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Qui juge légèrement … se trompe lourdement!

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Histoire d’un vieil artiste
Il était une fois, un vieil artiste qui vivait dans un petit village de montagne. L’homme concevait de belles œuvres artistiques – peintures, statuettes, objets artisanaux, proposés à la vente à un prix modique.
Un jour, un pauvre parmi les villageois a abordé le vieil homme en lui disant:
– « Grâce à Ton travail manuel Tu gagnes beaucoup d’argent. Pourquoi n’aides-Tu pas les pauvres du village? Ne vois-Tu pas que le boucher n’est pas aussi riche que Toi, mais qu’il partage quand même gratuitement de la viande avec les pauvres du village? Regarde le cordonnier, il répare gracieusement les chaussures des pauvres abîmées sur les routes caillouteuses et poussiéreuses de la montagne. Parfois même il leur en donne. Considère aussi le boulanger du village. C’est un homme pauvre avec une famille nombreuse. Pourtant, aux pauvres gens du village il donne gratuitement des miches de bon pain et même des gâteaux. ».
Aux questions inquisitrices l’artiste chargé d’années n’a pas répondu, si ce n’est par un sourire, car il connaissait le Secret magnifique.
Confus quant à la {non-}réaction de l’artiste, l’homme pauvre est donc parti aussitôt et s’est mis à répandre des rumeurs selon lesquelles, malgré sa richesse, le vieil artiste n’était, en réalité, qu’un égoïste qui accumulait des richesses et refusait d’aider les pauvres qui n’avaient pas la même chance que lui.
Alors les villageois se sont mis à détester le vieil artiste et progressivement ils l’ont tous laissé de côté et abandonné. Toujours plus âgé, avec le déclin de ses forces, le vieil artiste – qui vivait seul – n’avait plus la force de se lever et de pourvoir à ses propres besoins, mais, parmi les villageois, personne ne voulait plus lui rendre visite ou le secourir, alors, d’épuisement et du manque de nourriture et de soins, il a fini par mourir, dans une complète solitude.
Dans les les jours qui suivirent son décès les villageois s’aperçurent que le boucher avait arrêté la distribution gratuite de viande aux plus démunis, que le cordonnier n’offrait plus de réparations gratuites ni de chaussures et que le boulanger, lui non plus, ne donnait plus de pain ni de gâteaux aux pauvres.
Lorsque les villageois les questionnèrent pour savoir pourquoi ils avaient cessé d’aider les villageois, le boucher, le cordonnier et le boulanger ont déclaré:
– « Le vieil artiste donnait de l’argent chaque mois pour payer la viande, les réparations, les chaussures, et le pain gratuits aux pauvres indigents du village. Maintenant qu’il est mort, il n’y a plus personne pour payer les dons de nourriture et de chaussures, ainsi que les réparations gratuites. ».

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La vanité

La vanité

La vanité

Vue à partir d’un texte extrait de la littérature classique, nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer le sujet de la sotte vanité.
Mais simplement évoquer la vanité ne suffit pas, tout au contraire il importe de clairement dénoncer ce fléau sous la tyrannie duquel gémit presque l’humanité de la Terre tout entière. Car la ruse des ténèbres à ce sujet est telle que la vanité arrive fréquemment à se présenter sous le masque de la fausse modestie.
C’est ainsi que le grand moraliste La Rochefoucauld a pu écrire :
« Le refus des louanges est le désir d’être loué deux fois! ».
La vanité est le carburant principal dont se nourrit l’ego.
A elle sont étroitement liés le vouloir-mieux-savoir, le vouloir avoir raison, le vouloir se faire valoir, le désir de paraître, etc.
L’ego est le faux moi – la fausse conscience -, nourri(e) par la présomption de l’intellect et l’inflation des sentiments.
La vanité est le pire fardeau dont se soit jamais chargée l’âme humaine, obscurcissant son enveloppe la plus extérieure, le corps fin-matériel de l’être humain.
La vanité détourne la Force Divine neutre traversant la Création tout entière et la donne aux ténèbres. Si les ténèbres existent – et existent toujours -, c’est parce qu’elles sont constamment nourries par les vices, travers et péchés capitaux des êtres humains et – parmi eux – en première place, la vanité!

