Ecole de l'art de vivre

Regards sur le Monde

Abonnez-vous à notre infolettre

Fil Telegram

Réseaux Sociaux

Articles récents

  1. Comme le décrit ce texte, l'appréciation du donner et recevoir de la juste manière s'avère, pour l'être humain, un excellent…

  2. Comme le décrit ce texte, l'appréciation du donner et recevoir de la juste manière s'avère, pour l'être humain, un excellent…

  3. Oui, il s'agit du "Grand Nettoyage du Foie" - ou Cure du Foie - de la Doctoresse Hulda Clark (c'est…

  4. Bonjour. Pour améliorer la pureté de son foie, au niveau physique uniquement, il existe une méthode dont apparemment deux personnes…

  5. La pratique de la CNV est en soi très utile pour objectiver le processus et la prise de conscience de…

Le corps terrestre de la Vierge Marie s’est-il élevé avec elle dans le Ciel?

Le corps terrestre de la Vierge Marie s’est-il élevé avec elle dans le Ciel?

Le corps terrestre de la Vierge Marie s’est-il élevé avec elle dans le Ciel?

L’Assomption existe-t-elle?

Le 15 Août de chaque année, l’église catholique fête l’ « Assomption » de la Vierge Marie dans le Ciel. Le mot « Assomption » a ici sensiblement le sens de « Ascension » mais appliqué à Marie, au lieu que ce soit à Jésus.
Dans le cadre du « culte des saints » cela fait partie du culte rendu à Marie, considérée comme la « Mère de Dieu ». L’église orthodoxe promeut une croyance similaire appelée « Dormition ». Parfois, le mot « Dormition » ne désigne que la croyance dans une mort béatifique.
Cette conception d’un corps terrestre pouvant s’élever dans les Cieux est également présente dans la croyance en la résurrection charnelle de Jésus de même que, de façon générale, dans la croyance en la résurrection de la chair, croyances faisant l’objet de dogmes et également présentes dans l’église catholique.
La croyance dans l’Assomption de la Vierge est fondée non sur la Bible mais seulement sur des écrits apocryphes tardifs, comme celui du Pseudo-Jean, intitulé « Sur la mort de Marie » (remontant  au IVème siècle, voire au Vème siècle).
Selon la tradition, la Vierge, alors été âgée de cinquante-neuf ans, serait décédée onze ans après la crucifixion de Jésus. Son enveloppe charnelle aurait alors été enterrée non loin du lieu où Jésus aurait vécu son agonie, donc juste à côté du Jardin de Gethsémani, à l’Est de Jérusalem.
Son tombeau vide est toujours visible dans le lieu appelé Sépulcre de la Vierge Marie. D’autres affirment, cependant, que la Vierge serait décédée dans un lieu correspondant à l’emplacement de l’Abbaye de la Dormition, également à Jérusalem.

lire plus
La vie, l’amour, le mariage

La vie, l’amour, le mariage

La vie, l’amour, le mariage

La vie
La vie nous est donnée. A chaque vie terrestre nous en prenons terrestrement conscience au cours des années suivant la naissance. La vie est une chose sérieuse, ce que ne reflètent pas toujours des maximes comme: « La vie est dure » (ce qui est faux; ce n’est pas la vie qui est dure, c’est le karma de certains qui, en conséquence de leurs comportements, est devenu pénible à vivre), « On n’a qu’une vie » (ce qui est, d’ailleurs, faux!) et « La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie! » (Comment peut-on dire que « la vie ne vaut rien »?!), etc.

L’amour
L’Amour donne un sens à la vie ou, plutôt, il le révèle. Beaucoup se contentent, toutefois, d’ « amourettes » exclusivement sentimentales, lesquelles n’ont pas grand chose à voir – voire rien! – avec l’Amour véritable. L’Amour n’est pas « romantique », il est!

