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MISERERE D’ALLEGRI

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Le « Miserere » d’Allegri

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Inspiré du Psaume 50 de David.

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Le premier vrai Roi d’Israël (sans compter Saül, duquel Dieu avait retiré Sa Faveur) le Roi David avait été oint par le Prophète Samuel.

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David oint par Samuel - Antonio González Velázquez

David oint par Samuel – Antonio González Velázquez

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Mais, en convoitant Bethsabée – la femme d’Urie – et en envoyant son mari se faire tuer sur le front, le roi David a commis une grande faute. C’est ce que lui fait comprendre le Prophète Nathan en lui racontant la Parabole de la Brebis.

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David et Bethsabée

David et Bethsabée

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Selon le Deuxième Livre de Samuel XII, 1-7, le roi David a, en effet, commis un péché grave: Il a pris la femme d’Urie, Bath-Shéba, et a ensuite fait tuer Urie, son mari, pour dissimuler son adultère. Dieu envoie alors le Prophète Nathan pour confronter David.

Voici le texte la Parabole de la Brebis du Prophète Nathan:

 

Nathan - Prophète Nathan - Icône russe

Nathan – Prophète Nathan – Icône russe

 

2 Samuel XII, 1-7:

  1. « Alors l’Éternel envoya Nathan vers David. Nathan vint vers lui, et lui dit:
  2. Il y avait dans une ville deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre.
  3. Le riche avait beaucoup de brebis et de bœufs,
    Mais le pauvre n’avait rien, sinon une seule petite brebis qu’il avait achetée et nourrie; elle avait grandi avec lui et ses enfants; elle mangeait de sa propre nourriture, buvait de son propre verre, et se couchait dans son sein, comme une fille.
  4. Un voyageur vint chez le riche, et il ne prit point de son propre troupeau ni de ses bœufs pour préparer un repas à l’homme qui était venu chez lui, mais il prit la brebis du pauvre homme, et la prépara pour l’homme qui était venu chez lui.
  5. Alors David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme, et il dit à Nathan:
    «L’homme qui a fait cela mérite la mort;
  6. il restituera quatre brebis au pauvre, parce qu’il a fait cela, et parce qu’il n’a pas eu pitié.».
  7. Nathan dit à David: «Tu es cet homme! L’Éternel, le Dieu d’Israël, a dit: «C’est Moi Qui T’ai oint Roi d’Israël, et Qui T’ai délivré de la main de Saül.
  8. Je T’ai donné la Maison de Ton Seigneur, et les femmes de Ton seigneur entre Tes bras; Je T’ai donné aussi la Maison d’Israël et de Juda; et si cela avait été peu, Je T’aurais donné encore bien plus.
  9. Pourquoi donc as-Tu méprisé la Parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mal à Ses Yeux? Tu as frappé d’épée Urie, le Hittite, et Tu lui as pris sa femme pour en faire Ta femme.
  10. Maintenant donc, la Verge de l’Éternel s’élèvera contre Toi, et Ta maison sera frappée de malheur devant moi.
  11. Car Tu as méprisé l’Éternel en faisant ce qui est mal à Ses yeux. Le fils qui Te naîtra mourra.»
  12. Alors Nathan s’en alla. L’Éternel frappa l’enfant que la femme d’Urie avait enfanté à David, et il tomba malade.
  13. David implora Dieu pour l’enfant, et jeûna, et entra dans sa chambre, passa la nuit couché par terre.
    Les anciens de sa maison se levèrent pour le faire lever, mais il ne voulut pas, et il ne prit point de nourriture avec eux.« .

Nathan accuse David directement après la Parabole, rappelant tout ce que Dieu lui a donné et dénonçant son péché grave. La punition annoncée est sévère: C’est la mort de l’enfant né de cette union adultère.

David réagit avec repentance, priant et jeûnant pour son enfant.

Cette histoire illustre la Justice Divine, la gravité du péché, mais aussi la possibilité de repentance et de pardon, même si les conséquences restent lourdes.

Cette Parabole est donc un moment clef dans la Bible, où Nathan utilise une histoire simple mais puissante pour faire prendre conscience à David de la gravité de son péché, et le placer face à sa responsabilité spirituelle.

