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Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux êtres humains

par | 28 Jan 2026 | Bible, Vivre en Conscience, Expériences Vécues, Histoire | 0 commentaires

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Il vaut mieux obéir à Dieu

plutôt qu’aux êtres humains

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La célèbre phrase « Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux êtres humains » se trouve dans le livre des Actes des Apôtres, au chapitres V, verset 29. A deux reprises Pierre et Jean sont arrêtés par le Sanhédrin (la plus haute instance religieuse et juridique juive de l’époque) pour avoir prêché la Résurrection de Jésus.

Voici le résumé de l’histoire: Après la Pentecôte, Pierre et Jean guérissent un infirme à la porte du Temple et commencent à prêcher devant une foule immense. Ils proclament que Jésus – que, peu auparavant, le Sanhédrin a fait crucifier – est ressuscité et qu’Il est le Seul Chemin vers le Salut.

Inquiet de la popularité croissante du message des Apôtres et désireux de les empêcher de poursuivre leur activité missionnaire, le Sanhédrin les fait arrêter. Les autorités religieuses de l’époque leur interdisent formellement de parler ou d’enseigner au Nom de Jésus.

C’est lors de cette confrontation que Pierre exprime une position qui deviendra le fondement de la résistance spirituelle. Face aux menaces des chefs religieux, il répond par une question, qui souligne la Primauté de la Volonté Divine sur les ordres humains:

«Jugez {vous-mêmes} s’il est juste, devant Dieu, de vous écouter plutôt que d’écouter Dieu; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.» (Actes IV:19-20).

Peu de temps après, les Apôtres sont de nouveau arrêtés car ils continuent de prêcher. Le souverain sacrificateur leur reproche d’avoir « rempli Jérusalem de leur enseignement ». Pierre donne alors sa réponse la plus célèbre et la plus directe:

 «Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux êtres humains.»
(Actes V, 29)

Nous vivons ici un moment historique; c’est probablement la première fois, dans l’histoire de la Chrétienté, qu’un croyant en Jésus s’oppose ouvertement et frontalement à l’autorité religieuse suprême d’Israël. Certes, Pierre ne nie pas l’autorité du Sanhédrin en tant qu’institution, mais il affirme clairement et sans ambages qu’en cas de conflit entre une loi humaine et un Commandement Divin, le croyant doit bien évidemment choisir d’obéir à Dieu!

Il justifie sa prédication par l’expérience vécue personnelle (« ce que nous avons vu »). Pour lui, la Résurrection de Jésus n’est pas une théorie, mais un incontestable fait historique, qu’il ne peut taire sans trahir la Vérité.

Cette réponse témoigne d’une transformation radicale de Pierre. Ce n’est plus le même homme qui, seulement quelques semaines plus tôt, par peur de petits êtres humains, à trois reprises, avait renié Jésus.

A signaler l’intervention de Gamaliel – dit Gamaliel l’Ancien -, qui est un moment-clef du récit (Actes V, 34-40), car elle apporte un éclairage de sagesse et de prudence au milieu de la fureur du Sanhédrin, qui voulait mettre les Apôtres à mort.

Gamaliel était un Pharisien, docteur de la Loi, très respecté de tout le peuple. Pour l’anecdote, c’est aussi lui qui – comme il le dit lui-même – fut le maître de Saul de Tarse, celui qui deviendra plus tard l’Apôtre Paul:

«Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci (Jérusalem), et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la Loi de nos pères, étant plein de Zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.» (Actes, XXII, 3).

Alors que le Sanhédrin est prêt à condamner les Apôtres, Gamaliel demande à ce qu’ils sortent un instant de la salle du tribunal religieux pour qu’il puisse parler à part uniquement à l’assemblée du Sanhédrin. Son argument repose sur deux exemples historiques de révoltes passées (Theudas et Judas le Galiléen) qui ont échoué, une fois leurs chefs disparus.

Voici ce qu’il dit: Si l’œuvre initiée par les Apôtres est purement humaine, si le « Mouvement de Jésus » (en réalité, Jésus n’a Lui-même fondé aucun « Mouvement »!) n’est qu’une invention humaine, il s’effondrera de lui-même, comme les précédents. Il n’est donc pas nécessaire de s’en soucier. Par contre, si l’œuvre vient de Dieu, si, au contraire, Dieu est derrière ce mouvement, personne ne pourra l’arrêter. En s’y opposant, le Sanhédrin risquerait alors de « faire la guerre à Dieu ». Sa conclusion célèbre: «Ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller.»:

«Un pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi, estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin, et ordonna de faire sortir un instant les apôtres. Puis il leur dit: Hommes Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à l’égard de ces gens. Car, il n’y a pas longtemps que parut Theudas, qui se donnait pour quelque chose, et auquel se rallièrent environ quatre cents hommes: il fut tué, et tous ceux qui l’avaient suivi furent mis en déroute et réduits à rien. Après lui, parut Judas le Galiléen, à l’époque du recensement (6 après J.-C.), et il attira du monde à son parti: il périt aussi, et tous ceux qui l’avaient suivi furent dispersés. Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu.» (Actes V, 34-39).

Le Sanhédrin finit par se ranger à la proposition de Gamaliel. « Pour la forme » (cela devait quand même faire mal!), ils firent tout de même battre les Apôtres de verges, leur interdisant de nouveau de parler au Nom de Jésus, puis les firent relâcher.

L’histoire donna raison à Gamaliel. Les Apôtres ressortirent tout joyeux du tribunal, joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom de Jésus, et ils continuèrent de prêcher chaque jour dans le Temple et aussi dans les maisons particulières.

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