nous agissons contre notre propre bien, et surtout contre Dieu. C’est le dernier degré de déchéance jamais atteint par une Société humaine. Et cette Société périra, comme ont péri jusqu’à présent tant et tant de Sociétés au cours de l’histoire, et avant même que l’histoire commence. Les hommes essaient de sauver cette Société par un ordre logique, alors que c’est cet ordre même qui la tue.
Voilà le crime de la Société technique occidentale. Elle tue l’homme vivant – le sacrifiant à la théorie, à l’abstraction, au plan. C’est là, la forme moderne du sacrifice humain. Le bûcher et les autodafés ont été remplacés par le bureau et la statistique – les deux mythes sociaux actuels dans les flammes desquels est consommé le sacrifice humain.
La démocratie, par exemple, est une forme d’organisation sociale nettement supérieure au totalitarisme, mais elle ne représente que la dimension sociale de la vie humaine. Arriver à confondre la démocratie avec le sens même de la vie, c’est tuer la vie de l’homme et la réduire à une seule dimension. C’est la grande faute, commune aux nazis et aux communistes.
La vie humaine n’a de sens que prise et vécue dans son ensemble. Et pour pénétrer le sens ultime de la vie, il faut employer les mêmes outils dont nous nous servons pour comprendre l’art et la religion: les outils de la création artistique, les outils de toute création. Dans la découverte de ce sens ultime de la vie, la raison n’a qu’un rôle secondaire. Les mathématiques, la statistique et la logique ont le même effet, pour la compréhension et l’organisation de la vie humaine, que pour celle d’un concert de Beethoven ou de Mozart.
Mais la Société technique s’entête à arriver à la compréhension de Beethoven et de Raphaël par des calculs mathématiques. Elle s’entête à comprendre la vie humaine et à l’améliorer par des statistiques. Cette tentative est également absurde et dramatique.
Avec ce système, l’homme peut atteindre, dans le meilleur des cas, l’apogée de la perfection sociale. Mais cela ne lui est d’aucun secours. La vie même de l’homme cessera d’exister du moment où elle sera réduite au social, à l’automatique, aux lois de la machine. Ces lois ne pourront jamais donner un sens à la vie humaine. Et si on enlève à la vie son sens – l’unique sens qu’elle possède et qui est totalement gratuit et dépasse la logique – alors, la vie même finit par disparaître. Le sens de la vie est absolument individuel et intime.
La Société contemporaine a rejeté depuis longtemps déjà ces vérités et elle se dirige à une vitesse vertigineuse, avec la force du désespoir, vers d’autres chemins. Et c’est pourquoi les flots du Rhin, du Danube et de la Volga roulent en ce moment des larmes d’esclaves. Ces mêmes larmes empliront le lit de tous les fleuves de l’Europe et de tous les fleuves de la Terre, jusqu’à ce que les mers et les océans débordent de toute l’amertume des hommes esclaves de la Technique, de l’État, de la Bureaucratie, du Capital.
À la fin, Dieu prendra pitié de l’homme – comme Il l’a déjà fait maintes fois. Ensuite – telle l’Arche de Noé sur les flots – les quelques hommes demeurés vraiment hommes [NDLR: donc des êtres humains d’esprit] flotteront par-dessus les remous de ce grand désastre collectif. Et c’est grâce à eux que la race humaine sera sauvée, comme elle l’a déjà été à plusieurs reprises au cours de l’histoire.

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Réciprocité

Réciprocité

Réciprocité

 Peu connue est la Loi de Réciprocité.
 Et pourtant Elle existe en ce monde et dans l’autre.
 Elle applique à chacun sa totale Équité,
 Venant de La Loi Pure, et ne connaît rien d’autre.

 C’est pourquoi, quand on dit le destin, le karma,
 Faut-il avoir saisi la Règle rigoureuse,
 Et les multiples liens que l’esprit se forma
 Et qui font que sa vie est parfois douloureuse.

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Le monde d’hier

Le monde d’hier

Le monde d’hier

Vers quel monde allons-nous? L’extrait du livre « Le monde d’hier » de l’écrivain autrichien Stefan Zweig est une occasion de réfléchir au genre de monde terrestre que nous désirons pour nous et nos enfants: Le totalitarisme numérique ou le respect de la liberté de l’esprit.
Stefan Zweig place l’époque-charnière en 1914. Pour lui il y a avant la première guerre mondiale et après. Autant dire que le mondialisme avec toutes ses outrances a commencé à ce moment-là.
Après avoir lu le texte ci-dessous, partagez vos aspirations et vos réflexions en commentaires en bas de la page… (Rappel: Il n’est pas nécessaire d’être enregistré pour pouvoir poster. Il est possible de poster un commentaire avec le nom de son choix. Il est possible de dialoguer entre commentateurs…)

«Le monde d’hier»
«Nous avons joui de plus de libertés publiques que la génération d’aujourd’hui» (celle de l’après Première Guerre mondiale), «soumise au service militaire, au service du travail, dans beaucoup de pays à une idéologie de masse, et dans tous, en réalité, livrée sans défense à l’arbitraire d’une politique mondiale stupide».
«Nous pouvions nous consacrer à notre art, à nos inclinations spirituelles, perfectionner notre vie intérieure, d’une manière plus personnelle et plus individuelle, en étant moins dérangés. Une existence cosmopolite nous était possible, le monde entier nous était ouvert. Nous pouvions voyager sans passeport ni visa partout où il nous plaisait, personne n’examinait nos opinions, notre origine, notre race ou notre religion.
Et de fait, rien ne rend peut-être plus palpable l’énorme régression dans laquelle est entrée l’humanité depuis la Première Guerre mondiale, que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et à leurs libertés. Avant 1914, la Terre appartenait à tous ses habitants. Chacun allait où il voulait et y restait aussi longtemps qu’il voulait. Il n’y avait pas de permissions, pas d’autorisations, et cela m’amuse toujours de voir l’étonnement des jeunes lorsque je leur raconte qu’avant 1914, je voyageais en Inde et en Amérique sans avoir de passeport et même n’en avais jamais vu aucun.

