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Qui es-Tu?

Qui es-Tu?

Qui es-Tu?

Es-Tu donc une femme, ou bien es-Tu un Ange?
Vers Toi mon être crie du fin fond de sa fange,
Es-Tu une Clarté ou une Apparition?
Ou du Ciel sur la Terre la Manifestation?

Partout où Tu T’en vas, mon regard Te poursuit,
Et lorsque je Te vois je ne sais qui je suis,
Suis-je une ombre après Toi, l’iris de Ta pupille?
Ou un garçon courant sur les pas d’une fille?

L’air que Tu expires, je veux, moi, l’aspirer,
Le sol que Tu foules, je veux le vénérer,
Tout ce qui vient de Toi est pour moi admirable,
Tout ce qui Te touche m’est Potion délectable.

Le Lieu où Tu Te tiens est pour moi sanctifié,
De tout ce que Tu es je veux me glorifier.
Dans Tes pas aériens je veux me mettre en marche,
L’espace de Tes bras est pour moi comme une Arche!

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Appel à la féminité – Par Nicole Weisskopf

Appel à la féminité – Par Nicole Weisskopf

Appel à la féminité

Femme-fleur, née dans un jardin,
Eve, souviens-toi d’où tu viens!
Revêts ta parure d’antan
Et couvre-toi d’un voile blanc.

Femme-feu, brûle tes déchets,
Reconnais ce qui est mauvais
Et consume sans hésiter
Ce qui risque de t’étouffer.

Femme-fée, d’un coup de baguette,
Rends-toi de nouveau propre et nette.
Ton pur vouloir est l’instrument
Qui agit instantanément.

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Hautes lisses – Par Nicole Weisskopf

Hautes lisses – Par Nicole Weisskopf

Hautes lisses

Sur le mur d’un musée, une tapisserie
Encor bien conservée mais aux teintes pâlies,
Représente une image des temps moyenâgeux
Qui, grâce à ce tissage, prennent vie sous nos yeux.

Combien étaient habiles les maîtres-artisans
Qui jouaient de leurs fils comme d’un instrument
Sur les cadres de bois devenus des métiers
Où s’affairaient leurs doigts avec dextérité.

Des matériaux divers sont tissés en montant,
A l’endroit, à l’envers, régulièrement.
Chaque fil suit son cours, du début à la fin,
Créant sur son parcours une part du dessin.

L’espace se remplit, le tissage prend corps,
Le tableau se construit par bribes de décor.
Vont ensuite émerger de nobles personnages,
Des chevaux harnachés, des dames et des pages.

Quel art et quels talents sont ici révélés,

Et, inlassablement, que d’efforts conjugués !

Quelle diversité dans toutes les couleurs

Qui devront suggérer la vie et la chaleur.

Commandés par des rois qui donnaient le motif,

Ces ornements de choix sont représentatifs

Du vivant paysage entourant l’être humain

Et du subtil tissage des fils de son destin.

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A travers les saisons – Par Nicole Weisskopf

A travers les saisons – Par Nicole Weisskopf

A travers les saisons

Printemps – Oiseau

Je ne suis sur la Terre qu’un hôte passager.
Si, dans mon corps de chair, j’ai peine à avancer,
C’est qu’en tenue d’hiver, les pas sont malaisés.

Le ciel morose et gris m’incite à la torpeur
Et, dans mes lourds habits, je marche avec lenteur,
Car le froid m’engourdit et me serre le cœur.

Ai-je donc oublié, dans ce triste décor,
Mon feu qui, négligé, couve tout juste encore,
A moitié asphyxié et bien près de la mort?

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La mission de la femme – Par Nicole Weisskopf

La mission de la femme – Par Nicole Weisskopf

La mission de la femme

Fine fleur de la Création,
Ta légère constitution
Te montre quelle est ta mission.

Quand tu abordes à ce rivage,
Tu n’apportes dans tes bagages
Qu’un souple manteau de voyage.

Pas de robuste vêtement,
Pas de tenue de combattant,
Rien qui soit lourd et encombrant.

C’est l’homme qui est équipé
Pour affronter tous les dangers,
Pour se battre et te protéger.

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Si… – Par Rudyard Kipling

Si… – Par Rudyard Kipling

Si…

Si Tu peux voir détruit l’ouvrage de Ta vie
Et sans dire un seul mot Te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;

Si Tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si Tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, Te sentant haï, sans haïr à Ton tour
Pourtant lutter et Te défendre;

Si Tu peux supporter d’entendre Tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots;
Et d’entendre mentir sur Toi leurs bouches folles
Sans mentir Toi-même d’un mot (…).

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Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent – Par Victor Hugo

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent – Par Victor Hugo

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le Prophète saint prosterné devant l’Arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.

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Paroles d’un conservateur à propos d’un perturbateur

Paroles d’un conservateur à propos d’un perturbateur

Paroles d’un conservateur à propos d’un perturbateur

Était-ce un rêve? Étais-je éveillé? Jugez-en.
Un homme, – était-il grec, juif, chinois, turc, persan?
Un membre du parti de l’ordre, véridique
Et grave, me disait: – Cette mort juridique
Frappant ce charlatan, anarchiste éhonté,
Est juste. Il faut que l’ordre et que l’autorité
Se défendent. Comment souffrir qu’on les discute?
D’ailleurs les lois sont là pour qu’on les exécute.
Il est des vérités éternelles qu’il faut
Faire prévaloir, fût-ce au prix de l’échafaud.
Ce novateur prêchait une philosophie:
Amour, progrès, mots creux, et dont je me défie.
Il raillait notre culte antique et vénéré.
Cet homme était de ceux qui n’ont rien de sacré,
Il ne respectait rien de tout ce qu’on respecte.
Pour leur inoculer sa doctrine suspecte,
Il allait ramassant dans les plus méchants lieux
Des bouviers, des pêcheurs, des drôles bilieux,
D’immondes va-nu-pieds n’ayant ni sou ni maille;
Il faisait son cénacle avec cette canaille.

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Le doigt de la Femme – Par Victor Hugo

Le doigt de la Femme – Par Victor Hugo

Le doigt de la Femme

Dieu prit sa plus molle argile
Et son plus pur kaolin,
Et fit un bijou fragile,
Mystérieux et câlin.

Il fit le doigt de la femme,
Chef-d’œuvre auguste et charmant,
Ce doigt fait pour toucher l’âme
Et montrer le firmament.

Il mit dans ce doigt le reste
De la lueur qu’il venait
D’employer au front céleste
De l’heure où l’aurore naît.

Il y mit l’ombre du voile,
Le tremblement du berceau,
Quelque chose de l’étoile,
Quelque chose de l’oiseau.

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