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Le doigt de la Femme – Par Victor Hugo

Le doigt de la Femme – Par Victor Hugo

Le doigt de la Femme

Dieu prit sa plus molle argile
Et son plus pur kaolin,
Et fit un bijou fragile,
Mystérieux et câlin.

Il fit le doigt de la femme,
Chef-d’œuvre auguste et charmant,
Ce doigt fait pour toucher l’âme
Et montrer le firmament.

Il mit dans ce doigt le reste
De la lueur qu’il venait
D’employer au front céleste
De l’heure où l’aurore naît.

Il y mit l’ombre du voile,
Le tremblement du berceau,
Quelque chose de l’étoile,
Quelque chose de l’oiseau.

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Incas à part

Incas à part

Incas à part

La Forteresse Inca

Regardez bien cette pierre au centre de la photographie:
Pierre Inca à 12 côtés – Cuzco
Oui, vous avez bien vu: cette pierre de construction n’a pas moins de 12 angles!!! Douze angles saillants ou rentrants, aigus ou obtus, correspondant à douze côtés ou faces de contact avec les autres pierres du pourtour. Et toutes les faces sont parfaitement jointoyées… à aucun endroit l’on ne peut passer une lame de couteau entre deux pierres, pas même une simple feuille de papier…. Du grand art! Un art qui rappelle celui avec lequel a été construit la Grande Pyramide de Gizeh mais la différence est qu’il s’agit ici de pierres irrégulières et donc d’un travail encore bien plus difficile à réaliser…, car, en ne considérant qu’une rangée, les pierres extérieures de la Grande Pyramide n’ont toujours que quatre voisines… Cette pierre-là en a onze…
La technique employée est unique au monde et, du coup, extrêmement facile à identifier; c’est la façon de construire des Incas. Jamais de mortier ou de ciment, mais un contact direct entre les pierres, et une solidité incomparable. Un tel mur a résisté à plusieurs violents tremblements de terre ayant mis à bas des murs «coloniaux» réalisés, eux, avec du ciment, alors que les pierres de ce mur sans ciment n’ont même pas bougé d’un poil…
Cette pierre à douze angles/côtés est la «star» absolue de toutes les pierres taillées (ou «découpées»?) de la Terre. Au Pérou l’on en vend aux touristes des reproductions en tous genres, en … pierre, en métal, en plastique, etc… De vrais fétiches à ramener chez soi!
Quant à l’originale, elle se trouve dans une petite rue de Cuzco, la rue du Musée de l’Archevêché, qui est construit sur le mur inca dont elle fait partie, une rue qui rejoint la Plaza de Armas, en partant du quartier San Blas…
Il y a souvent là un petit garçon pour attirer l’attention des passants, les touristes étrangers, sur le fait que c’est là que se trouve la pierre que tout le monde veut voir et photographier et dont on parle sur la Terre entière… Et il espère bien obtenir quelques sols [1] pour ses explications…
Cette fascinante pierre nous transporte tout de suite au cœur du Mystère inca… Celui qui débarquant, un beau jour, au centre de Cuzco, se trouve immédiatement face à face à ces murs incas puissamment irradiants se trouve, s’il est ouvert, du même coup, tout de suite, confronté à une puissante vibration, car la vibration inca est demeurée là, enregistrée dans les pierres des soubassements de nombreux édifices de Cuzco… C’est saisissant et c’est puissant…
Qui était donc ce peuple capable de réaliser des murs aussi parfaitement soignés? Aucun autre peuple connu n’a jamais fait cela ni avant ni après. Pourquoi donc «s’amuser» à tailler une pierre sur douze faces? Certes, le fait d’avoir ainsi, pour un mur d’une rangée d’épaisseur, plus de quatre faces par pierre contribue à la solidité du mur et à la résistance aux tremblements de Terre, fréquents dans ce pays, mais douze faces sont quand même loin d’être indispensables pour obtenir un tel résultat…

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Un Corps en Résonance

Un Corps en Résonance

Un Corps en Résonance

«La robe de la Cloche résonne au battant de l’esprit.»

