Le Paradis
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Le Paradis! Le Ciel! La Patrie spirituelle! Le Pays de la Lumière! Le Royaume éternel de Dieu! Objet d’une inextinguible Nostalgie de tout esprit encore vivant!
Indescriptible Contrée où ne règnent que Lumière, Clarté, Pureté, Légèreté, Beauté, Magnificence, Splendeur, Félicité et Sécurité, et cela pour l’Éternité! Il est à peine possible d’en dire plus.
Johann Wolfgang von Goethe a écrit:
« Le Destin de l’homme est semblable à {celui de} l’eau.
Du Ciel il descend, au Ciel il remonte. »
Effectivement, Goethe avait bien compris que l’être humain ne pourrait pas aller au Paradis s’il n’en provenait pas. Mais alors, demanderont certains: Si l’être humain était déjà au Paradis, pourquoi n’y est-il pas resté? Oui, très bonne question! C’est tout simplement que le germe d’esprit humain – comme son nom l’indique – n’est qu’un germe – symboliquement exprimé -, une graine semée par la Main du Saint Esprit, comme indiqué dans la Parabole du Semeur.

Parabole du Semeur
Et – comme il est dit par Jésus dans l’Évangile de Jean: « En Vérité, en Vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.« (Jean XII, 24). Bien sûr, cette Parole se rapporte déjà à Jésus Lui-même, mais il est aussi possible de la comprendre avec un sens encore plus étendu: Si le germe d’esprit n’est pas plongé dans la matière tout comme un grain de blé est plongé dans la terre, alors il ne peut pas porter de fruit, c’est-à-dire devenir un esprit mûr et accéder à l’éternelle conscience de soi.
Certes, le germe d’esprit se trouvait déjà au Paradis mais il y était totalement inconscient. Par conséquent, il n’en profitait pas. La pleine conscience de lui-même, toutefois, il ne pouvait l’acquérir qu’en s’exilant hors du Paradis et en descendant dans le seul monde ouvert pour l’évolution: Le monde de la matière. C’est pourquoi, en une libre décision, animé par l’aspiration à mûrir et à devenir conscient de lui-même, le germe d’esprit s’auto-exclut du Paradis pour commencer son périple évolutif dans la matière, fine et grossière.
Ce n’est qu’au terme de cette pérégrination comprenant diverses incarnations qu’il peut, en temps terrestre – car « Mille ans sont comme un jour! » – après des millions d’années d’évolution, dans la matière fine et grossière, revenir au Paradis en tant qu’esprit mûr, conscient de lui-même et en jouir pour toujours. Il est dans les Cieux, dans le Royaume de Dieu, pour l’Éternité…
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Paradis
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