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La signification de la féminité

La signification de la féminité

La signification de la féminité

Vera Bezdekova

L’idée que le rôle principal d’une femme sur Terre est celui de mère est si profondément enracinée qu’il est rare que les femmes remettent en question cette manière de voir.
Aujourd’hui, l’emploi et l’indépendance matérielle des femmes ne les contraignent plus à considérer le mariage comme une source de revenus. En réaction à cette idée profondément ancrée qu’une fille doit se marier sous peine d’être livrée au hasard, les jeunes filles adoptent une nouvelle approche radicale: elles prônent l’amour libre, les mariages entre amis et le principe d’épanouissement personnel.
Divers systèmes étatiques adoptent ce double extrême dans l’organisation de la vie des femmes: D’une part, la femme est placée sur un pied d’égalité totale avec l’homme. L’amour, les enfants et la famille ne doivent pas entraver son travail ni sa carrière. Les femmes ont investi toutes les professions et tous les secteurs d’activité. D’autre part, l’on observe des États qui limitent les activités des femmes au foyer et à la famille et qui mettent l’accent avant tout sur la postérité saine qu’elles doivent mettre au monde.
Qu’est-ce qui est juste? L’égalité totale des femmes et des hommes, ou l’opinion que les femmes sont avant tout des mères qui doivent utiliser leurs capacités de leur corps pour assurer la pureté de la race?
Aucune {de ces affirmations} n’est juste. Une femme n’est ni muscle, ni cerveau, ni femelle. Ni les éloges dithyrambiques du travail et des machines sur lesquelles les femmes règnent, ni les hymnes à la maternité et à l’amour maternel, ne sauraient masquer cette réalité.
Dans le premier cas, les femmes finissent par se convaincre que leur corps ne peut supporter longtemps un tel stress au travail, qu’elles vieillissent vite et sont donc licenciées plus tôt que les hommes. Après tout, la rationalisation de la production en usine épuise les nerfs d’un homme dès l’âge de 45 ans, et une femme, avec son corps plus fragile, peut encore moins y résister.
Irritabilité, troubles nerveux et psychiques résultent souvent de cette volonté d’égaler les hommes au travail. Ce ne sont là que les symptômes physiques. Nous verrons plus loin comment cette masculinisation des femmes a un effet néfaste sur leur psychisme.

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La responsabilité lors de la procréation

La responsabilité lors de la procréation

La responsabilité lors de la procréation

Le problème de la procréation irresponsable
« Post coïtum animale triste. » [« Après le coït l’animal est triste. »] dit un proverbe latin. Il s’agit ici de l’animal, pas de l’être humain. Mais pourquoi un être humain serait-il triste après un « rapport sexuel »? Peut-être est-ce parce qu’il se comporte comme un animal? Autrement, il n’y aurait pas de raison!, non? L’animal, lui, est complètement régi par l’instinct, c’est normal, c’est sa nature. Il est en dehors des notions de moralité et de responsabilité. Son noyau animateur n’est pas spirituel mais entéallique. Qu’il ait ensuite une descendance ou pas, il prend ce qui vient.
La faute commise par beaucoup
Dans le monde « moderne » une faute est malheureusement commise par de nombreux êtres humains. Cette faute c’est la dissociation entre la « sexualité » et l’Amour. La Règle à observer ici pour qui aspire à la Pureté et à l’Amour véritable lequel ne peut exister sans la Pureté – c’est que la « sexualité » ne devrait jamais exister seule, mais elle devrait toujours uniquement être l’expression du véritable Amour entre un homme et une femme. Rien d’autre. Comme le disait Augustin d’Hippone: « Aime et fais ce que Tu veux! ». Beaucoup se précipitent sur « Fais ce que Tu veux! », mais ils oublient la condition première: « D’abord … Aime! ».
Celui qui aime vraiment – et la base de l’Amour c’est le Respect! – fera toujours ce qui est juste! Jamais il ne considèrera l’autre – l’être théoriquement « aimé » – comme un objet de satisfaction personnelle. C’est toute la différence entre l’Amour vrai et l’«amour-confiture». Qu’est-ce que l’amour de la confiture apporte à la confiture? Rien: Aimer un autre être comme l’on aime de la confiture, c’est juste s’aimer soi-même à travers le soi-disant « amour ». Ce n’est que de l’égoïsme!