Voici, ci-dessous exposé, l’un des plus grands Secrets de Santé qui soient… Ce Secret est celui de la Résonance. La Résonance doit exister entre l’esprit et toutes ses enveloppes, donc, aussi, en particulier, entre l’âme (Noyau + fines enveloppes) et le corps.
Cela signifie que, par exemple, lorsqu’un être humain vit quelque chose dans son for intérieur il est nécessaire que ce qui l’émeut – et donc le fait vibrer – parvienne à se manifester aussi en direction de l’extérieur. C’est le principe de l’Ex-Pression : Une Pression {qui se manifeste} en direction de l’extérieur.
La réciproque est, naturellement, également, aussi vraie : Ce qui touche le corps de l’extérieur doit aussi, en tant que quintessence, être vibratoirement retransmis à l’âme, jusqu’au Noyau Spirituel, à l’intérieur.
Supposons, en un tel cas, un être humain qui, par une froide journée d’Hiver, se tient, sous une pluie glacée, dans un glacial courant d’air …
De nombreux êtres humains penseront peut-être que ce serait une preuve de supériorité de l’esprit maîtrisant le corps comme il se doit que de pouvoir, en un tel cas, par exemple, ne jamais attraper de refroidissement (en langage courant, un rhume, se dit, en effet, en langue allemande, « Erkältung » = « refroidissement »), autrement dit de ne jamais s’enrhumer!
Celui qui est susceptible de s’enrhumer en stationnant dans un courant d’air, celui-là est, d’office, déjà, par les adeptes du corps « dominé par l’esprit », éliminé de toute possibilité d’être jugé digne d’admiration; car cela ne correspond pas à l’idée qu’ils se font au sujet d’un esprit supérieur. Un être humain fort devrait, dans tous les cas et en premier lieu, avec son esprit, se tenir, tout à fait sublime, bien au-dessus de ces insignifiantes bagatelles, donc ne pas avoir besoin de s’enrhumer. Et ce serait la même chose pour quantité d’autres affections ou maladies…
Est-ce là, de leur part, une preuve de véritable savoir?

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La Loi de la Pesanteur et le Destin

La Loi de la Pesanteur et le Destin

La Loi de la Pesanteur et le Destin

«L’on peut progresser de deux manières, vers le Haut ou vers le bas.»

«Celui qui s’élève sera abaissé, celui qui s’abaisse sera élevé.»
– Jésus –

La compréhension correcte des Paroles citées en Exergue exige une juste attitude intérieure. Elle exige de l’être humain d’avoir reconnu ce qu’est l’être humain lui-même et l’Activité provoquée dans la Création par la Loi de la Pesanteur Spirituelle.
L’être humain, comme toute « chose » dans la Création, est, en effet, un « ludion ». Un ludion, qui monte ou qui descend…
Un tel ludion est soumis à des inflexions du Destin. À chaque inflexion, sa courbe de vie, elle aussi, monte ou descend.
Le mot « ludion », de la même famille que l’adjectif « ludique », vient du latin « ludus, ludi », qui signifie « jeu ».
Le « ludion » désigne donc un jouet, qui, placé dans un milieu de densité comparable au sien, va pouvoir donner lieu à d’intéressantes observations.
Le ludion tend, toujours, en effet, sous l’effet de la Loi de la Pesanteur agissant sur lui-même comme sur le milieu – liquide ou gazeux – dans lequel il se trouve, à s’élever ou à s’abaisser jusqu’au niveau correspondant à sa propre légèreté – ou lourdeur – intérieure, niveau auquel il va se stabiliser, jusqu’à ce que se produise une modification soit de sa lourdeur ou densité propre soit de celle du milieu où il se trouve.
En réalité, cela semble un jeu ou un jouet, parce que l’être humain, apparemment ballotté par le sort, demeure fondamentalement ignorant de la grande Simplicité existant dans l’Activité de la Loi de la Pesanteur. Il l’a, certes, reconnue pour les phénomènes extérieurs dans le domaine des sciences physiques, mais pas pour sa propre vie intérieure. Et là est sa grande lacune.
En ce sens, le ludion humain a l’impression d’être lui-même un « jouet », celui du hasard, et cela est faux. Car s’il est totalement vrai que l’être humain est un ludion, il n’est pas, pour autant, un jouet, car tout son destin obéit à des Lois rigoureuses.
Pour cette fois, nous voulons seulement considérer les effets de la Loi la plus fondamentale de la Création, la Loi de la Pesanteur.

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Les démons existent-ils?

Les démons existent-ils?

Les démons existent-ils?

