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La Notion de Pureté

La Notion de Pureté

La Notion de Pureté

Par Vera Bezdekova

Si nous réfléchissons, un instant, à notre vision des choses et des événements, nous constatons que notre pensée s’est habituée à privilégier ce qui est matériel. Par exemple, nous sommes convaincus de n’avoir jamais volé ni tué de notre vie. Certes, nous n’avons jamais dérobé les biens d’autrui, ni blessé physiquement quiconque mortellement. Mais qu’en est-il des parents qui contraignent leur enfant à étudier ou à exercer une profession pour laquelle il n’a ni désir ni talent? N’est-ce pas là un meurtre, non pas physique, mais spirituel? Les talents et les inclinations pour une autre profession, où ils pourraient pleinement s’épanouir, ne sont-ils pas étouffés chez cet enfant? Et n’est-ce pas un meurtre de la force vitale nécessaire au développement et à la croissance, de l’amour et de la vie elle-même, que de forcer un fils ou une fille à épouser une personne qu’il ou elle n’aime pas, par simple souci d’avenir, de prestige, d’ambition, etc.?
Souvenons-nous de la malheureuse Maryša, la pièce des frères Mrštík: Quel enfer les parents n’ont-ils pas fait subir à leur fille et à Francek! Et l’œuvre de Karolína Světlá, n’est-elle pas une terrible dénonciation des parents et des meurtres qu’ils commettent sur leurs propres enfants avec la profonde conviction que c’est la Volonté de Dieu et que, par conséquent, le fils ou la fille doit leur obéir?
Et la trahison d’un être cher ou le dévoilement de son secret, n’est-ce pas {aussi} un meurtre?
Regardons nos vies, n’y a-t-il pas ce genre de meurtre en elles?
Et de même que, sans y penser, nous ignorons machinalement ce fait, nous évitons également machinalement le mot propreté lorsqu’il ne fait pas référence aux sols et au linge.
Aujourd’hui, ce problème a été résolu assez simplement. D’une part, la conception traditionnelle de la pureté comme intégrité au sens sexuel. C’est pourquoi, dans les campagnes, les femmes se rendent à l’église pour se «purifier» après avoir accouché. C’est pourquoi la littérature spécialisée a tant insisté sur la «pureté et l’intégrité avant le mariage». Et c’est pourquoi tant d’efforts ont été consacrés à «prouver» que si un homme se marie après une certaine expérience, cela devrait également être permis pour une femme. C’est pourquoi une mère illégitime est considérée comme inférieure et un enfant illégitime porte longtemps le stigmate du mépris de la société. D’autre part, ce concept a complètement disparu, tout comme les notions de honte, de fidélité et d’engagement.
Quelle en est la cause? Que savons-nous donc de la Pureté? L’idée même de Pureté véritable a disparu de notre imaginaire. Pourtant, la simple évocation de ce nom suffit à faire naître en nous l’image magique de Jardins célestes flottant dans la radieuse Clarté de la Pureté, imprégnés d’une brise fraîche et vivifiante et embaumés du parfum des Lys. Ce mot était censé nous rappeler la Beauté des Sphères supérieures, entretenir en nous le constant désir de nous élever vers les Sommets, de nous fortifier afin que, par nos actions et les dons qui nous sont faits, nous puissions ramener l’humanité vers le Créateur. Il aurait dû en être ainsi! Or, au fil des siècles, la Notion de Pureté s’est rétrécie, réduite, limitée à la matière, engendrant une exigence contraire aux Lois de la Nature, une ridicule caricature de la haute Notion, et des entraves artificielles et polluantes se sont formées à partir de la vivante Lumière de cette Notion. Une boue suffocante a recouvert le lumineux Terreau de la Pureté!

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La Réincarnation – De la croyance au Savoir