Le texte du « Miserere » est celui du Psaume 50 de la Vulgate, à l’exception de «In finem psalmus David cum venit ad eum Nathan propheta quando intravit ad Bethsabee». Le titre « Miserere » est l’incipit de ce Psaume: «Miserere mei, Deus, secundum magnam misericordiam tuam», [«Dieu, aie pitié de moi dans Ta grande Miséricorde»].

Ce motet aurait été interprété pour la première fois le 12 avril 1639 dans la Chapelle Sixtine du Vatican à Rome. Le Miserere a été chanté dans la Chapelle Sixtine pendant la Semaine Sainte lors de l’Office des Ténèbres, comme premier psaume des Laudes, jusqu’en 1870.

D’après la légende, l’œuvre serait restée durant près de 130 ans jusqu’en 1771 propriété exclusive du Vatican sous peine d’excommunication, jusqu’à sa retranscription de mémoire par Mozart, alors âgé de 14 ans.

Le « Miserere » original d’Allegri ne fut joué qu’à Rome, durant la Semaine de Pâques, à plusieurs reprises, lors d’un rite solennel où toutes les lumières s’éteignaient progressivement et où le pape et les prélats se prosternaient. Il fut interprété dans la Chapelle Sixtine et connut une renommée immense, notamment grâce aux voix des castrats et au nombre relativement restreint de spectateurs. La partition aurait été tenue secrète et Mozart fut le premier à la transcrire.

En effet, en 1770, alors âgé de 14 ans, Mozart assista à l’office du Vendredi Saint à la Chapelle Sixtine, où fut interprétée le «Miserere mei, Deus» de Gregorio Allegri. Cette œuvre était si sacrée et secrète que sa copie était strictement interdite.

Mais après l’avoir entendue une seule fois, à l’âge de 14 ans – selon ce que raconte son père Léopold dans une lettre – , Mozart la retranscrivit intégralement de mémoire! Au lieu de le punir, le pape Clément XIV fut si impressionné qu’il lui décerna une distinction papale: L’Ordre de l’Éperon d’Or.

Dans l’une de ses lettres Felix Mendelssohn a témoigné de l’impression extraordinaire causée par cette musique pendant les cérémonies. 

Le texte de l’œuvre est la version latine du Psaume 50:

« Miserere mei, Deus: secundum magnam misericordiam tuam.
Et secundum multitudinem miserationum tuarum, dele iniquitatem meam.
Amplius lava me ab iniquitate mea: et a peccato meo munda me.
Quoniam iniquitatem meam ego cognosco: et peccatum meum contra me est semper.
Tibi soli peccavi, et malum coram te feci: ut justificeris in sermonibus tuis, et vincas cum judicaris.
Ecce enim in iniquitatibus conceptus sum: et in peccatis concepit me mater mea.
Ecce enim veritatem dilexisti: incerta et occulta sapientiae tuae manifestasti mihi.
Asperges me hyssopo, et mundabor: lavabis me, et super nivem dealbabor.
Auditui meo dabis gaudium et laetitiam: et exsultabunt ossa humiliata.
Averte faciem tuam a peccatis meis: et omnes iniquitates meas dele.

Cor mundum crea in me, Deus: et spiritum rectum innova in visceribus meis.
Ne proiicias me a facie tua: et spiritum sanctum tuum ne auferas a me.
Redde mihi laetitiam salutaris tui: et spiritu principali confirma me.
Docebo iniquos vias tuas: et impii ad te convertentur.
Libera me de sanguinibus, Deus, Deus salutis meae: et exsultabit lingua mea justitiam tuam.
Domine, labia mea aperies: et os meum annuntiabit laudem tuam.
Quoniam si voluisses sacrificium, dedissem utique: holocaustis non delectaberis.
Sacrificium Deo spiritus contribulatus: cor contritum, et humiliatum, Deus, non despicies.
Benigne fac, Domine, in bona voluntate tua Sion: ut aedificentur muri Ierusalem.
Tunc acceptabis sacrificium justitiae, oblationes, et holocausta: tunc imponent super altare tuum vitulos. »

