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Je T’appartiens
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« L’être humain ne s’appartient jamais autant à lui-même que lorsqu’il appartient à son Dieu. »
La Prière matinale quotidienne de l’être humain
« Je T’appartiens » – ou « Je suis Tiens » ou « Je suis à Toi » –, c’est par ces simples mots que, chaque jour, devrait commencer la Prière quotidienne de chaque être humain conscient de sa juste place vis-à-vis de son Créateur, dans Sa Création.
« Je T’appartiens », c’est aussi le titre d’une célèbre chanson de Gilbert Bécaud (musique de Gilbert Bécaud et paroles de Pierre Delanoé), qui est rapidement devenu un succès mondial, repris par de très nombreux chanteurs, tant à l’étranger qu’en France.
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Ce qui nous intéresse ici, c’est la possible signification spirituelle d’une telle chanson, en concentrant, bien sûr, notre attention sur les paroles.
Il s’y trouve fondamentalement la reconnaissance – cette reconnaissance qui change tout! -, pour l’être humain, de son statut de créature dépendante vis-à-vis de [bien qu’Il ne soit jamais nommé!] son Créateur.
A son Créateur l’être humain doit sa vie. Sans Lui il n’existerait tout simplement pas. Les paroles doivent, toutefois, être examinées de près, afin de voir si tout y est juste…
Les paroles de la chanson « Je T’appartiens »
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Je T’appartiens
L’insecte fragile
L’esclave docile
Je T’appartiens.
De tout mon être
Tu es le seul Maître
Je dois me soumettre.
Je T’appartiens.
Si Tu condamnes,
Si Tu me damnes,
Voici mon âme,
Voici mes mains.
Avec les peines,
L’amour et la haine,
Coulant dans mes veines,
Je T’appartiens.
Pour Te satisfaire,
Sur la basse terre,
Sur mon chemin?
Comme les anges
Chanter Tes louanges,
Mais je ne suis pas un ange,
Ça, ça, Tu le sais bien.
Je ne suis qu’un homme,
Rien qu’un pauvre homme,
Rien qu’un pauvre homme,
Je T’aime bien.
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Parfois je pense
Que dans Ton immense
Palais de silence
On doit être bien.
Je T’appartiens.
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Je T’appartiens !
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Commentaires
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Avec, cette fois, des commentaires on reprend tout:
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Je T’appartiens
L’insecte fragile
L’esclave docile
Je T’appartiens.
De tout mon être
Tu es le seul Maître
Je dois me soumettre.
Je T’appartiens.
Si Tu condamnes,
Si Tu me damnes,
Voici mon âme,
Voici mes mains.
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De nouveau, il est ici à confirmer que – Dieu n’agissant jamais de façon arbitraire à la manière humaine – si un être humain en vient à être con-damné ou même damné tout court, cela ne peut résulter que de son libre choix personnel de refuser son Dieu Créateur et, par conséquent, par là-même, de refuser l’existence de Bonheur éternel que Celui-ci lui offre.
Avec les peines,
L’amour et la haine,
Coulant dans mes veines,
Je T’appartiens.
Là il y a une claire déviation. Car, pour pouvoir appartenir à son DIEU et SEIGNEUR, il ne peut y avoir que l’Amour à couler dans les veines, mais pas la haine.
Pour Te satisfaire,
Sur la basse terre,
Sur mon chemin?
Comme les anges
Chanter Tes louanges,
Mais je ne suis pas un ange,
Ça, ça, Tu le sais bien.
Pas seulement les Anges mais aussi toutes les créatures – dont les êtres humains – peuvent et doivent chanter les Louanges du Créateur. Dans la phrase « je ne suis pas un ange » – qui est littéralement exacte -, il y a, toutefois, très probablement une connotation fort discutable, car – si c’est bien cela que l’auteur ou l’interprète veut dire – ce n’est pas parce que l’on n’est « pas un ange » que cela autorise à faire le mal, à transgresser les Lois et les Commandements et à s’adonner à toutes sortes de vices et de péchés.
Je ne suis qu’un homme,
Rien qu’un pauvre homme,
Rien qu’un pauvre homme,
Je T’aime bien.
Un « pauvre homme », certes!, mais cela n’autorise pas pour autant la paresse spirituelle, le laxisme, ou la débauche! Quant au fait de « bien aimer » Dieu, il n’est pas du tout certain que cela suffise, car Dieu n’a rien à faire d’une affection sentimentale, ce qu’Il attend de Ses créatures, c’est qu’elles Lui prouvent leur « amour » par des actes, c’est-à-dire par un comportement conforme à Son Omnisainte Volonté.
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Parfois je pense
Que dans Ton immense
Palais de Silence
On doit être bien.
Il n’est pas utile – cela ne peut même n’être que de la présomption! – que l’être humain essaye de se représenter ce que pourrait être la Vie Divine en Dieu Lui-même ou dans la Sphère Divine. Il ne le saura jamais et il ne peut pas le savoir, car il n’y ira jamais. Son statut de créature et son genre très limité présentent contre cela une infranchissable barrière!
Il devrait plutôt s’efforcer de rejoindre sa Patrie à lui: le Paradis!
Je T’appartiens.
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La conclusion, par contre, est incontestable, à condition de préciser que la véritable Appartenance à Dieu ne peut être que volontaire et consciente.
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Insectes – Jan van Kessel der ltere – « Insecte fragile »
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