Ecole de l'art de vivre
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La mort naturelle

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Différents cas de personnes dans le coma (« perte de connaissance/conscience/vigilance non réversible par des stimulations ») ou, plus précisément, « en état de conscience minimal » depuis des années, ont – comme l’on dit – « défrayé la chronique »…

De même que pour les expériences dites « de mort imminente » ou « proches de la mort », (NDE, EMI, EPM), à chaque fois c’est l’occasion de s’interroger sur ce qui – selon les Lois de la Création -, en matière de respect de la vie, est juste ou pas.

Le Serment d’Hippocrate (à ne pas confondre avec le « serment d’hypocrite »!) dit:

«Je dirigerai le régime des malades à  leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si l’on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté.».

Le Serment d’Hippocrate actualisé, plus précisément, à ce sujet, dit:

« Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. ».

Voici, maintenant, une parole (extraite des souvenirs de Schwester Rosa Markus) [NDLR: en Allemagne, les infirmières – « Krankenschwester » [« sœurs des malades »] – portent le titre de « sœur »] pouvant éclairer et même guider:

« Une fois, par exemple, je pus questionner au sujet du traitement des mourants. Selon les prescriptions de mes ancêtres [NDLR: Les ancêtres de la narratrice étaient juifs; pour plus de précisions sur les conceptions juives relatives à l’agonie, voir plus bas], un patient ne doit plus être touché, aussitôt qu’il entre en agonie. ».

Différents médecins, cependant, et aussi des infirmières1 comprenaient la Parole « Fidèle jusque dans la mort »2 en sorte que, jusqu’à  son dernier souffle, l’on doive faire à un malade tout ce que l’on peut {lui} faire comme soins: toilette, coiffage, humectation des lèvres, éventuellement piqûres, etc…

« A partir de l’instant où survient l’agonie3, le mourant ne doit plus être touché », fut la claire réponse.

L’âme doit, dans le calme et la paix, et en toute quiétude4, pouvoir se détacher. Y veiller est le Devoir des Sœurs-de{s}-Malade{s} 5. Tout le reste, et bien évidemment aussi la prolongation artificielle de la durée de vie, quel que soit le motif pour lequel le malade le veuille, est un crime contre une Loi de la Création.

« A moi une pierre était tombée du cœur; car ce problème me préoccupait depuis déjà  des années. »

Commentaire: Tout réside donc dans la capacité à reconnaître quand, précisément, commence l’agonie, c’est-à-dire le processus qui, inévitablement, conduit de la vie terrestre à la mort terrestre, c’est-à-dire à  la séparation entre l’âme et le corps. Car, à  partir de ce moment-là, ce qui importe ce n’est pas ce qui arrive au corps, l’enveloppe temporaire périssable, mais bien uniquement ce qui arrive à l’âme, en laquelle exclusivement se trouvent alors, la vie et la conscience. Et, en ce cas, « Primum non nocere » s’applique d’abord à  l’âme, donc à l’être réel; c’est à elle – et donc à lui (l’être réel) – qu’il ne faut pas nuire.

Par conséquent, aussitôt que l’agonie commence, il ne faut rien faire qui puisse perturber le processus de séparation entre l’âme et le corps, que ce soit pour essayer de retenir l’âme ou au contraire, que ce soit pour essayer de la faire partir plus vite.

Par exemple, dans le cas d’école de Vincent Lambert, l’état de coma dans lequel il se trouvait résultait d’un accident de la circulation ayant provoqué un traumatisme crânien l’ayant plongé dans ce coma dit végétatif. Il peut être considéré comme normal (c’est-à-dire conforme aux Lois) d’offrir une assistance respiratoire temporaire par « ventilation mécanique«  à une personne accidentée, aussi longtemps que l’on considère que son état est réversible. Par contre, si la réversibilité ne s’effectue pas, la question se pose de savoir jusqu’à  quand il est légitime de poursuivre une assistance – respiratoire ou autre – artificielle… La question est: ce patient (ou un autre dans un état comparable) est-il seulement temporairement ou définitivement handicapé ou bien est-il déjà  en fin de vie?

A regarder ces vidéos ici (cette vidéo n’est plus disponible), ici ou ici (cette vidéo n’est plus disponible), il semble évident que, même si sa conscience semble limitée, Vincent Lambert n’était, aux moments des vidéos, pas dans le coma, ni branché à une machine, ni non plus dans l’agonie. Les cas de pranisme exceptés, la très grosse majorité des êtres humains sur Terre ont besoin d’eau et de nourriture pour pouvoir vivre et mourront s’ils en sont durablement privés. Dans un monde civilisé, un malade (ne jouissant plus d’un parfait fonctionnement de tous ses organes), ne pouvant plus le faire seul, a le droit d’être hydraté et nourri. Et, sur Terre, personne ne sait, à l’avance, si, oui ou non, il se réveillera, un jour, dans sa conscience terrestre.