Un lecteur du livre «Le Chemin de la Santé Parfaite» témoigne…
Du fait de son métier, il se trouvait, en tant que technicien, devant un hôpital, afin de procéder à des mesures…
Il raconte:

«Je viens de terminer le livre « Le Chemin de la Santé Parfaite » et de vivre une confrontation avec les démons!
Symbolique très forte!
Hier soir, alors que j’étais seul devant l’hôpital de D…  en train de réaliser une mesure de bruit vers 23 heures, dans un lieu obscur et pesant, j’en profitais pour finir le livre dans ma voiture. Et j’ai demandé en mon for intérieur de pouvoir vivre l’expérience de la reconnaissance de mes propres démons.
C’est alors qu’un instant plus tard un coup de vent fit tomber le trépied sur lequel j’avais accroché mon appareil de mesure. Après sa chute déchirant le silence de la nuit, je me suis rapidement précipité, en laissant tomber le livre par terre, ayant peur que mon appareil soit cassé. Heureusement, celui-ci n’avait rien. Une belle frayeur.
Je reprends alors ma mesure, en prenant soin, cette fois-ci, de bien arrimer le trépied à terre.
Et je cherche mon livre! Plus de livre!…
Je l’ai cherché au moins 1/2 heure: dans ma voiture, sous ma voiture, sur ma voiture, dans l’herbe. Pas de livre, à en devenir « fou »!
Je suis passé par un état de négligence (manque de vigilance par rapport à l’appareil et au livre) à un état de peur (lieu sombre et peur d’avoir cassé mon appareil), d’énervement (du fait de ne pas comprendre où pouvait être mon livre), d’impatience (je voulais rentrer car, bien que fatigué, j’avais encore 1H30 de route à faire dans les montagnes en pleine nuit).
Bref, tous ces démons étaient autour de moi, sans aucun doute.
Je me suis dit: « Cela ne va pas se passer comme ça, je vais demander de l’aide, car je suis plus fort que ces démons et je retrouverai ce livre avant de partir, même s’il me fallait la nuit pour le retrouver, il ne s’est quand même pas volatilisé! ».
Après un court instant dans le silence, ayant fait encore 2 fois le tour de ma voiture, l’idée me vint  soudain de soulever une lourde plaque en ciment posée au sol sur une bouche d’égout.
Avec ma lampe torche, je scrute au fond de la bouche, pour y voir, à mon grand étonnement, … le livre …
Ma réaction à ce spectacle fut indescriptible!…»

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Le Copeau et la Poutre

Le Copeau et la Poutre

Le Copeau et la Poutre

Tout est dit dans ces quelques mots:

 « Quand je parle de Toi, c’est en fait de moi que je parle ».

Ou encore dans cette maxime de Paul Valéry:
 « Tout ce que Tu dis parle de Toi, surtout quand Tu parles d’autrui! ».

Ou encore dans ce vers de Victor Hugo:
 « Insensé qui croit que je ne suis pas Toi! ».

Les critiques que l’on reçoit d’autrui (aussi bien négatives que positives) ne nous renseignent que bien peu sur nous-mêmes, mais beaucoup plus sur celui ou celle qui émet ces critiques. Car il est on ne peut plus vrai que nous sommes tous les reflets ou les miroirs les uns des autres, et que ce que nous percevons chez autrui – aussi bien les défauts que les qualités – ne nous sont perceptibles que parce que nous en possédons au moins les germes en nous-mêmes!!!

C’est là un principe ancré dans la Loi Universelle d’Attraction du Genre Semblable.

«Nous sommes tous les miroirs les uns des autres!…»: Chaque fois que vous vivez une situation qui vous dérange (colère, peur, etc.), repensez à la Parabole du Copeau et de la Poutre. Elle vous ramène à vous-mêmes et à réaliser pourquoi cette situation vous contrarie et vous fait peut-être vivre des émotions peu agréables.

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Le grand Secret – Plus jamais victime – Être responsable de sa vie à 100%

Le grand Secret – Plus jamais victime – Être responsable de sa vie à 100%

Le grand Secret – Plus jamais victime – Être responsable de sa vie à 100%

«L’être humain dort dans le lit qu’il s’est lui-même fait.»

«Si Tu savais le Don de Dieu…»

«C’est comme cela que je veux être»

«Tout est Grâce»

La «victimite» est une maladie très répandue. L’on s’en prend à « tout le monde » de ce qui nous arrive, allant parfois même jusqu’au blasphème en incriminant jusqu’au Créateur.

Description des symptômes: Combien de fois nous sentons-nous comme une victime de quelque chose – frustrés de voir que nous ne pouvons pas contrôler le déroulement de nos vies en raison de circonstances adverses, peut-être même se mettre à bouder ou se renfrogner ou même à bougonner à  cause de ce quelqu’un d’autre a dit ou fait pour nous, ou, au contraire, de notre point de vue, négligé de le faire? Combien de fois avons-nous choisi de voir notre verre à  moitié vide plutôt que de le voir à  moitié plein?

Combien d’entre nous blâment les autres, comme leurs parents, leurs frères et sœurs ou leurs enseignants, ou même leurs amis, pour avoir, de leur point de vue, rendu leurs vies misérables? Combien d’entre nous blâment le gouvernement de leur pays pour être responsable de la destruction de l’économie et des moyens de subsistance? Combien d’entre nous, même, blâment le temps qu’il fait, lorsque nous avons une « mauvaise » journée – jugée «trop chaude» ou, au contraire, «trop froide», «trop sèche» ou, au contraire, «trop humide»?