Le mariage
Associé à l’amour il y a souvent – quoi que de moins en moins – le mariage. Alors, se marier ou non? Il n’y a pas si longtemps, au sujet d’une jeune fille qui se décidait enfin à se marier après « avoir coiffé Sainte Catherine » l’on disait d’elle: « Il faut bien faire une fin! ». L’idée était qu’avant vingt-cinq ans elle aurait peut-être pu choisir son mari mais qu’après elle n’avait plus le choix: Elle devait accepter le premier qui se présentait…

lire plus
Un enfant se souvient d’une vie antérieure

Un enfant se souvient d’une vie antérieure

Un enfant se souvient d’une vie antérieure

Avec le film – basé sur une histoire vraie – « Les ombres du passé »  nous avons déjà pu expérimenter une histoire au cours de laquelle, de façon crédible, un être humain se souvient d’une incarnation antérieure.

En voici une autre mettant en scène un enfant se souvenant – comme, dans Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire – de sa vie antérieure (*) …

lire plus
Charme et Grâce

Charme et Grâce

Charme et Grâce

Grâce et Charme
Nous avons déjà eu l’occasion de faire l’éloge de la Grâce. La Grâce qui, à l’évidence, est une Notion spirituelle. Comme nous l’avons déjà vu, la Grâce c’est juste l’expression d’un esprit pur, lequel rend tout beau autour de lui! La Grâce c’est la Beauté, la Beauté c’est la Grâce! Mais qu’en est-il du Charme? Est-il, lui aussi, spirituel? Et, si oui, en quoi est-il distinct de la Grâce?
Ce que c’est que le Charme
Le Charme est, bien sûr, comme la Grâce, une caractéristique féminine. Mais il n’est pas, pour autant, l’apanage exclusif de la femme ou de la jeune fille, car l’homme ou le jeune homme peut aussi en être grandement pourvu. C’est, en effet, principalement, à l’adolescence, au seuil de l’âge adulte, que, pour la première fois, de façon perceptible par tout l’entourage, se manifeste le Charme dans l’être humain.
Pour pouvoir discerner cela il faut être conscient de ce que c’est que le Charme, savoir d’où il provient et donc pouvoir en donner une définition. En voici une: Dans son caractère souvent mystérieux, le Charme irradiant d’une jeune fille ou d’un jeune homme c’est  le  pur Élan, résultant du mariage de la force sexuelle en cours d’éveil avec la Force de l’Esprit, vers ce qu’il existe de plus Haut et de plus Noble!
Toutefois, il convient d’être ici très clair: Un tel Élan – et par conséquent – un tel Charme ne peut exister que chez des jeunes gens non corrompus. Il y a là – lié à l’éveil de la force sexuelle – un magnifique Élan vers l’Idéal, tel que, bien souvent, il n’existe, au cours de la vie humaine, qu’à l’adolescence.
L’Élan vers l’Idéal
Est-il, pour autant, impossible de l’éprouver à un autre moment de la vie terrestre? La réponse à cette question est: Heureusement, non! C’est, en fait, possible à tout moment, à la naissance d’un pur Amour qui – quel que soit le genre de la relation -, à l’autre, ne veut apporter que l’Amour et la Joie.

lire plus
L’être humain est-il déchu?

L’être humain est-il déchu?

L’être humain est-il déchu?

Introduction
Nous ne pouvons pas – il y en a beaucoup trop! – examiner ici toutes les philosophies pessimistes au sujet de la condition humaine. Nous nous limiterons à une seule. Nous nous concentrons sur ce que dit le célèbre écrivain-philosophe Blaise Pascal, en prenant appui sur ce qui est dit sur cette page consacrée au pessimisme en philosophie.
Pascal et la déchéance humaine
Pour le célèbre écrivain, mathématicien et physicien Blaise Pascal l’être humain serait irrémédiablement déchu. Depuis sa « nuit de feu » vécue vers l’âge de trente ans au cours de laquelle il a reconnu le « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », il se tourne toujours plus vers la religion et la foi.
Influencé par le courant janséniste du Christianisme, Pascal considère que l’être humain est condamné, à la suite du péché originel, à une perpétuelle misère. Cette misère, selon lui, nous cherchons – comme si cela pouvait y changer quelque chose! -, par tous les moyens, à l’éluder: «Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser.».
Le « divertissement » comme fausse solution à la déchéance humaine
Toujours selon Blaise Pascal, afin d’oublier notre condition, non seulement nous limitons notre pensée à la considération de choses futiles, mais nous multiplions les gesticulations vides et les activités vaines. La volonté qui nous pousse ainsi vers l’inessentiel relève de ce que Pascal appelle le «divertissement». Toute vie qui n’implique pas la pensée de sa finitude est une vie de divertissement qui, en réalité, éloigne de Dieu.
Au sens pascalien, le divertissement prend des formes extrêmement variées et une très grande place dans notre existence ordinaire. Se divertir, au sens étymologique, signifie bien, en effet, se détourner de l’Essentiel. Or, affirme Pascal, si la seule chose que nous croyons capables de nous consoler de nos misères est bien le divertissement, c’est, hélas, aussi, en réalité, «la plus grande de nos misères». A noter que le mot « distraction », synonyme de divertissement, a exactement le même sens. Dans les deux cas il s’agit de « se détourner de ». Se détourner de quoi si ce n’est de l’Essentiel?