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Le cordon d’argent

Le cordon d’argent

Le cordon d’argent

Le cordon d’argent est plus difficilement perceptible lorsque l’âme se trouve dans le corps mais est nettement visible à l’œil fin-matériel lorsque l’âme fin-matérielle encore reliée au corps astral (corps gros-matériel moyen) sort du corps gros-matériel lourd.
Le cordon d’argent dans la Bible
Il semble déjà être mentionné dans la Bible, dans le Livre de L’Ecclésiaste (XII, 1-8) (XII, 1-8):
« 1 Souviens-Toi de Ton Créateur durant Ta jeunesse, avant l’arrivée des jours mauvais [la vieillesse], avant d’atteindre les années où Tu diras: «Je n’y prends aucun plaisir.».
2 C’est le moment où le Soleil et la lumière, la Lune et les étoiles s’obscurcissent, et où les nuages reviennent juste après la pluie.
3 C’est l’époque où les gardiens de la maison [les jambes] tremblent, où les hommes forts [les bras] se courbent, où celles qui broient interrompent leur tâche parce qu’elles sont trop peu nombreuses [les dents], où ceux qui regardent par les fenêtres [les yeux] s’obscurcissent.
4 C’est l’époque où les deux battants de la porte [la bouche] se ferment sur la rue, tandis que le bruit de la meule [la mastication] diminue, où l’on se lève au chant de l’oiseau, où toutes les chanteuses [les paroles] s’affaiblissent.
5 C’est l’époque où l’on redoute ce qui est haut, où l’on a des terreurs en chemin, où l’amandier fleurit [les cheveux blancs], où la sauterelle devient lourde et où la câpre n’a plus d’effet, car l’homme s’en va vers son habitation éternelle [le Paradis] et les pleureurs parcourent les rues.
6 Souviens-Toi de Ton Créateur avant que le cordon d’argent ne se détache, que la coupe d’or [l’aura] ne se brise, que la cruche ne se casse à la source [la mort] et que la poulie ne tombe, rompue, dans le puits [le corps gros-matériel mort],
7 avant que la poussière ne retourne à la terre [« Tu es poussière et Tu redeviendras poussière »], comme elle y était, et que l’esprit ne retourne à Dieu, Celui Qui l’a donné!
8 Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, et tout est vanité. ».
Le cordon de liaison entre l’âme et le corps
Après la mort, le corps fin-matériel demeure, encore un certain temps, via le corps astral (qui est le modèle du corps gros-matériel), relié avec le corps gros-matériel par le cordon d’argent (ou corde d’argent) — lequel est comparable au cordon ombilical reliant un fœtus – et même un nouveau-né avant que le cordon ne soit tranché – avec sa mère — qui est d’autant moins solide que le par conséquent nouvellement-né dans le Monde fin-matériel de l’Au-delà a plus hautement développé son âme, déjà au cours de l’existence terrestre, en direction du Monde fin-matériel, en tant que transition vers le Plan Spirituel, le Paradis des religions.
Le respect du mourant
Lors de l’agonie, il est important que, par un chagrin égoïste, l’entourage ne vienne pas troubler le processus de la séparation. Dans une chambre mortuaire, il doit, en effet, régner une tranquillité totale, un sérieux emprunt de dignité, approprié à l’importance du moment. Des personnes éclatant en de bruyantes lamentations et incapables de se maîtriser devraient, si besoin par la force, être éloignées de la chambre mortuaire, même – et peut-être même surtout! – s’il s’agit des plus proches parents (enfants, parents, conjoints, frères et sœurs, amis très proches, etc.).

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Le suivisme

Le suivisme

Le suivisme

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Cet article pourrait aussi s’appeler « Les moutons de Panurge » ou « Paresse d’esprit », car tout cela c’est la même chose.

Suivre un « gourou » ou une « église », c’est rassurant. Beaucoup de croyants – c’est très frappant à constater! – accordent plus d’importance à l’appartenance à leur église, groupement, ordre, association, mouvement, etc., qu’à l’Enseignement dont ceux-ci se réclament.

C’est même le cas lorsque l’Enseignement en question enseigne, en premier lieu, l’indépendance d’esprit et la nécessité absolue de la Conviction personnelle… C’est peut-être pourquoi il est possible de dire: Les Adhérents d »une Cause sont souvent plus préjudiciables à la Cause dont ils se réclament que ses adversaires eux-mêmes.

C’est souvent ce qui explique le comportement de beaucoup d’êtres humains face à l’erreur, une erreur qui rassure – même lorsqu’il s’agit d’un mensonge – est plus prisée qu’une vérité qui dérange…

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