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Les confessions

Les confessions

Les confessions

Lorsque Augustin d’Hippone – appelé « Saint Augustin » par les catholiques – a écrit ses célèbres « Confessions » l’on dit qu’il a créé un nouveau genre littéraire, celui des « Confessions » qui n’existait pas, tel quel, avant lui. Certes, des ouvrages de type autobiographique existaient déjà, mais écrire un livre pour se confesser au sens de confesser publiquement ses fautes et ses péchés, de mémoire d’homme cela était véritablement nouveau!
Et c’est bien ce que, de façon tout à fait délibérée, Augustin a voulu le faire! Parlant à Dieu il le dit lui-même très clairement: «Qu’y aurait-il en moi qui Te serait caché, même si je refusais de Te le confesser?» – Augustin d’Hippone – « Confessions », X, 2. -. Et, plus loin, il ajoute: «Je veux faire la Vérité dans mon cœur, devant Toi par la confession, mais aussi dans mon livre, devant de nombreux témoins.» – Augustin d’Hippone – « Confessions », X,3. -.
D’autres auteurs, notamment à l’époque romantique – même si d’un autre genre -, ont aussi écrit des « confessions ». Par exemple, Jean-Jacques Rousseau avec ses « Confessions » ou bien Alfred de Musset avec ses « Confessions d’un enfant du siècle » certes en partie autobiographiques mais aussi romancées. Naturellement, ces confessions de style romantique, toutes sincères qu’elles puissent être, n’ont – sur le plan spirituel – pas la même valeur que celle d’Augustin d’Hippone!
Concernant les « Confessions » de Jean-Jacques Rousseau voici ce qu’il en est dit sur la page Wikipedia dédiée: « Le titre a sans doute été choisi en référence aux Confessions de saint Augustin, publiées au IVe siècle. Rousseau accomplit ainsi un acte sans valeur religieuse à proprement parler, mais doté d’une forte connotation symbolique: celle de l’aveu des péchés: la confession. Associant sincérité, humilité et plaidoyer pour lui-même, Rousseau cherche à brosser un portrait positif de lui-même et se présente essentiellement comme une victime. L’œuvre fonde néanmoins le genre moderne de l’autobiographie et constitue un texte marquant de la littérature française. ». La relation entre ces confessions de genre différent est donc ainsi confirmée.
Quant à Alfred de Musset, pour la rédaction de ses « Confessions d’un enfant du siècle », bien qu’il les trouve « impudiques »,  il s’est lui-même inspiré des « Confessions » de Jean-Jacques Rousseau. 

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Lettre d’un grand-père à son petit-fils

Lettre d’un grand-père à son petit-fils

Lettre d’un grand-père à son petit-fils

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait! »
– Proverbe –

« Malheur a qui s’est tu, parce qu’il croyait parler dans le désert! »
– Honoré de Balzac –