La Réincarnation – De la croyance au Savoir

La Réincarnation – De la croyance au Savoir

A notre époque (XXIème siècle) la réincarnation n’est plus seulement une question de croyance liée à la religion ou à la spiritualité, elle est aussi devenue une question scientifique, que plus personne de simplement honnête ne peut éluder d’un revers de la main. A la place de « Je crois en la réincarnation » sera-t-il bientôt possible de dire – comme une évidence naturelle partagée par tout être humain de bon sens -: « Je sais que la réincarnation existe »? 
Ils croyaient en la réincarnation
La croyance en la réincarnation n’est pas seulement le fait de traditions orientales; elle a aussi traversé l’histoire de la pensée occidentale, inspirant des esprits ouverts tout en étant terrestrement rationnels, des scientifiques de renom et des artistes majeurs. Voici une liste de personnalités ayant publiquement affirmé ou écrit sur leur conviction en la réincarnation aussi appelée métempsychose (la transmigration des âmes).
Par exemple, déjà dans la Grèce antique, la réincarnation était une doctrine centrale de plusieurs écoles de pensée. Par exemple, Pythagore est considéré comme l’un des premiers à l’avoir enseignée en Occident. L’on raconte qu’il affirmait se souvenir de ses vies antérieures, notamment qu’il avait été un guerrier à Troie. Platon, dans ses dialogues (notamment le Phédon et La République avec le « Mythe d’Er »), expose sa conception selon laquelle l’âme est immortelle et revient s’incarner pour se purifier. Plotin, fondateur du néoplatonisme voyait le corps comme une prison temporaire pour une âme en cours de pérégrination.
De même de nombreux écrivains ont vu dans la réincarnation une explication à la précocité du génie ou aux affinités inexpliquées. Victor Hugo, qui avait expérimenté la communication avec les esprits, à la fin de sa vie, écrivait: « Quand je descendrai dans la tombe, je pourrai dire comme tant d’autres: « J’ai fini ma journée, mais je ne peux pas dire: « J’ai fini ma vie. ». Une autre journée commencera le lendemain matin. ». Johann Wolfgang von Goethe, le génie allemand affirmait: « Je suis certain d’avoir été ici mille fois auparavant, et j’espère revenir encore mille fois. ». Honoré de Balzac, dans son livre « Louis Lambert », explore longuement les théories de la survie de l’âme et des vies successives. Ralph Waldo Emerson, chef de file du Transcendantalisme américain, croyait que l’âme progressait à travers une série d’étapes infinies.
Dans le domaine de la science et et de la psychologie certains pionniers dans l’étude de l’esprit humain ont envisagé cette hypothèse pour expliquer les structures profondes du cerveau. Bien qu’il soit resté prudent sur le plan purement scientifique, le fondateur de la psychologie analytique Carl Gustav Jung a écrit dans son autobiographie: « Je pourrais fort bien avoir vécu dans des siècles antérieurs… que je ne sois né qu’à cause de questions auxquelles je n’avais pu répondre. ». En disant cela, il liait son propos à son concept d’inconscient collectif. Thomas Edison, l’inventeur notamment de l’ampoule électrique, imaginait que la vie était composée de « petites entités intelligentes » qui ne mouraient jamais et se réassemblaient dans de nouveaux corps. Gustav Fechner, physicien et fondateur de la psychophysique, a écrit un livre entier sur la vie après la mort et la renaissance.
Dans le domaine des Arts et de la Musique, par exemple, le compositeur Gustav Mahler était fasciné par les philosophies orientales et la survie de l’âme, thèmes que l’on retrouve dans sa Symphonie n°2 « Résurrection ». George Harrison, membre des Beatles, était, dans la pop culture moderne, le plus célèbre défenseur de la réincarnation, intégrant ces concepts dans ses chansons comme « Give Me Love ». Le célèbre peintre Salvador Dalí affirmait être la réincarnation de son frère aîné, également prénommé Salvador, mort neuf mois avant sa propre naissance.
Mais il n’y a pas que chez les philosophes, les écrivains et les artistes que l’on trouve des croyants en la réincarnation, il y en a aussi chez les politiciens et les capitaines d’industrie. Par exemple, Benjamin Franklin, l’un des pères fondateurs des États-Unis, dès l’âge de 22 ans, a écrit sa propre épitaphe, se comparant à un vieux livre dont le contenu ne serait pas perdu mais « paraîtrait une fois de plus dans une nouvelle et plus élégante édition, revue et corrigée par l’Auteur. ».

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Le Premier Noël

Le Premier Noël

Le Premier Noël

Conte de Noël

Dans cette petite Communauté chrétienne d’une vingtaine de personnes correspondant à trois familles, vivant dans l’Ouest de la France, à chaque Noël, lors de la veillée de Noël, la tradition était que l’un des membres de la communauté raconte un conte jusque-là supposément inconnu des autres membres de la communauté. Cela pouvait être quelque chose existant dans la littérature ou l’histoire, tel quel ou adapté. Cela pouvait aussi être quelque chose de totalement inventé par le conteur ou le raconteur. Le conteur ou la conteuse devait alterner, chaque année.

Cette année-là – cela devait être vers 2025 –, c’était le tour de Cédric de raconter un conte pour Noël. Toute la communauté, dix de chaque sexe, de cinq à quatre-vingt-quinze ans, était rassemblée devant la grande crèche, à l’ombre du sapin illuminé.