lire plus
Au sujet du mépris de la mort

Au sujet du mépris de la mort

Au sujet du mépris de la mort

François de La Rochefoucauld

L’on découvre ici que l’auteur des « Maximes » tenait la mort pour « le plus grand de tous les maux » et que « tout homme qui la sait voir telle qu’elle est (NDLR: dont, manifestement, lui-même!), trouve que c’est « une chose épouvantable » et « la plus rude de toutes les épreuves », de sorte que ceux qui affectent de mépriser la mort, en réalité, ne connaissent pas la « grandeur de leur mal ».
Voici donc ce que – à la fin de ses « Maximes » -, au sujet du « mépris de la mort », dit François de La Rochefoucauld:.
« Après avoir parlé de la fausseté de tant de vertus apparentes, il est raisonnable de dire quelque chose de la fausseté du mépris de la mort.
J’entends parler de ce mépris de la mort que les païens se vantent de tirer de leurs propres forces, sans l’espérance d’une meilleure vie. Il y a différence entre souffrir la mort constamment, et la mépriser.
Le premier est assez ordinaire; mais je crois que l’autre n’est jamais sincère.
On a écrit néanmoins tout ce qui peut le plus persuader que la mort n’est point un mal; et les hommes les plus faibles, aussi bien que les héros, ont donné mille exemples célèbres pour établir cette opinion.
Cependant je doute que personne de bon sens l’ait jamais crue; et la peine que l’on prend pour en persuader les autres et soi-même fait assez voir que cette entreprise n’est pas aisée.
On peut avoir divers sujets de dégoûts dans la vie, mais on n’a jamais raison de mépriser la mort; ceux mêmes qui se la donnent volontairement ne la comptent pas pour si peu de chose, et ils s’en étonnent et la rejettent comme les autres, lorsqu’elle vient à eux par une autre voie que celle qu’ils ont choisie.
L’inégalité que l’on remarque dans le courage d’un nombre infini de vaillants hommes vient de ce que la mort se découvre différemment à leur imagination, et y paraît plus présente en un temps qu’en un autre.
Ainsi il arrive qu’après avoir méprisé ce qu’ils ne connaissent pas, ils craignent enfin ce qu’ils connaissent. Il faut éviter de l’envisager avec toutes ses circonstances, si on ne veut pas croire qu’elle soit le plus grand de tous les maux.
Les plus habiles et les plus braves sont ceux qui prennent de plus honnêtes prétextes pour s’empêcher de la considérer. Mais tout homme qui la sait voir telle qu’elle est, trouve que c’est une chose épouvantable.