Introduction.
Mon cher petit-fils,
Cette « Lettre » – assez longue! – est probablement le plus beau cadeau que je Te fais et que je Te ferai de toute ta vie et de toute la mienne. Mon vœu est qu’un jour – proche ou lointain – Tu en prennes conscience et surtout qu’elle Te serve! Bien sûr, cette Lettre n’a nullement besoin d’être entièrement comprise tout de suite. Beaucoup de choses présentement encore insaisissables ne pourront éventuellement être comprises et assimilées que beaucoup plus tard, mais ce n’est pas un problème, parce que cette Lettre vaut … pour Ta vie entière!
Tu portes le nom du premier homme – au moins symbolique -, par conséquent un nom pouvant être qualifié d’archétypique. De ce fait, tout ce qui T’est ici partagé peut aussi valoir pour de nombreux autres jeunes arborant, eux aussi, fièrement leurs seize ans… Et c’est pourquoi cette « Lettre » n’est pas une lettre privée exclusivement destinée à Toi, mais une Lettre ouverte, pouvant profiter à tous ceux qui seront suffisamment ouverts pour la prendre en considération, ne serait-ce qu’en partie…
Tu peux remarquer que je Te parle avec la forme « Tu » avec une majuscule et sans doute Te demandes-Tu pourquoi? Cela n’est, en effet, pas d’un usage courant en français, mais, par exemple, avec le « Du » [« Tu »] allemand – même si l’habitude, malheureusement, à présent, s’en perd – c’est la règle. Cela solennise le fait que le « Tu » n’est nullement une façon de parler indifférente et dépourvue de signification mais une manière de s’adresser directement au Noyau spirituel de l’être – l’être humain véritable – et pas seulement à son être terrestre, sa conscience purement intellectuelle et sentimentale.
Tu es à une époque de la vie où Tes forces terrestres sont encore en pleine croissance, tandis que je suis à une époque de la vie où les miennes déclinent. Sans doute Te souviens-Tu que, lorsque nous faisions la course, lorsque Tu étais encore un enfant, c’est moi qui courais plus vite que Toi. Et puis le moment est arrivé où, au début de l’adolescence, Tu as commencé à me dépasser dans la course. Peut-être était-ce – si mon souvenir est bon – autour de Tes douze ans? A l’époque Tu n’avais pas encore atteint Ton maximum (et probablement encore maintenant!), et moi pas encore mon minimum!
Bien sûr, le rôle pouvant être joué, dans l’éducation d’un jeune, par un grand-père ou une grand-mère n’est pas le même que celui joué par les parents, le père et la mère du jeune. L’un ne remplace pas l’autre. Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Sauf circonstances très particulières (enfants orphelins) et aussi en fonction de la grande Loi de l’Attraction du Genre Semblable, les grands-parents ne jouent normalement qu’un rôle d’appoint. Toutefois, l’avantage d’être grand-père ou grand-mère c’est de pouvoir avoir une relation plus facile et plus détendue, parce que, d’une façon générale (sauf si les parents ne sont plus là!), l’autorité n’incombe pas aux grands-parents mais seulement aux parents, ce peut créer une « complicité » plus grande.