Cédric commença:

«Il y avait une merveilleuse jeune fille qui vivait à Nazareth en Galilée. Elle était belle, candide et pure et avait  été préparée pour être la mère terrestre du Sauveur. À qui ressemblait-elle? Elle ne ressemblait à personne, mais Olivia Hussey dans le film «Jésus de Nazareth» de Franco Zeffirelli lui ressemblait un peu. Parce que les Évangiles canoniques n’en parlent pas, tout le monde ne le sait pas, mais grâce au Protévangile de Jacques, nous savons que ses parents se nommaient Joachim et Anne. C’étaient les grand-parents de Jésus.

Concernant Anne, l’on raconte qu’elle aurait été … oui … une Princesse bretonne! Dans le Finistère, depuis le Vème siècle, en effet, elle est vénérée, en tant que Princesse cornouaillaise de sang royal, à Sainte-Anne-la-Palud.

Selon ce qui fut rapporté par Anatole Le Braz, cette Princesse bretonne aurait été originaire de Plonévez-Porzay. La pauvre Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec, où l’attend … oui … un Ange, près d’une barque! Selon la Volonté de Dieu, l’Ange l’amène oui … jusqu’en … Galilée! Bien des années plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres.

Voici un résumé de l’histoire: «Mariée à un seigneur méchant et jaloux qui détestait les enfants et ne voulait pas en avoir, Anne fut maltraitée et chassée, une nuit par son époux, au moment où celui-ci s’aperçut de sa maternité prochaine. La pauvre femme abandonna le château de Moëllien en Plonévez-Porzay et se dirigea vers la mer, où elle aperçut une lueur. C’était une barque que gouvernait un Ange.

Elle y monta, navigua longtemps, bien longtemps, et débarqua … oui … en Judée, où elle mit au monde … oui … la Vierge Marie! Elle revint en Armorique de la même façon, y fut accueillie avec des transports de Joie, car on lui croyait le pouvoir d’apaiser les éléments et de guérir les maladies.».

Il y a, toutefois, une variante à l’histoire: Dans les Côtes-d’Armor, les habitants de Merléac affirment qu’elle est née chez eux, au village de Vau-Gaillard, et qu’elle avait une sœur qui s’appelait Pitié. Cela ne s’invente pas.

Croyez-vous cette histoire ou bien sa variante? Bien qu’elle flatte la Terre bretonne, chère à nos cœurs, nous avouons que nous avons du mal à lui accorder crédit. Alors, nous allons maintenant essayer de raconter une histoire plus réaliste…

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L’être humain récolte ce qu’il sème

L’être humain récolte ce qu’il sème

L’être humain récolte ce qu’il sème

La Bible reconnaît-elle le Karma?

 « Qui sème le vent récolte la tempête. »

La Bible enseigne-t-elle que l’être humain récolte ce qu’il sème? La réponse est oui. Après que Adam et Eve aient péché, l’une des conséquences fut que la terre produirait désormais des mauvaises herbes, de sorte que «Tu mangeras Ton pain à la sueur de Ton front» (Genèse III,19). Adam a vite compris que ses actes avaient des conséquences.
Le proverbe «L’on récolte ce que l’on sème» trouve probablement son origine dans la Bible et notamment dans le Nouveau Testament. Dans sa seconde Épitre aux Corinthiens l’Apôtre Paul affirme: «Sachez-le, celui qui sème peu récoltera peu, et celui qui sème abondamment récoltera abondamment.» (2 Corinthiens IX, 6). Et dans son Épître aux Galates il dit aussi: «Ne vous y trompez pas: L’on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un être humain aura semé, il le récoltera aussi.» (Galates VI, 7). Le Principe à la base de ces affirmation est indubitable: Les actes des êtres humains ont des répercussions. Ce qui est vrai pour le jardinage l’est aussi pour nos choix de comportement. C’est donc une Loi fondamentale aussi enseignée par la Bible.
Plusieurs passages de l’Ancien Testament enseignent également cette Loi de la Création. Dans ses Proverbes, le roi Salomon [article privé] déclare: «Celui qui sème l’injustice récoltera le malheur.» (Proverbes XXII, 8). Également dans le Livre des Proverbes il est aussi possible de lire: «Ils se nourriront du fruit de leur conduite et se rassasieront de leurs propres conseils.» (Proverbes I, 31). De même, le Prophète Osée déclare: «Vous avez semé le mal, récoltez le péché.» (Osée X,13).  Chacun de ces exemples montre que la Justice Divine se manifeste dans le fait que les récoltes sont toujours du même genre que les semailles.
Selon la Loi celui qui sème le mal récolte aussi le mal, mais n’y a-t-il aucune échappatoire? D’une façon générale, complètement échapper aux conséquences de ses actes mauvais n’est pas possible, car, bien évidemment, la Justice Divine n’admet aucune exception et aucun favoritisme. Cela n’empêche nullement qu’à la Justice puisse aussi être associé l’Amour. La Miséricorde Divine réside dans le fait que, jusqu’au bout, un rachat des fautes demeure possible et, en particulier un rachat symbolique. Tel est le Sens de la Parole dite par Dieu à Moïse: «Je ferai Grâce à qui Je veux faire Grâce, et … J’aurai Compassion de qui Je veux avoir Compassion.» rappelée par l’Apôtre Paul: «Car il dit à Moïse : Je ferai Miséricorde à qui Je fais Miséricorde, et J’aurai Compassion de qui J’ai Compassion.» (Romains IX, 15). Grâce à la Miséricorde et à la Compassion de Dieu s’exprimant dans Ses Lois, à tout moment, sous l’effet du bon vouloir, peut être mis un terme à l’obligation d’expier.