Il semble, dans notre vie, que nous ayons tellement à  nous plaindre, et si peu à  être reconnaissants pour tout ce qui nous est donné. Toutefois, lorsque la maladie frappe ou qu’une catastrophe survient, nous pouvons soudainement nous souvenir qu’il y a beaucoup plus de raisons d’être reconnaissants qu’il n’y a des raisons de se plaindre. Pourtant, comme le dit le proverbe: « Si Tu voulais remercier Dieu pour toutes les Bontés qu’Il Te donne, il ne Te resterait plus de temps pour te plaindre »!

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Structure de l’Univers – Par Janine Favre

Structure de l’Univers – Par Janine Favre

Structure de l’Univers

Je la perçois comme une structure qui maintient en vie tout l’existant en reliant les paires multiples devenant alors interactives, autonomes et unifiées.
De même que nos organes travaillent ensemble dans notre corps avec les cellules pour garder équilibre et santé.
Cela est la base d’une certaine manière de penser aujourd’hui perdue dans la modernité qui pense de façon binaire, linéaire et séparative, celle de la science officielle, de la médecine académique et aussi de l’économie mondiale. Un fonctionnement à l’encontre des lois de la nature, aujourd’hui bafouées.
Les peuples premiers ont autrefois fonctionné avec cette pensée globale, organique, intégrative, et certains semblent l’avoir encore conservée quelque peu comme les Kogis de Colombie.
C’est en étudiant les Lois de la Création que nous pouvons la retrouver, grâce aux découvertes des nouveaux scientifiques dont le message est révolutionnaire. Ils observent le fonctionnement de la nature que nous avons ignorée pour notre perte.
Les Lois qui animent et ordonnent le vivant sur toute la planète Terre sont le reflet d’une intelligence supérieure dont nous pouvons ainsi discerner la Volonté intelligente à suivre pour trouver l’harmonie sur Terre.

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La victimite, la fatalité et la révolte

La victimite, la fatalité et la révolte

La victimite, la fatalité et la révolte

Trois maladies très répandues

La « victimite » et la fatalité sont deux maladies sœurs très répandues. La victimite est la {fausse} croyance que l’on peut être victime d’une quelconque injustice; la fatalité est la {fausse} croyance que l’on ne peut rien – ou seulement très peu – à son destin: « Je me livre en aveugle au destin qui m’entraîne » dit Oreste dans l' »Andromaque » du célèbre dramaturge français Jean Racine.
De la victimite à la révolte aveugle – laquelle est une troisième maladie faisant un triplé avec les deux premières -, il n’y a pas loin. Par exemple, la personne malade pense qu’elle est malade à cause de la fatalité ou à cause des autres. Jamais elle ne pensera être malade à cause d’elle-même; toujours c’est la faute à la génétique, à ses parents, aux microbes, à l’environnement, à la nourriture, à la malchance, aux autres, etc.
Elle ne voit pas la Grâce qui, pour le réveil de l’esprit, réside dans la maladie (lui permettant d’entendre ce que le « mal-a-dit ») et la souffrance, mais, trop souvent, par obstination, s’enfonce encore davantage dans l’erreur, ce qui, bien évidemment, à un degré encore plus élevé, lui occasionnera encore de nouveaux maux et de nouvelles souffrances.

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Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dîtes…

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dîtes…

La Puissance des Mots écrits, dits ou seulement pensés

« Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dîtes! »

Tout le monde sait que Victor Hugo fut un extraordinaire visionnaire et un virtuose merveilleux dans l’art de mettre en valeur la fantastique puissance des mots. C’est sans doute parce que, de nos grands écrivains classiques, il fut l’un de ceux qui perçurent le mieux l’immense pouvoir de la parole humaine. Le poème «Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dîtes…» en est une surprenante illustration. Que le lecteur, après avoir lu et médité ce poème de Victor Hugo, reconnaisse que, par moments, ce poète témoigne d’une haute Inspiration…

« Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dîtes!
Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil! Et ne m’objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.

Écoutez bien ceci: Tête à tête, en pantoufles,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l’oreille au plus mystérieux
De vos amis de cœur, ou, si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d’une cave, à trente lieues sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.

Ce mot que vous croyez qu’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas, dans un lieu sourd et sombre,
Court, à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre;
Tenez, il est dehors! Il connaît son chemin;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle;
Au besoin, il prendrait des ailes comme l’aigle!
Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera;
Il suit le quai, franchit la place et cetera,
Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.

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