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La Notion de Pureté

La Notion de Pureté

La Notion de Pureté

Par Vera Bezdekova

Si nous réfléchissons, un instant, à notre vision des choses et des événements, nous constatons que notre pensée s’est habituée à privilégier ce qui est matériel. Par exemple, nous sommes convaincus de n’avoir jamais volé ni tué de notre vie. Certes, nous n’avons jamais dérobé les biens d’autrui, ni blessé physiquement quiconque mortellement. Mais qu’en est-il des parents qui contraignent leur enfant à étudier ou à exercer une profession pour laquelle il n’a ni désir ni talent? N’est-ce pas là un meurtre, non pas physique, mais spirituel? Les talents et les inclinations pour une autre profession, où ils pourraient pleinement s’épanouir, ne sont-ils pas étouffés chez cet enfant? Et n’est-ce pas un meurtre de la force vitale nécessaire au développement et à la croissance, de l’amour et de la vie elle-même, que de forcer un fils ou une fille à épouser une personne qu’il ou elle n’aime pas, par simple souci d’avenir, de prestige, d’ambition, etc.?
Souvenons-nous de la malheureuse Maryša, la pièce des frères Mrštík: Quel enfer les parents n’ont-ils pas fait subir à leur fille et à Francek! Et l’œuvre de Karolína Světlá, n’est-elle pas une terrible dénonciation des parents et des meurtres qu’ils commettent sur leurs propres enfants avec la profonde conviction que c’est la Volonté de Dieu et que, par conséquent, le fils ou la fille doit leur obéir?
Et la trahison d’un être cher ou le dévoilement de son secret, n’est-ce pas {aussi} un meurtre?
Regardons nos vies, n’y a-t-il pas ce genre de meurtre en elles?
Et de même que, sans y penser, nous ignorons machinalement ce fait, nous évitons également machinalement le mot propreté lorsqu’il ne fait pas référence aux sols et au linge.
Aujourd’hui, ce problème a été résolu assez simplement. D’une part, la conception traditionnelle de la pureté comme intégrité au sens sexuel. C’est pourquoi, dans les campagnes, les femmes se rendent à l’église pour se «purifier» après avoir accouché. C’est pourquoi la littérature spécialisée a tant insisté sur la «pureté et l’intégrité avant le mariage». Et c’est pourquoi tant d’efforts ont été consacrés à «prouver» que si un homme se marie après une certaine expérience, cela devrait également être permis pour une femme. C’est pourquoi une mère illégitime est considérée comme inférieure et un enfant illégitime porte longtemps le stigmate du mépris de la société. D’autre part, ce concept a complètement disparu, tout comme les notions de honte, de fidélité et d’engagement.
Quelle en est la cause? Que savons-nous donc de la Pureté? L’idée même de Pureté véritable a disparu de notre imaginaire. Pourtant, la simple évocation de ce nom suffit à faire naître en nous l’image magique de Jardins célestes flottant dans la radieuse Clarté de la Pureté, imprégnés d’une brise fraîche et vivifiante et embaumés du parfum des Lys. Ce mot était censé nous rappeler la Beauté des Sphères supérieures, entretenir en nous le constant désir de nous élever vers les Sommets, de nous fortifier afin que, par nos actions et les dons qui nous sont faits, nous puissions ramener l’humanité vers le Créateur. Il aurait dû en être ainsi! Or, au fil des siècles, la Notion de Pureté s’est rétrécie, réduite, limitée à la matière, engendrant une exigence contraire aux Lois de la Nature, une ridicule caricature de la haute Notion, et des entraves artificielles et polluantes se sont formées à partir de la vivante Lumière de cette Notion. Une boue suffocante a recouvert le lumineux Terreau de la Pureté!

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Au sujet des pensées

Au sujet des pensées

Au sujet des pensées

D’un point de vue spirituel nous avons déjà eu l’occasion de souligner l’importance des pensées et d’évoquer ce que sont les formes-pensées. Le « philosophe » d’origine hindoue Jiddu Krishnamurti disait fort justement « La pensée est toujours vieille ». D’une façon générale, l’être humain moderne – qui est un être humain d’intellect – pense beaucoup trop, de sorte que ses pensées sont des pensées vides et non des pensées pleines, générées par une activité spirituelle.
Combien de pensées par jour pour un être humain « moyen »?
C’est une question que se posent la psychologie et les neurosciences. Pendant longtemps, l’on a entendu dire qu’un être humain moderne avait en moyenne de 60 000 à 80 000 pensées par jour, mais des recherches plus récentes ont apporté une distinction importante.
Voici ce que, de nos jours, la science considère: Selon une étude effectuée par des chercheurs de l’Université Queen’s au Canada – publiée en 2020 -, un être humain actuel aurait en moyenne 6 200 pensées par jour.
Pourquoi un tel écart? A priori, c’est très étonnant. Mais, en fait, l’écart entre les « 6000 à 80 000 » antérieurement souvent cités et les « 6 200 » plus récemment mesurés vient tout simplement, de la méthode de calcul utilisée. Le concept de « Thought Worms » [« vers de pensée »] explique principalement cette différence. Au lieu de compter chaque petite impulsion nerveuse, les chercheurs en neurosciences ont identifié les moments où la conscience se concentre sur une idée précise avant de passer à une autre. Ce sont ces transitions que l’on appelle « vers de pensée ».
Par opposition aux « vers de pensée » les chercheurs parlent aussi de « flux continu ». Le cerveau humain (cerveau antérieur) est une sorte de « machine » à traiter l’information. Si l’on compte chaque micro-association d’idées, l’on arrive effectivement à des dizaines de milliers (60.000 à 80.000). Mais si l’on compte les « blocs » de pensées distinctes, l’on ne décompte « que » 6 200 par jour. Les deux nombres sont donc probablement justes, mais ne décomptent pas la même chose.

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