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L’Amour et la Justice sont Un

L’Amour et la Justice sont Un

L’Amour et la Justice sont Un

Dans notre article sur la pièce de monnaie nous avions déjà effectué une approche sur les rapports existants entre l’Amour et la Justice reliés par la Pureté.
Cette fois-ci nous développons le thème « L’Amour et la Justice sont Un », dans le cadre d’une rigoureuse démonstration mathématique absolument incontestable effectuée dans la vidéo ci-dessous.

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L’Insertion dans la Volonté Divine

L’Insertion dans la Volonté Divine

L’Insertion dans la Volonté Divine

La plupart des êtres humains n’ont pas compris – même d’un point de vue égo-centré – l’importance de l’Insertion dans la Volonté Divine.

Selon l’Apocalypse de Jean les Archanges vivant dans la Sphère Divine passent leur éternité à proclamer: « Saint, Saint, Saint est le Seigneur ». Aussitôt, l’intellect humain se fait une représentation de cela en {se} disant: « Cela doit être terriblement monotone! ». Mais il n’en est pas ainsi, car, à vrai-dire, les Archanges ne récitent pas cette Parole, mais ils la vivent! Ils la vivent de manière constante, sans jamais se lasser, éternellement! Et cela change tout!

L’être humain aimerait peut-être ne devoir sa vie qu’à lui-même. Mais il n’en est pas ainsi! Sans Dieu il n’existerait tout simplement pas! Il n’est qu’une créature qui a eu un commencement et qui doit son existence à un Être Supérieur qui est à la fois Pureté, Amour et Justice, et il en sera à jamais ainsi!

Dieu n’a pas besoin de Ses créatures ni même de la Création entière. Avant la Création Il était déjà, pendant la Création Il est, et si la Création cessait un jour d’exister, alors Il serait encore … pour l’Éternité! Mais Ses créatures – et, en particulier, les êtres humains – ont, quant à elles – si elles veulent subsister -, infiniment besoin de Lui! Car leur vie dépend constamment … de Sa Force!

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La Nature de la Vie

La Nature de la Vie

La Nature de la Vie

Par Jacob Beilhart

Les plus grands théologiens parlent de Dieu en tremblant. Comment serais-je capable de formuler les premiers éléments d’une théodicée? Et, au surplus, ce n’est point mon rôle. Mais je puis dire dans le langage le plus simple ce que mon expérience intérieure me dit de Dieu.
Il me semble que le Créateur est nécessairement la Perfection infinie de la Nature Paternelle et qu’Il aime à pourvoir aux besoins fondamentaux des êtres à qui Il a donné la vie. Il me semble que cette Nature Paternelle se communique à nous dès que nous chassons les désirs égoïstes et lui faisons place, car l’homme a été créé à l’Image de Dieu. Et alors nous vient un souci du bien des autres qui dépasse infiniment les désirs qu’avait naguère le vieil homme égoïste.
Vous dirais-je franchement que ce souci de ceux qui m’entourent m’éveille très tôt le matin, dès cinq heures, alors qu’il ne s’agit encore à cette heure-là que d’aller soigner les bêtes qui m’attendent? Je me trouve mieux dans le grand froid qui m’entoure à ce moment que dans le lit bien chaud. Pourquoi? Parce que je sais que, une fois soignées les bêtes qui s’éveillent si tôt, je vais pouvoir m’occuper de mes frères bien-aimés, m’occuper de vous.
Et comment douteriez-vous qu’à côté de cette Nature Paternelle qui est en Dieu et descend jusque dans mon pauvre cœur si faible, il y a une Nature-Pardon, une Nature-Miséricorde, une Nature-Rédemptrice qui pardonne et donne sans compter à l’humble qui se repent? Et surtout une Nature-Amour dont les libéralités et les patiences dépassent tout ce que l’on peut imaginer? Pourquoi y a-t-il des êtres assez fous pour se fermer par l’âpreté de leurs égoïsmes aux Réalités Souveraines, pour convoiter et poursuivre vainement les plus basses?
J’ai parcouru de mon mieux le Sentier de l’Amour et je puis affirmer qu’il est bon. Tout au long du chemin, l’Amour conduit et, lorsque l’on est sincère et droit, il n’y a pas de complication. Si nous ne laissons pas se déployer le sens personnel et que nous nous en remettons à l’Unique Volonté, nous trouverons la Paix, même dans les pires épreuves. Alors se résolvent les problèmes de la vie actuelle et de la destinée. Chacun d’entre nous devient l’ami de tout ce qui existe.