lire plus
De la flatterie

De la flatterie

De la flatterie

Depuis au moins la célèbre Fable de La Fontaine « Le corbeau et le renard », chacun sait que « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. ».
Voici qu’en dit Théophraste:
« La flatterie est un commerce honteux qui n’est utile qu’au flatteur.
Si un flatteur se promène avec quelqu’un dans la place: «Remarquez-vous, lui dit-il, comme tout le monde a les yeux sur vous? Cela n’arrive qu’à vous seul. Hier il fut bien parlé de vous, et l’on ne tarissait point sur vos louanges: nous nous trouvâmes plus de trente personnes dans un endroit du Portique; et comme par la suite du discours l’on vint à tomber sur celui que l’on devait estimer le plus homme de bien de la ville, tous d’une commune voix vous nommèrent, et il n’y en eut pas un seul qui vous refusât ses suffrages.».
Il lui dit mille choses de cette nature. Il affecte d’apercevoir le moindre duvet qui se sera attaché à votre habit, de le prendre et de le souffler à terre. Si, par hasard, le vent a fait voler quelques petites pailles sur votre barbe ou sur vos cheveux, il prend soin de vous les ôter; et vous souriant: «Il est merveilleux», dit-il, «combien vous êtes blanchi depuis deux jours que je ne vous ai pas vu»; et il ajoute: «Voilà encore, pour un homme de votre âge, assez de cheveux noirs.». Si celui qu’il veut flatter prend la parole, il impose silence à tous ceux qui se trouvent présents, et il les force d’approuver aveuglément tout ce qu’il avance, et, dès qu’il a cessé de parler, il se récrie: «Cela est dit le mieux du monde, rien n’est plus heureusement rencontré.».

lire plus
La mer des tentations

La mer des tentations

La mer des tentations

Une mer de tentations submerge le monde, et l’humanité nage à l’envi dans les eaux saumâtres et pestilentielles des plaisirs à saisir dans un engouement qui frise la folie. Chacun s’y ébat avec délectation, avec jalousie à l’égard de ceux qui jouissent beaucoup plus des objets multiformes du plaisir: argent, sexe, dominations, pouvoirs, luxe et luxure.
La tentation par le biais de la publicité, son âme damnée, avec sa flèche ténébreuse qui incite-excite sans cesse le réseau social de la consommation. La tentation électrise tout, galvanise tout. Dans les entreprises, elle se diffuse comme un poison dans l’eau, son nom: la croissance, avec ses objectifs pour une quête matérialiste constante du “toujours plus”, avec ses outils combatifs: objectifs commerciaux, manipulations, promesses, mensonges, séductions, images télévisuelles numérisées.
Dans le quotidien des gens, elle crée une tension constante pour le désirable que possède l’autre, ajuste les comportements des uns pour ressembler aux images colportées par d’autres. Elle est abrutissement, car la tentation est la reine du nivellement par le bas.
Asseyons-nous, un instant, à la terrasse d’un café pour y voir défiler la foule. Elle se déplace comme un seul homme, conditionnée par son téléphone et son style vestimentaire américanisé, ghettoïsé. La tentation est au centre des échanges et des discussions, il y a toujours quelqu’un à jalouser ou à déblatérer, quelque chose de quelconque à désirer ou à moquer.
La tentation enlise les âmes humaines dans le mouroir des illusions matérielles où se construit désormais la grande motivation existentielle. Elle domine aussi l’éducation, en servant à nourrir le corps enseignant: «Étudiez, il n’y a que de cette façon que vous réussirez dans la vie!».

lire plus
Les Affinités électives

Les Affinités électives

Les Affinités électives

Die Wahlverwandschaften

« Les Affinités électives » c’est l’élégante traduction française du titre d’un célèbre roman de Johann Wolfgang von Goethe: « Die Wahlverwandschaften », littéralement « Les apparentements choisis ».

Selon le personnage du roman « Le Capitaine » (Othon): « L’homme prête sa sagesse et ses folies, sa volonté et ses caprices aux animaux, aux plantes, aux éléments, aux dieux. »  (« Le Capitaine », dans « Les Affinités électives » de Goethe).

D’après Goethe, ce roman est la seule œuvre majeure qu’il ait écrite «après avoir exposé une idée globale». En conséquence, « Die Wahlverwandtschaften » [« Les Affinités électives »] est très dense quant à sa conception et sa construction est très soignée. Thomas Mann le célèbrait comme «une merveille de réussite et de pureté de la composition, de richesse des relations, d’enchaînement, d’unité».