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David & Bethsabée - Tapisserie

David & Bethsabée – Tapisserie

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Traduction française:

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« Pitié pour moi, mon Dieu, dans Ton Amour, selon Ta grande Miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre Toi, et Toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à Tes yeux, je l’ai fait.
Ainsi, Tu peux parler et montrer Ta Justice, être Juge et montrer Ta Victoire.
Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
Mais Tu veux au fond de moi la Vérité; dans le Secret, Tu m’apprends la Sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.
Fais que j’entende les chants et la fête: ils danseront, les os que Tu broyais.
Détourne Ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de Ta Face, ne me reprends pas Ton Esprit Saint.
Rends-moi la Joie d’être sauvé; que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai Tes chemins; vers Toi, reviendront les égarés.
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu Sauveur, et ma langue acclamera Ta Justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera Ta Louange.
Si j’offre un sacrifice, Tu n’en veux pas, Tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé; Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Accorde à Sion le Bonheur, relève les murs de Jérusalem.
Alors Tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes; alors on offrira des taureaux sur Ton Autel. »

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Le sens de la Parabole de la brebis

Comme l’on vient de le voir, Nathan accuse David directement après la Parabole, rappelant tout ce que Dieu lui a donné et dénonçant son péché grave. La punition annoncée est sévère mais juste: L’enfant de David et de Bethsabée, né de cette union adultère, ne vivra pas longtemps sur Terre.

Touché par la Parabole qui – de façon évidente – lui a montré sa culpabilité, David réagit avec repentance, priant et jeûnant pour son enfant. Cette histoire illustre donc la Justice Divine, la gravité du péché, mais aussi la possibilité de repentance et de pardon, même si les conséquences restent lourdes.

Dieu agit avec Justice en confrontant David à son péché, non par un Jugement immédiat, mais par une mise en lumière de sa faute à travers la Parabole. La Parabole permet à David de prendre conscience de la gravité de ses actes, soulignant que même un roi puissant est soumis à la Loi Morale découlant des Commandements de Dieu.

Cela rappelle que la responsabilité morale de chaque être humain est universelle, quel que soit son statut social. Le péché de David n’est pas seulement un acte personnel (adultère et meurtre), mais il a un impact sur tout le royaume et sa propre maison. 

La mort de l’enfant à naître symbolise que certaines conséquences du péché peuvent être lourdes et douloureuses, même après la repentance. David ne nie pas son péché; il reconnaît sa faute dès que Nathan le place face à elle. Sa réaction de prière, de jeûne et d’humilité montre un cœur repentant, ce qui est essentiel dans la relation avec Dieu.

La repentance ouvre la voie au pardon, même si la Justice Divine suit son cours. La brebis unique du pauvre représente ce qui est précieux, fragile, et digne de protection. Le riche qui vole cette brebis illustre l’abus de pouvoir, l’injustice sociale et morale. Cette Parabole parle encore aujourd’hui de la nécessité de protéger les plus vulnérables et de s’opposer à toute forme d’oppression arbitraire.

Cette Parabole enseigne aux dirigeants et à tous que le pouvoir doit être exercé avec justice, compassion et respectElle invite à l’introspection et à la vigilance face à nos propres actes. La Parabole de Nathan est une sorte de Miroir que Dieu tend à David — et à nous tous — pour voir nos fautes, comprendre leurs conséquences, et nous inviter à revenir vers une vie juste et humble. Elle montre aussi que la Justice Divine est toujours accompagnée d’un Appel à la repentance et à la transformation.

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Parabole de la brebis

Parabole de la brebis du Prophète Nathan

2 Commentaires

  1. jean Oliver

    MISERERE D’ALLEGRI

    C’est une superbe prière qui monte vers les hauteurs.

    Mozart savait ce qu’il faisait lors de la transcription de cette œuvre.

    Réponse
  2. Jean OLIVER

    MISERERE D’ALLEGRI

    Une merveilleuse Prière vers le très haut.

    Mozart savait ce qu’il faisait dans la transcription de cette œuvre.

    Réponse

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