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L’abrègement de la vie terrestre

L’abrègement de la vie terrestre

L’abrègement de la vie terrestre

Ceux qui ont lu ou vu « Nosso Lar » [« Notre Demeure »] du médium brésilien Chico Xavier se souviennent peut-être de la scène où le héros – le médecin sur Terre André Luiz –  se retrouve dans l’Au-delà et est violemment critiqué et discriminé par son entourage parce qu’il est considéré comme un « suicidé ». Pourtant – si l’on considère son histoire terrestre (son incarnation immédiatement précédente) – l’on peut voir qu’il ne s’est nullement infligé lui-même, de façon pro-active, une mort violente. Mais il apparaît alors que – bien que médecin – il a négligé les besoins de son corps et cela a suffi pour qu’il soit considéré comme un suicidé. Cela ne donne-t-il pas à réfléchir?

Il y a certainement un bon moment pour mourir, c’est lorsque – comme il est dit dans la Bible au sujet, par exemple, de Abraham, il est « rassasié d’années ». Dans l’idéal cela ne devrait jamais être à cause d’une déficience du corps mais à cause de la nostalgie de l’esprit à s’élever vers la Lumière et vers sa Patrie spirituelle, le Paradis. Hélas, une telle mort bienheureuse, de nos jours, est devenue très exceptionnelle. Dans plus de 99% des cas – en dehors des morts accidentelles, les gens décèdent parce que – devenu de plus en plus déficient – leur corps « n’en peut plus ».

Plus précisément, il n’émet plus une radiation suffisante pour permettre à l’âme, par attraction magnétique, de rester à l’intérieur de lui. Il n’y eut, en effet, entre le corps et l’âme, jamais de fusion mais seulement une jonction temporaire due à l’attraction mutuelle de leurs irradiations respectives. La force – ou l’intensité – de cette attraction varie en fonction de différentes circonstances. Par exemple, elle est plus grande pendant la première moitié de la vie (processus d’incarnation croissante) que pendant la seconde (processus d’excarnation progressive). De même elle est plus grande le jour que la nuit, où un relâchement se produit naturellement dans la jonction. A ce sujet, il est bien connu que « Le sommeil est le petit frère de la mort. ». C’est ainsi qu’il est aussi possible de dire que, d’une certaine manière, « l’on se réincarne tous les matins »!

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La Parabole du Bon Samaritain selon Edmond Rostand

La Parabole du Bon Samaritain selon Edmond Rostand

La Parabole du Bon Samaritain selon Edmond Rostand

« PIERRE
Que nous demandes-Tu, Rabbi?
JÉSUS
D’être parfaits.
On se sent allégé quand on porte mon faix.
Portez-le. Chérissez le prochain.
PIERRE
Ce qu’on nomme
Le prochain, est-ce donc un vil païen?
JÉSUS
Un homme,
Qui de Jérusalem allait à Jéricho,
Rencontra des voleurs. On le frappe, on le blesse,
Ses cris demeurent sans écho,
Et, le croyant mort, on le laisse.
Il n’est plus qu’une plaie, il gît;
Le sang fuit de son corps comme le vin d’une outre.
Passe un prêtre. Il voit là ce corps, ce sol rougi.
II passe outre.
Passe un lévite. Il voit cet œil où meurt le jour.
II passe outre, à son tour.
Passe un Samaritain. Il voit la pauvre tête
II s’arrête. »

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