Le thème du roman

Voici le sujet de l’histoire:

« Aux environs de Weimar, Édouard et Charlotte, un couple d’aristocrates unis après un premier mariage, invitent un ami d’enfance d’Édouard, Othon, nommé le « Capitaine », puis, malgré le pressentiment funeste de Charlotte, Otilie, la nièce de Charlotte, belle et orpheline, les rejoint. La description d’une expérience scientifique, celle des «Affinités électives», au chapitre IV de la première partie, permet déjà de présager la suite de la narration dans laquelle l’attachement de plus en plus exclusif d’Édouard pour Odile [Otilie] aura des conséquences funestes. » (Source).

Les Affinités électives

Ce qui nous intéresse ici, ce n’est – bien que cela ne manque pas non plus d’intérêt -,  fondamentalement pas l’aspect dramatique et psychologique de l’histoire, mais le principe même des Affinités électives, en tant qu’illustration de la deuxième Loi fondamentale de la Création, la Loi de l’Attraction du Genre Semblable.
Sur le plan conceptuel, la notion de base précise sur laquelle repose la formulation de la Loi est, en allemand, « Gleichart »: « Genre Semblable ». La notion d' »Affinité » est plus vague et plus approximative. Ce sont les genres semblables qui s’attirent. La notion d’affinité, notamment valable dans la chimie naturelle, évoque davantage des points communs susceptibles de constituer des points d’accroche. Cela concerne surtout ce que l’on peut qualifier d’affinités « périphériques ». En effet, lorsqu’il n’existe que des affinités périphériques, il n’y a pas forcément d’attraction fondamentale, qui, elle, ne concerne que le Noyau de l’être, son esprit.
Ces affinités périphériques, plutôt que de concerner le Noyau de l’être et donc le genre spirituel de l’être humain, sont principalement des affinités de situation, des affinités de destin ou de karma similaires, des affinités de tempérament, etc., qui ne concernent que les enveloppes de l’être et non son Noyau. La Loi d’Attraction du Genre Semblable proprement dite agit fondamentalement sur les Noyaux spirituels des êtres humains et secondairement sur leurs corps fin-matériels.
Une expérience scientifique avec des êtres humains comme « cobayes »
Le chapitre quatre présente, à l’occasion d’un échange entre les personnages, une véritable théorie scientifique sur les rapports d’attirance et de répulsion entre les éléments chimiques, qui, par métaphore, permettent de comprendre aussi les relations humaines. En effet, juste après avoir souligné que deux couples d’éléments AB et CD mis en présence se désunissent pour former entre eux une union nouvelle, AC et BD, Charlotte annonce l’arrivée d’Odile: Deux couples (en réalité, les deux personnes supplémentaires ne sont pas un couple) vont donc être mis en présence et l’expérience « scientifique » va pouvoir commencer…

lire plus
De la sotte vanité

De la sotte vanité

De la sotte vanité

Extrait des « Caractères » de Jean de La Bruyère

Tout le laid en ce monde est ancré dans la vanité, qui se montre de tellement de manières différentes.

La vanité fait partie des sept péchés capitaux. L’irrésistible besoin de paraître extérieurement a engendré cette «caricature d’être humain» aujourd’hui prédominante! L’être-d’apparence, qui ne mérite plus d’être appelé «être humain», parce que, dans sa vanité, il a, pour l’amour de l’apparence, enseveli toute possibilité en vue de l’indispensable Ascension de l’esprit.

« La sotte vanité semble être une passion inquiète de se faire valoir par les plus petites choses, ou de chercher dans les sujets les plus frivoles du nom et de la distinction. Ainsi un homme vain, s’il se trouve à un repas, affecte toujours de s’asseoir proche de celui qui l’a convié. Il consacre à Apollon la chevelure d’un fils qui lui vient de naître; et dès qu’il est parvenu à l’âge de puberté, il le conduit lui-même à Delphes, lui coupe les cheveux, et les dépose dans le temple comme un monument d’un vœu solennel qu’il a accompli.
Il aime à se faire suivre par un More. S’il fait un payement, il affecte que ce soit dans une monnaie toute neuve, et qui ne vienne que d’être frappée. Après qu’il a immolé un bœuf devant quelque autel, il se fait réserver la peau du front de cet animal, il l’orne de rubans et de fleurs, et l’attache à l’endroit de sa maison le plus exposé à la vue de ceux qui passent, afin que personne du peuple n’ignore qu’il a sacrifié un bœuf.

lire plus