S’il est seulement malade, il faut, en vue de la guérison, continuer à lui prodiguer des soins appropriés, mais si l’agonie est commencée (et, pour le savoir formellement – ce qui n’est pas évident sans un contact direct avec la personne concernée! -, c’est uniquement le discernement spirituel qui est compétent), alors il ne faut plus rien lui faire!

Et laisser faire la Nature…

En savoir plus sur l’agonie

L’agonie se définit comme « le stade ultime de la vie avant la mort ».

Sœur Rosa (voir son témoignage ci-dessus) était juive. Selon la Halakha (Loi juive) le malade ne soit pas être abandonné à l’agonie et être soulagé, ne fût-ce que par une présence, quand bien même il serait déjà  inconscient:

« On peut tenter de lui rendre la situation plus confortable. Il ne faut cependant pas que ces mesures l’énervent, l’effrayent ou le dérangent, et hâtent sa mort in fine. La Halakha interdit aux Juifs de hâter la mort de quelque façon que ce soit (même d’une fraction de seconde), sauf, parfois par la prière, tout en leur prescrivant de le réconforter par tous les moyens possibles, et en tout cas, de ne pas prolonger son agonie. Le spectre de ce qui est permis ou non pour une personne sur son lit de mort est éminemment variable d’une personne à  l’autre, et un rabbin dont la compétence est reconnue devrait être consulté avant toute entreprise. » (Source Wikipédia).

Au sujet de l’agonie, dans on livre « L’agonie », le Docteur Oussama Kerrouche déclare:

« C’est la période qui précède immédiatement le décès. Elle dure de quelques heures à un ou deux jours [24 heures pour l’agonie proprement dite]. Période importante, car elle présente plusieurs particularités. L’agonie ne prévient pas, ou pas toujours, elle survient volontiers dans un contexte où on ne l’attendait pas particulièrement. Le diagnostic en est difficile: on s’inquiète souvent de signes qui ne sont pas graves et on manque l’interprétation d’autres qui sont importants. C’est un moment impressionnant, où les professionnels les plus aguerris ont tendance à  perdre leur esprit scientifique. Si l’agonie est détectée et reconnue, elle implique des décisions particulières: notamment il n’y a le plus souvent aucune raison d’hospitaliser un malade agonisant. ».

De ce point de vue, si l’agonie proprement dite ne peut pas durer plus de deux jours et même plus d’un seul jour pour la véritable agonie, l’on pourrait et même devrait penser, de prime abord, qu’une personne dans le coma depuis plus d’une dizaine d’années ne peut théoriquement pas être considérée comme étant en agonie depuis ce temps-là.

Toutefois, sans les artifices de la technologie moderne il est possible et même vraisemblable que l’agonie de Vincent Lambert aurait commencé depuis longtemps, peu de temps après son accident. Cela pose la question du discernement ou de l’absence de discernement initial. En effet, au moment où, accidenté, Vincent Lambert a été hospitalisé et placé peut-être sous assistance respiratoire (l’article à son sujet sur Wikipédia ne semble pas donner cette précision), en tous cas, durablement, sous perfusion (hydratation et nourriture), c’est qu’il aurait fallu être capable de déterminer si, oui ou non, il était déjà entré en agonie. Le fait que, onze ans après, il ne soit toujours pas « réveillé » (les médecins disent qu’il aurait des lésions « irréversibles » et ne pourra pas se réveiller) peut être compris comme un signe que son agonie était alors, en fait, déjà  commencée et que sans cette prolongation artificielle de sa vie végétative il serait parti depuis longtemps!

Par conséquent, plus d’une dizaine d’années après, il s’agit de gérer une situation possiblement fausse depuis le départ, c’est-à-dire depuis la prise en charge hospitalière après l’accident. Évidemment l’on peut concevoir qu’un médecin ou même un « collège de médecins » n’ai{en}t pas la compétence (même si, sur le plan médical, existent un certain nombre de signes) pour déterminer si la personne accidentée qui leur est confiée est, oui ou non, déjà  entrée dans l’agonie… C’est sans doute pourquoi, en de tels cas, en plus des médecins, il serait souhaitable que se trouve au moins un être humain ayant cette capacité de reconnaître avec certitude si, d’un point de vue spirituel (en définitive, le seul qui compte!), l’agonie est, oui ou non, bel et bien commencée!

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Pour déclarer ses « Directives anticipées »

(En France)

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Notes de traduction:

1 « Krankenschwester »: littéralement « sœur(s)-de{s}-malades », « infirmière(s) ».

2« Treu bis in den Tod »: « Fidèle jusque dans la mort »; entre guillemets dans le Texte original allemand.

3 « Agonie »: « agonie ».

4 « völlig ungestört »: littéralement « complètement non-dérangée », « en toute quiétude/tranquillité ».

5 [NDLR: « Krankenschwester »: « littéralement « sœur des malades », en français plus courant: « infirmière »].

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Mort de Roméo

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